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Présent et avenir des 12H d’Abu Dhabi avec Andrea Ficarelli.

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Si le nom d’Andrea Ficarelli n’est pas encore très connu en Endurance, il en est tout autre dans le monde de la Formule 1 où l’Italien a officié durant plusieurs années. On l’a vu chez Benetton en tant que Public Relations Manager avant de rejoindre Toyota Motorsport avec le poste de PR & Corporate Communications Manager. Il quitte la F1 début 2007 pour Stratagems Consultants et devient en mai 2011 le directeur de Driving Force Events Limited. C’est à ce titre qu’il est promoteur des 12 Heures d’Abu Dhabi sur le Yas Marina Circuit. La première édition a eu lieu en janvier dernier, celle-ci réunissant peu d’engagés. Il est maintenant prévu que les 12 Heures d’Abu Dhabi se tiennent en décembre, un mois bien plus propice selon le promoteur. Pour ce deuxième événement, pas moins de 14 GT3 de premier plan sont de la partie avec des teams tels que AF Corse, Kessel Racing, Team ASM, Autorlando, Black Falcon ou MRS Molitor. La liste des pilotes au départ est aussi prestigieuse. Jugez plutôt : Bruni, Vilander, Sarrazin, Minassian, Kaffer, Parente, Bell, Beche, Peter, Bleekemolen, etc… Andrea Ficarelli se veut confiant sur l’avenir des 12 Heures d’Abu Dhabi, sachant que moins d’un mois plus tard va avoir lieu les 24 Heures de Dubai à une heure de route de Yas Marina.

 

Laurent Mercier : Andrea, quel est votre état d’esprit avant le coup d’envoi de cette deuxième édition des 12 Heures d’Abu Dhabi ?

Andrea Ficarelli : « Pour nous, l’épreuve de janvier était une découverte car c’était les débuts des 12 Heures d’Abu Dhabi. Il a fallu séduire les équipes sachant que la date choisie était quelques semaines après les 24 Heures de Dubai. C’était assez compliqué pour les teams de rester dans les Emirats pour une seconde course d’endurance dans la foulée de Dubai. Nous savons que le format de 12 heures est bon, et le mois de décembre est bien plus approprié à l’épreuve. On peut dire que la première vraie édition des 12 Heures d’Abu Dhabi débutera demain. »

 

Comment se passe les relations avec le circuit ?

« Il y a une bonne coopération avec le Yas Marina Circuit. C’est une chance pour nous d’être ici. Le cadre est magnifique et les gens très accueillants. Tout le monde se plaît à Abu Dhabi. Je pense pas que beaucoup de promoteurs peuvent avoir autant d’avantages. »

 

Êtes-vous satisfaits de la liste des engagés ?

« Disons que c’est la politique du verre à moitié vide et à moitié plein. Pour nous c’est plutôt à moitié vide car nous espérions plus d’autos. Cependant, le niveau en GT3 est très relevé car les équipes et les pilotes sont de tout premier plan. Nous sommes globalement satisfaits de la liste des engagés et c’est une bonne base pour le futur. Ce sera un événement solide. Il n’y a pas beaucoup de GT4 du fait que les championnats réservés à ces autos sont de plus en plus rares. Il y a tout de même trois Aston Martin dont celle du Barwell qui roule avec une Vantage GT4 Spec-2013. »

 

Le fait que la Porsche Carrera Cup tienne meeting ce même week-end à Dubai est un problème ?

« Il est vrai que la Porsche GT3 Middle East roule actuellement à Dubai, ce qui a pu nous ôter quelques concurrents et surtout des pilotes locaux. Il n’était pas possible pour eux de changer la date. Walter Lechner est le promoteur du championnat et il se devait de faire deux meetings rapprochés aux Emirats Arabes Unis afin de contenir les coûts. C’est dommage pour les pilotes mais dans le futur, il ne devrait plus y avoir de conflit. »


En CN, seul Avelon présent. C’est une déception ?

« Il était prévu d’avoir bien plus d’engagés. Nous avons eu jusqu’à huit voire dix autos en CN. Certaines équipes ont vite disparu alors qu’elles devaient être ici. On ne peut que le regretter et féliciter Avelon Formula qui relève le défi de venir se frotter aux GT. »


Est-il possible de voir un championnat comprenant des courses de 12 heures à l’avenir ?

« Pour être totalement franc, ce n’est pas dans les objectifs. Je pense qu’il y a déjà trop de championnats par rapport au marché actuel. Chaque série d’endurance tourne autour d’une épreuve d’exception. Le FIA WEC a Le Mans et la Blancpain Endurance Series a les 24 Heures de Spa. Le Motorsport tourne beaucoup autour d’une classique annuelle. »


Compte tenu de la proximité avec les 24 Heures de Dubai, peux-t-on voir un rapprochement avec Creventic ?

« Au début, nous souhaitions une collaboration, notamment pour partager la logistique. Ils n’ont pas donné suite… Il n’y a pas de rivalité entre nous. Des équipes ont fait le choix de rouler avec nous et de ne pas aller à Dubai. C’est le cas du Kessel Racing. A contrario, d’autres font les deux : AF Corse, MRS Molitor, Gulf Racing Middle East, Barwell Motorsport. Vu les pilotes qui roulent ici à Abu Dhabi, il est clair que les équipes se donnent les moyens de gagner. »

 

Pourquoi ne pas faire le choix de faire une course de 24 heures ?

« C’est trop long et pour le marché, cela ne ferait qu’une de plus. Il n’y aurait aucune visibilité. Nous souhaitons garder à tout prix les 12 Heures séparées en deux. Il faut garder un maximum de temps le public ainsi que les partenaires, et on ne peut pas le faire avec une course trop longue. Après le repas, les spectateurs pourront venir dans la voie des stands afin d’approcher les autos entre les deux courses. Ils peuvent voir l’arrivée de la première, déambuler dans les stands et voir le départ de la seconde. L’objectif est de faire venir le maximum de spectateurs. Les 12 Heures d’Abu Dhabi ont leur place sur l’échiquier des courses GT. »

 

Le public local est friand de sport automobile ?

« Ici, la Formule 1 connaît un grand succès. Il y a aussi les courses de dragsters qui fonctionnent très bien. Le bruit est quelque chose qui passionne les gens. Le circuit est doté de monoplaces et de GT et le pilotage en Aston Martin a autant voire plus de succès que la monoplace. J’étais impliqué dans le programme Speedcar à Dubai et ça c’était quelque chose. Il y avait du bruit, des pilotes de renom, des courses animées et des spectateurs. Le concept était bon. »

 

Pourrait-t-on voir des LMP2 à l’avenir au départ des 12 Heures d’Abu Dhabi ?

« Ce n’est pas dans notre philosophie Si l’on prend l’exemple des 24 Heures de Dubai, il doit y avoir environ 45 secondes au tour entre la catégorie la plus vite et la moins rapide. Nous voulons une grille qui se tienne au niveau des chronos. L’écart entre les LMP2 et les GT4 serait bien trop important. En termes d’organisation, avoir un plateau de 48 serait le maximum que nous accepterions. »

 

Propos recueillis par Laurent Mercier

 

 

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