Le Mans

Tiago Monteiro : "Le Mans a toujours été mon but ultime."

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Eclectique ! Tel est l’adjectif qui qualifie le mieux la carrière de Tiago Monteiro. Naviguant entre la monoplace, l’endurance et le super-tourisme, le plus francophone des pilotes portugais fait son retour au Mans après huit ans d’absence. Avec le Team ORECA, il disputera la course mancelle pour la première fois au volant d’un prototype.

 

Tiago, comment la séance d’essais de mercredi s’est-elle passée ?

« Les conditions météo ne nous ont pas aidés, mais tout le monde est logé à la même enseigne. Finalement, avec une telle entrée en matière, j’ai été tout de suite dans le bain et ce n’est pas plus mal. Le plus difficile a été de gérer le trafic car quand l’obscurité est tombée, tous les pilotes roulaient pour effectuer leurs trois tours de nuit obligatoires. J’ai dû m’habituer à piloter de nuit, avec le trafic et en plus, la piste était très glissante. Pour une première, ce n’était pas simple ! »

 

Tu parles de première, mais ce n’est pas ta première participation aux 24 Heures du Mans ?

« Non, effectivement. Je suis venu en 1999 avec la Chrysler Viper de l’écurie du Paul Belmondo Racing et en 2001, avec la même voiture, mais cette fois dans l’écurie de Larbre Compétition. J’ai commencé la compétition automobile assez tard, en 1997, par contre, j’ai débuté très tôt en endurance car Le Mans a toujours été mon but ultime, bien avant la Formule 1. Pour moi, c’est un rêve d’enfant. C’est pour cette raison que je suis venu dans la Sarthe dès que j’ai pu. »

 

Pourtant, tu es resté absent pendant quelques années…

« Malheureusement, mes autres programmes ne m’ont jamais permis de disputer l’épreuve. Quand j’étais en Champ Car, les dates ne concordaient pas et quand je suis arrivé en Formule 1, je n’avais pas le droit de faire d’autres courses. Néanmoins, j’avais vraiment envie de revenir et je suis ravi d’être de retour avec une écurie que je connais bien. »

 

En revanche, c’est une grande première en LMP1 ?

« Avant mes essais avec Oreca au HTTT, je n’avais jamais pris le volant d’un prototype. Oreca a testé plusieurs pilotes et j’ai sans doute donné satisfaction puisque Hugues de Chaunac m’a rappelé pour me proposer le baquet. Je peux toutefois compenser en partie mon manque d’expérience en prototype par plusieurs années de pratique de la monoplace. En effet, je retrouve des sensations que j’ai déjà ressenties même si le poids est différent. »

 

Est-ce difficile de passer d’une voiture de WTCC à un LMP1 ?

« Pas vraiment du fait de mon expérience en monoplace. La puissance, la vitesse et le freinage sont très impressionnants malgré le poids de ces autos et j’ai pris beaucoup de plaisir au volant. J’ai pu aussi constater les progrès entre la voiture 2008 et la voiture 2009 avec la nouvelle aéro, qui est beaucoup plus efficace et nous a fait gagner quelques secondes au tour. »

 

Connaissais-tu tes coéquipiers auparavant ?

« En fait, Soheil Ayari était une de mes idoles ! Quand je suis arrivé en F3, Soheil en partait avec une certaine aura, alors pour moi, c’est un grand honneur de faire équipe avec lui. Quant à Stéphane (Ortelli), je ne le connaissais pas, mais le courant est immédiatement passé entre nous. Je pense qu’Hugues de Chaunac a réuni un bon équipage qui travaille dans une bonne ambiance. Ce que j’apprécie par-dessus tout en endurance, c’est l’esprit d’équipe, qui est absolument nécessaire. »

 

As-tu un avenir à court terme en endurance ?

« Il est possible que je dispute les 1000 Km de l’Algarve avec Oreca. En fait, mon objectif est double : je souhaite d’abord rouler dans une voiture qui me permet de viser la victoire et ensuite, pouvoir vivre de mon métier de pilote. Il faut toujours se remettre en question car il y a beaucoup de monde sur le marché, mais je pense que l’endurance correspond bien à mon style de pilotage. »

 

Olivier Panis nous ayant rejoints entre-temps, nous n’avons pu résister à la tentation de lui demander comment s’est déroulée la séance d’essais du mercredi pour lui dans quel état d’esprit l’écurie est arrivée au Mans.

« Nous n’avons pas pu réaliser tout notre programme du fait de la météo. La priorité était de faire rouler tous les pilotes donc il s’agissait autant d’une séance de roulage que d’une séance de travail. L’écurie a bien travaillé sur la fiabilité car des petits soucis techniques ont émaillé la saison dernière, mais aussi sur la nouvelle aéro qui nous permet d’être plus rapides sur un tour. L’équipe est arrivée en forme et bien préparée et notre but est avant tout de voir les deux voitures à l’arrivée. »

 

Propos recueillis par Cécile Bonardel

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