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Visite : A la découverte du nouveau musée Porsche…

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Depuis le 31 janvier, le nouveau Porsche Museum a ouvert ses portes. Après les 24 Heures du Nürburgring, et avant de se rendre au Lausitzring pour le DTM, Endurance-Info est donc passé par Stuttgart pour le découvrir. Situé à quelques mètres de l’usine, ce nouveau musée contraste avec l’ancien, dont la porte était presque cachée. Cette fois, place à l’immensité ! Pour le découvrir en photos, c’est ici.

 

Première surprise à notre arrivée, la Porsche 911 de Metge/Lemoyne, victorieuse du Paris-Dakar 1984 se trouve dans le parking de l’établissement ! Voilà qui nous met dans l’ambiance. Direction l’entrée du musée, où trône une Panamera, puis, après avoir pris le ticket (8 euros), la cafétéria. Pourquoi la cafétéria me direz-vous ? Et bien parce qu’elle donne sur l’atelier de restauration mis en place par Porsche en même temps que le musée a été construit. On peut y apercevoir de nombreuses 356, une Mobydick ou encore la 917 victorieuse des 24 Heures du Mans 1970 !

 

Musée PorscheLa visite débute par un historique du parcours de Ferdinand Porsche, avec notamment l’exposition d’une roue à moteur électrique, conçue à l’âge de 24 ans, soit en 1900 ! Les expériences de cet ingénieur autrichien, à l’origine de la naissance du bureau d’étude Porsche, auront été variées. Ainsi, la « Sacha », réalisée pour Austro-Daimler en 1922, nous rappelle que l’histoire entre Porsche et la Targa Florio a débuté il y a bien longtemps. Il est également amusant de voir que la caractéristique fondamentale de cette auto était le rapport poids/puissance. Une philosophie toujours présente sur les Porsche de compétition… Bien évidemment, de nombreux modèles sont exposés, y compris la Coccinelle. Point d’Auto-Union en revanche. Place ensuite à la carrière de Ferry Porsche, avec sa célèbre phrase : « Au début, j’ai regardé autour de moi, mais je ne trouvais pas la voiture de mes rêves, donc j’ai décidé de la construire moi-même. » La 356, première voiture badgée Porsche était née…

 

Tout au long de la visite, le musée reprend un système identique : sur le côté, les différents modèles de série se suivent, tandis que l’allée centrale est majoritairement composée de modèles de compétition. Le tout est agrémenté de pôle ciblé. Le premier d’entre eux est consacré au poids : l’exposition de la coque de la 908, 130kg, en est le parfait exemple. Avec notamment une 718, une 908/2 et une 908/3, la première partie est tout simplement magnifique.

 

L’atelier suivant est dédié aux études de style et donc uniquement à des modèles de série. En 1959, avant la création de la 911 donc, Ferry Porsche avait lancé le projet Typ 754, dont l’idée était d’avoir une voiture avec quatre places permanentes. La voiture ne sera jamais produite en série, tout comme la 911 S type 915 d’ailleurs, rallongée d’une trentaine de centimètres pour, là aussi, accueillir quatre personnes. Les deux concepts suivants sont plus récents. La Panamerica, dont les pneus arboraient le logo Porsche, et la Boxster.

 

C’est avec un secteur très « sarthois » que l’on enchaîne. Plusieurs voitures ayant disputé les 24 Heures du Mans sont exposées, dont la 356/4 qui marquera les débuts de la firme allemande dans cette épreuve, en 1951. Suivent une 908 LH Coupé, ou encore une 906, une 936/77 et une 924 GTP.

 

Musée PorscheLe pôle suivant sera apprécié par de nombreux passionnés : les voitures à effet de sol. Une 956 est d’ailleurs « scotchée » au plafond ! Non loin de là se trouve la maquette de soufflerie de la Porsche RS Spyder, avec une vidéo qui explique en détails les principes de l’aérodynamique. Une vidéo très bien illustrée, avec notamment une mise en situation sur la 917/30. Cette partie se conclut par la GT1-1998, dernière Porsche victorieuse au Mans. Par ailleurs, nous avons eu la chance durant notre visite de pouvoir profiter d’une exposition consacrée à la 917 : six modèles présents, avec entre autres une PA Spyder, une LH de 1971 ou encore la K victorieuse dans la Sarthe cette même année. Vous n’échapperez pas à la traditionnelle « Cochon rose » ou à la 917/30 vue en Can-Am, dont le moteur est totalement décomposé avec explications à l’appui.

 

Musée PorscheLa partie suivante est complètement différente, mais pas moins intéressante. Elle présente les projets annexes de Porsche, tel que la McLaren propulsée par le moteur Turbo badgé TAG. Plus surprenant est la C88, qui aurait dû voir le jour en Chine si l’état ne l’avait pas interdite sous prétexte de ne pas vouloir accueillir un constructeur étranger. Sur la droite, on retrouve une belle brochette de moteur, dont l’un propulsait un avion, ou l’autre un offshore de compétition. Pour l’anecdote, cette demande avait été faite en 1986 par… Jacky Ickx !

 

Alors que les modèles de série continuent de défiler, on retrouve quelques uns des nombreux trophées glanés par Porsche au fil des années. Suivent de nouveau quelques modèles de compétition, tels que la 959 ayant participé au Paris-Dakar, une belle 935 et une non moins jolie 909 Bergspyder. Sous l’œil d’une 993 « Polizei » trônent deux voitures d’exception, la GT1 routière et la Carrera GT, tandis qu’une 718 F2 et une 550 Spyder sont les dernières autos de course exposées.

 

Musée PorscheLes modèles de série se terminent quant à eux par le Cayman et le Cayenne, une partie du dernier espace étant consacré à l’évolution de la 911, avec cinq Turbo exposées côte à côte. Sur le mur, un montage permet de visualiser cette évolution selon les époques, avec les formes superposées.

 

La fin, la toute fin, propose de découvrir quelques spécimens. Le Tracteur « Diesel » bien sûr, ou encore une 356 « Polizei », une 928 « familiale » et une 996 vêtue d’une livrée en l’honneur du cinquième anniversaire de la présence de Porsche en Australie. Alors que la 914 fête ses quarante ans, quelques jouets sont exposés, dont une 911 « Barbie ». Le tout dernier atelier vous permet de profiter du son des différentes Porsche, tout en ressentant les vibrations. Sympathique…

 

Il est l’heure de redescendre vers la boutique, avec un petit coup d’œil sur la Porsche RS Spyder, qui semble être arrivée il y a peu. Et si vous êtes affamé, un restaurant est disponible, avec vue sur la place Porsche. Avant de partir, nous passerons rapidement à la concession Porsche située à quelques mètres. Non pas pour passer commande, mais pour découvrir l’œuvre de Jürgen Goertz, « Moments of movements ». Cela vaut le coup d’œil…

 

Toutes les photos sont ici. Plus d’informations sur le musée ici.

 

Anthony Megevand

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