Blancpain Endurance Series

Peter Kox satisfait de sa saison 2012 et confiant pour 2013.

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Si la majorité des équipages roulant en Blancpain Endurance Series font équipe à trois, le Blancpain-Reiter va à contre courant avec un tandem de pilotes dans le baquet de la Lamborghini Gallardo. Peter Kox et Marc Hayek font cause commune en Pro-Am Cup. L’équipage de la #24 s’est montré à son avantage tout au long de la saison 2012, ce que ne dément pas Peter Kox : « Je pense que nous avions des ambitions réalistes pour rafler le titre. Marc a encore progressé et s’est montré très compétitif. Malheureusement, il n’était pas là à Monza pour la première course, mais dès le deuxième meeting de Silverstone, nous avons remporté la classe avec une belle quatrième place au général. Nous étions aussi dans le rythme au Paul Ricard. A Spa, Jos Menten et Albert von Thurn und Taxis sont venus nous rejoindre et la voiture a bien fonctionné. Toutefois, je n’ai pas le sentiment que nous avons pu obtenir le meilleur de nous-mêmes car nous aurions pu à coup sûr terminer encore plus haut dans le classement. Après six heures de course où nous étions en tête de notre classe, Hans Reiter a mis en place une stratégie fantastique notamment lors des neutralisations. Nous serons encore mieux en 2013 où nous allons rouler avec un nouveau manufacturier pneumatique, ce qui donnera une perspective différente. »

 

La saison 2012 s’est malheureusement arrêtée au Nürburgring pour Marc Hayek avec une grosse sortie de piste : « Nous étions dans une position décente lorsque Marc a eu un gros accident après l’épingle. Les conditions étaient très glissantes et ce genre de sortie peut arriver à chacun d’entre nous. Pour la dernière course de Navarra, Marc est tombé malade, mais j’étais déjà à Lisbonne. J’ai fait quelques tests et Hans a décidé d’aligner l’auto en Pro (Menten/Rosina). Selon Hans, notre résultat aurait dû être une deuxième place derrière la McLaren/Hexis. Pour moi, c’est l’une des meilleures séance d’essais qualificatives que j’ai connu en 2012 et j’ai été entouré par trois McLaren à l’avant de la grille. Durant la course, nous sommes redescendus dans la hiérarchie. J’ai eu un relais très court suite à une neutralisation en raison des mauvaises conditions météorologiques. »

 

« La force de la Lamborghini Gallardo/Blancpain-Reiter est d’avoir montré qu’elle était compétitive, qu’elle pouvait marquer des points à chaque fois et qu’elle a fait preuve d’une belle fiabilité. Personnellement, je trouve étrange de ne pas voir davantage d’équipes aligner cette auto dans plus de championnats. »

 

Le Néerlandais se réjouit de rouler dans le championnat Blancpain : « J’aime vraiment la Blancpain Endurance Series. C’est une compétition fantastique et je suis ravi d’en faire partie. D’un côté, c’est assez différent de partager son baquet avec un pilote non professionnel, et de l’autre ça ne l’est pas tant que ça. Il faut être réaliste quant aux résultats, mais globalement je ne peux pas me plaindre. Je fais toujours le maximum pour tirer le meilleur possible. A la fin vous partagez une voiture, ce qui fait que nous ne pouvez être responsable que de la partie pour laquelle vous êtes au volant. Cependant, on peut transmettre son expérience et aider toute l’équipe. C’est quelque chose que j’aime faire. »

 

Peter Kox est lucide sur la Balance de Performance mise en place : « Il est de toute façon impossible de faire une bonne Balance de Performance pour tout le monde. Mais la façon dont elle a été gérée en Blancpain Endurance Series a été bonne. Dans les autres championnats, nous avons perdu parce que la voiture n’était pas correctement équilibrée. Je n’ai pas de choses négatives à dire sur cette BOP car elle a été bien contrôlée par les organisateurs. Bien sûr, il y a des voitures qui sont mieux adaptées à certains circuits. Ce sera toujours comme ça. L’essentiel est d’avoir débuté avec la configuration de l’année précédente et d’avoir apporté quelques ajustements. »

 

On devrait retrouver Peter Kox cette saison en Blancpain Endurance Series, à nouveau sur une Lamborghini Gallardo/Blancpain-Reiter en compagnie de Marc Hayek. Le duo roulera en gommes Pirelli, comme c’était le cas l’an passé en World GT1 : « Les équipes roulant en Championnat du Monde GT1 ont déjà l’expérience des pneus Pirelli. Ils ont bien progressé par rapport aux deux dernières années en termes d’évolution, de performance et de qualité. J’ai hâte de rouler parce que pour nous, les pneus doivent convenir à la voiture. Je pense que ce sera globalement le cas pour la plupart des autos. C’est un pneu relativement facile à utiliser car il est bien construit. C’est toujours bon d’avoir un partenaire comme Pirelli, qui a un gros héritage en sport auto, et qui est aussi enthousiaste de venir en Blancpain Endurance Series. »

 

Laurent Mercier

 

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