Le Mans

Richard Lietz : « Un peu plus nerveux… »

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Richard Lietz va participer aux 24 Heures du Mans pour la troisième fois et il est peu dire que ses deux premières apparitions ont été très contrastées. En 2007, pour ses débuts, l’Autrichien s’était imposé en GT2 avec IMSA Performance-Matmut. En 2008, il n’avait pas pris le volant en course, la Porsche de l’équipe rouennaise abandonnant de manière précoce. Désormais chez Felbermayr-Proton, avec Marc Lieb et Wolf Henzler, il est bien décidé à retrouver le podium de la catégorie…

 

Richard, avant toute chose, quelles sont les nouvelles de votre appel déposé après les 1000km de Spa (la Porsche n°77 avait été déclassée après sa victoire) ?

« Nous avons appris la décision récemment : l’appel a été accepté et notre voiture est finalement classée. Nous récupérons donc la victoire que nous avions décroché sur la piste. »

 

L’équipe, Marc Lieb et toi devez être heureux de cette décision…

« Oui c’est clair. A Spa, nous avions fait notre travail. La crevaison nous a coûté un tour et nous avons dû attaquer fort pour revenir sur la tête de la course pour finalement nous imposer après un gros duel. Je crois que c’était fantastique pour tout le monde, y compris pour les fans. Et puis on nous dit qu’on nous disqualifie… Mais heureusement, les commissaires ont compris que la crevaison et les dégâts qu’elle a provoqué ne nous avaient pas avantagé ! »

 

Deux victoires et une pole en deux courses, le début de saison est plutôt bon !

« Effectivement et on s’en satisfait d’autant plus après cette décision. Repartir avec zéro point de Spa, cela nous aurait sérieusement compliqué la tâche pour le titre. Ça aurait été un désastre ! Je suis heureux pour le team, qui depuis le lancement du championnat a fait des superbes prestations. Avec Marc, ça se passe vraiment très bien : il est super rapide et c’est un gars bien. Nous sommes plus que deux coéquipiers, deux amis en fait. »

 

Place au Mans désormais, où ta voiture, la n°77, fait figure de favorite avec trois pilotes officiels…

« C’est sûr que nous faisons partie des favoris, mais lorsque j’ai gagné en 2007, nous étions deux pilotes Usines. Il ne faut pas sous-estimer IMSA Performance, avec Patrick Long, Patrick Pilet et Raymond Narac, qui ne peut pas être considéré comme un gentleman-driver. Les pilotes Ferrari sont également très bons donc il va y avoir une grande bagarre. »

 

Comment abordes-tu cette épreuve ?

« Le Mans, c’est toujours étrange. Avant les premiers essais, je suis toujours un peu plus nerveux. Il y a une pression particulière ici. Mais nous avons un team qui a fait de l’excellent travail depuis le début de la saison et une voiture fantastique. Donc nous allons faire au mieux pour décrocher un podium. »

 

Quelle sera la clé ?

« Rester en dehors des embûches. Au Mans, il faut passer le moins de temps possible dans les stands : faire le plein, changer les pneus et Go ! En parallèle, il faut être rapide. Comme aux 24 Heures du Nürburgring, nous devrons rester à fond tout le temps ! »

 

Après 2008, y-a-t-il un goût de revanche ?

« Je ne sais pas si c’est le mot. Ce qui est clair, c’est qu’on se bat tous lesnd week-end avec Ferrari et qu’ils ont fait le triplé ici l’an dernier. Nous, comme à chaque course, nous voulons les battre ! »

 

Précédemment, tu parlais de « voiture fantastique » en évoquant la RSR. Peux-tu comparer le modèle 2009 avec celui de 2008 ?

« Par rapport à l’an dernier, nous avons le Flat 6 4,0l, que nous avions eu lors de la suite de la saison. La grande différence, c’est la climatisation. C’est plus facile… plus froid ! Nous n’avons pas besoin de la combinaison réfrigérée, de la bouteille pour boire ou du casque ventilé. Bref, c’est plus simple. Hormis cela, il s’agit de plusieurs petites choses qui ont amélioré le comportement de l’auto. Il n’y a pas un point en particulier, c’est un tout. »

 

Une dernière question pour conclure : il y a quinze jours, tu as participé aux 24 Heures du Nürburgring. Quel sentiment te laisses ta troisième place ?

« Sur le coup, j’étais déçu car avant notre problème de cardan, nous étions deuxième. Mais une minute plus tard, je me suis dit : il y a 160 voitures derrière nous ! Vraiment, je suis heureux d’être monté sur le podium dès ma première participation. J’ai beaucoup appris, notamment aux côtés de Manu Collard. J’ai apprécié la Nordschleife. D’ailleurs, je vais faire deux courses de VLN avec Manthey. C’est une chance de se voir offrir l’opportunité de rouler avec un team qui s’est si souvent imposé sur cette piste. J’espère revenir l’an prochain… pour gagner ! »

 

Propos recueillis par Anthony Megevand

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