Bernd Scheider fait partie des pilotes de pointe ce week-end à Baku pour le City Challenge. Le quintuple champion DTM évolue sur l’une des deux Mercedes SLS AMG GT3/HEICO Motorsport aux côtés de Sergey Afanasiev. Deuxième du warm up matinal derrière la McLaren/Hexis Racing de Mako/Dusseldorp, le tandem Schneider/Afanasiev s’élancera de la troisième ligne de départ de la course dominicale, longue de 60 minutes. A l’heure où le GT est en pleine révolution, un entretien avec le pilote emblématique Mercedes s’est imposé…
Laurent Mercier : Bernd, comment se passe ce City Challenge ?
Bernd Schneider : « C’est un bon week-end et j’apprécie vraiment cet événement. Nous sommes un peu frustrés par le résultat en qualification, mais dans l’ensemble, cela aurait pu être pire car le tracé n’est pas taillé pour les Mercedes. Nous partirons de la sixième ligne, ce qui en soit n’est pas la position idéale sur un tracé urbain où il est compliqué de dépasser. Les possibilités sont rares et les murs sont proches. Il faut donc être opportuniste au bon moment. Cependant, l’auto se comporte malgré un gabarit peu avantageux sur ce genre de piste. Les virages sont lents et le poids de la SLS AMG n’est guère un avantage. Le warm up s’est bien passé avec le deuxième temps, ce qui nous permet de penser que la course sera bonne. Renaud, notre ingénieur, fait un super travail et nous sommes confiants. Sergey a eu un contact avec une Ferrari lors de la manche d’hier avec une 15ème place finale sachant que pour ma part j’ai terminé à la 5ème place. Au cumul des deux, cela donne la 6ème place sur la grille. »
Ce tracé urbain rappelle un peu le Norisring ?
« (rires). J’aime beaucoup les tracés en ville, mais ici le challenge est différent. Le circuit est plus étroit et plus court. Au Norisring, c’est plus facile sur le plan des dépassements avec une ligne droite plus longue et plus large. Les organisateurs du City Challenge font les choses bien et je suis ravi d’être ici. Tout est bien planifié et je pense que la série est promise à un bel avenir, même s’il reste à trouver les circuits pour organiser les meetings. On a pu voir hier qu’en cas de touchette, les autos subissaient beaucoup de dégâts. »
La prochaine étape est Dubai avec un retour aux 24 Heures ?
« Oui il est prévu que je roule avec Black Falcon en compagnie de Jeroen Bleekemolen, Sean Edwards et un pilote local. L’objectif sera la victoire absolue avec la SLS. Je pense que la combinaison de pilotes va nous permettre de bien figurer. Avant cela, je serai en Australie à Sydney pour la dernière manche du championnat GT australien. L’objectif sera d’aider Peter Hackett qui joue le titre sur une Mercedes. »
La Mercedes SLS AMG GT3 n’a plus rien à prouver en GT3. A quand une arrivée de la SLS en GTE ?
« Pour être totalement franc, ce n’est pas du tout à l’ordre du jour de voir une SLS GTE. Pour cela, il faudrait beaucoup de moyens pour développer une auto capable de jouer les premiers rôles en GTE. Il y a eu environ 50 Mercedes SLS AMG GT3 vendues. C’est un service compétition-client, et c’est tout. Si l’ACO ouvre aux GT3, alors pourquoi pas… Je sais qu’un groupe de travail s’est mis en place pour une future catégorie GT à l’avenir. Nous regardons de près de ce côté même s’il est encore un peu tôt en dire plus. Il y a aussi le marché américain à prendre en compte avec l’unification de l’ALMS et du Grand-Am. Là aussi, s’engager dans ce nouveau championnat pourrait renforcer l’image de Mercedes aux Etats-Unis. »
Propos recueillis par Laurent Mercier