Pour sa 11ème participation et deux victoires en LMP2 (2005/2006), Thomas Erdos fait de nouveau confiance au team RML. Depuis 2004, Tommy fait cause commune avec Mike Newton, preuve d’une belle fidélité. Cette année, les deux compères se partagent le baquet de la Lola-Mazda Coupé, en compagnie de Chris Dyson. Avant les débuts des essais qualificatifs, le Brésilien revient avec nous sur sa fidélité avec Mike Newton, sa passion du Mans, mais aussi de sa découverte de la Lola-Mazda Coupé.
Erin Sweeney : Mike (Newton) et toi êtes équipiers depuis maintenant pas mal de saisons au sein du Ray Mallock Limited. Cette relation s’est transformée en amitié avec le temps ?
Tommy Erdos : « Le week-end des 1000 km de Spa, Mike et moi avons atteint le record du plus long partenariat en Le Mans Series, ayant disputé chaque course ensemble depuis que les débuts du championnat. C’est incroyable de penser que nous faisons partie de la même équipe depuis six ans maintenant. Je suis gratifié et très content de travailler avec Mike Newton et RML ».
Tes débuts en Le Mans Series remontent donc au tout début de la série ?
« En 2003, Mike et moi participions au championnat FIA GT avec une Saleen et nous nous sommes engagés des le début des Le Mans Endurance Series, c’est à dire les 1000km du Mans en octobre 2003. L’auto était une MG-Lola sous la direction de RML. La saison suivante, nous sommes retournés participer dans la série Le Mans et nous y participons toujours. Une belle longévité ! ».
Est-ce un gros changement pour toi de piloter cette saison un prototype fermé ?
“Précédemment j’ai piloté des GT, notamment la Saleen S7-R en 2003, et heureusement je ne suis pas claustrophobe ! On ne sent pas le vent dans ce genre d’autos, alors on n’a pas l’impression d’aller aussi vite. Je dois admettre que je préfère un prototype ouvert car on se sent plus proche de la voiture, bien que l’aérodynamique soit plus efficace sur la Lola-Mazda ».
Est-ce que Mazda apporte un soutien particulier dans le programme? Le moteur est-il comparable à celui de la MG ?
« Nous avons de bonnes relations avec Mazda et nous avons signé un contrat de deux ans. Ils fournissent les moteurs à AER, et financent le développement. Cependant, il n’y a pas de lien direct avec l’usine. Côté performance, la Lola-Mazda est plus puissante que la MG-Lola des années passées. Cependant les deux moteurs ont des caractéristiques communes ».
Qu’est devenue la MG-Lola ex-RML ?
“(Rires) Mike Newton a du mal à dire au revoir a ses voitures, alors je crois qu’elle est dans l’un de ses garages ».
D’un coté plus personnel sur Les 24 Heures du Mans, quel est ton moment préféré de la semaine ?
« Le podium ! (rires). Être en haut du podium, c’est là où chaque équipe veut se tenir. C’est le résultat parfait et j’espère que dimanche, nous serons sur la plus haute marche du podium. L’équipe a vraiment bien travaillé, et ça serait un plaisir de gagner pour la troisième fois. J’aime aussi passer la ligne d’arrivée car c’est un sentiment d’accomplissement. Je dirais que ce n’est pas vraiment une course entre équipes, mais une course contre la montre. Il faut être à l’arrivée… Le temps s’écoule lentement et tout peut se passer”.
L’objectif est donc clairement la victoire ?
« Bien sûr ! Nous sommes très optimistes, surtout après les essais que nous avons réalisé avant de venir au Mans. Tout s’est très bien passé. Ce serait vraiment un bel exploit si nous arrivions à gagner car nous n’avons pas terminé les deux premières manches Le Mans Series de l’année ».
Quels seront vos principaux adversaires ?
« Je pense que tous les équipes LMP2 ont bien travaillé cette saison, ce qui fait qu’elles sont toutes des adversaires potentiels ».
Selon toi, le niveau de la catégorie est encore plus relevé que les années précédentes ?
« Oui, sans aucun doute ! Et pas seulement en LMP2. C’est le cas dans les quatre catégories ».
Quelle est ta partie préférée du circuit?
« Sans aucun doute Indianapolis ! Ça doit être l’un des virages les plus rapides du monde. C’est extrêmement dur, car on arrive à 300 km/h et il faut bien freiner pour le virage à gauche, avant de reprendre l’accélérateur ».
Qu’envisages-tu pour le futur? Continuer en prototype ou faire ton retour en GT ?
« J’espère que je serais encore avec RML. Cela fait un bon moment que nous sommes ensemble. Pour moi, faire partie du team RML, c’est comme si j’étais en famille. J’aimerais retourner piloter des GT même si personnellement il n’y a rien de mieux que les prototype. Mon regret est de ne pas avoir piloté en Formule 1 ».
Propos recueillis par Erin Sweeney