Le Mans

Peter Kox : « Tout est allé très vite avec Aston Martin Racing »

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Le pilote néerlandais pensait bien être à pied pour la prochaine édition des 24 Heures du Mans suite au retrait de la Lamborghini Murcielago d’IPB Spartak Racing en catégorie GT1 pour manque de budget. A quelques jours du début des essais, Peter Kox est parvenu in extremis à trouver refuge dans une écurie qu’il connaît bien, Aston Martin Racing. C’est ainsi qu’il a pu tester la Lola-Aston Martin au début de la semaine dernière.

 

Peter, qu’en est-il de la situation d’IPB Spartak Racing ?

« Tout d’abord, je suis très déçu que la Lamborghini Murcielago ne soit pas au départ des 24 Heures du Mans. Nous n’étions certes pas les plus rapides, mais nous avons montré sur les courses des Le Mans Series que la voiture a été fiabilisée. Avec le plateau présent en GT1, je pense que nous avions une chance de bien figurer car seules les deux Corvette sont des voitures usines. Pour la suite de la saison en Le Mans Series, nous sommes dans l’expectative : l’écurie fera tout pour continuer, mais rien n’est assuré pour le moment. »

 

Il y a deux semaines tu n’avais plus de volant pour Le Mans, et aujourd’hui, tu te retrouves dans un LMP1. Comment est-ce arrivé ?

« Jai appris lors des 1000 Km de Spa que l’écurie serait forfait pour la course du Mans. Je suis donc allé voir George Howard-Chappell (directeur technique d’Aston Martin Racing, ndlr) pour lui proposer mon aide au cas où. Il m’a appelé quelques jours plus tard pour me demander si j’étais toujours disponible et le lendemain, je partais pour l’Angleterre pour signer mon contrat et le dimanche soir, je m’envolais pour Milan pour les essais de Monza de lundi dernier. Tout est allé très vite avec Aston Martin Racing. D’habitude, le processus du Mans prend des semaines avec des essais, des réunions et autres, alors que cette fois, je me dis que Le Mans, c’est déjà la semaine prochaine… »

 

Comment les essais se sont-ils passés ?

« Nous n’avions qu’une journée pour tester, donc le temps de roulage était limité pour tout le monde. J’ai pu boucler une vingtaine de tours, mais il m’en faudra plus pour connaître parfaitement la voiture. Il faut du temps pour passer d’une auto à une autre car tu dois apprendre où sont les boutons, prendre tes repères, qui sont forcément différents dans un LMP1. Je ne voulais pas abîmer la voiture, donc je suis resté prudent car je dois apprendre, mais je peux te dire qu’arriver à fond de six dans la Curva Grande, c’est assez impressionnant car d’habitude, avec la première chicane, nous n’atteignons pas de telles vitesses à cet endroit ! »

 

Ce n’est pas trop dur de passer du GT1 au LMP1 ?

« J’avais déjà piloté un LMP1 en 1999 et 2000 avec Jan Lammers sur une Lola du Konrad Motorsports, mais la Lola-Aston Martin de 2009 n’a rien à voir : elle est beaucoup plus rapide ! En fait, les GT1 ne sont pas les autos les plus faciles à conduire et finalement, la Lola-Aston Martin est beaucoup plus agile dans les courbes et elle fait ce que tu lui demandes ! C’est une voiture fantastique. La différence ne se situe pas seulement au niveau de la vitesse, mais aussi et surtout au niveau du freinage car elle freine beaucoup plus fort. Mais je ne suis pas inquiet pour la course, je devrais pouvoir m’habituer rapidement à mon nouvel environnement et puis, je connais beaucoup de monde dans l’écurie. Notre but ne pourra de toute façon qu’être la meilleure des voitures à moteur essence, nous ne pouvons pas viser plus haut… »

 

Propos recueillis par Cécile Bonardel

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