Hier vendredi, le soleil baignait le circuit du Val de Vienne et la piste était donc parfaitement sèche pour les essais libres. Cette journée était également l’oocasion de faire quelques rencontres.
Thierry Perrier,le patron du Perspective Racing, était prêt à prendre le volant de sa Ferrari F430 GT2 pour épauler son ami Jean-Paul Pagny, vainqueur du Challenge d’Endurance Moderne GT 2007 et 2008. Thierry a une actualité très chargée, puisqu’il sera le Team Manager de l’Endurance Asia Team pour les 24 Heures du Mans et nous aurons l’occasion d’en reparler prochainement.
Christophe Profit, une des chevilles ouvrières de VdeV Organisation, interrogé sur les plateaux du week-end, regrettait la concurrence de la Super Série FFSA à Magny-Cours qui privait le meeting du Val de Vienne de quelques concurrents de choix, dont les Lamborghini Gallardo du Ruffier Racing. Jean-Claude Andruet était par contre bien présent au rendez-vous, mais la Ford GT40 qu’il aurait dû piloter était absente,ayant eu quelques soucis mécaniques. Andruet se retrouvait ainsi au volant d’une Porsche 916, mais qui peut le plus peut le moins…
Julien Schell, après la quatrième place des 1000 km de Spa avec la Courage AER LC75 du Pegasus Racing, retrouvait le volant de sa Ligier JS51.
Julien, satisfait de cette quatrième place de Spa?
“Evidemment, mais ce n’est pas vraiment mérité (le Courage Pegasus, on s’en souvient, a bénéficié du déclassement de plusieus adversaires). Par coontre, ça fait effectivement très plaisir, parce que ça reste inscrit au palmarès, et c’est toujours intéressant pour une équipe.”
La Courage semble souffrir au niveau moteur?
“Oui, et c’est le gros problème, nous manquons cruellement de chevaux. Nous en avons pratiquement 60 de moins que le moteur Mazda, et je ne suis pas sûr que celui-ci soit le plus puissant. En ligne droite, nous avons au moins 20 kmh de déficit par rapport aux autres LMP2, et je ne parle pas des LMP1…Les moteurs turbo sont vraiment étranglés! Par cvontre, le châssis est impeccable, et les pneus Avon sont en nets progrès.”
Pour l’année prochaine, il faudra donc changer le moteur?
“Changer le moteur seul, ce serait vraiment très compliqué, je pense qu’il faudra aussi changer de voiture. Par contre, il faudra en trouver une, et ça a un coût…”
Revenons au VdeV. Il y a beaucoup de différences entre la JS49 de l’année dernière et la JS51 2009?
“Oui, beaucoup, la JS51 est beaucoup plus rigide, c’est une voiture plus efficace. Elle a aussi plus de couple, parce qu’il y a eu quuelques changements sur les moteurs. Les résultats devraient venir, mais aujourd’hui, c’est bizarre, ça ne marche pas comme nous le voudrions. La piste répond différemment de l’année dernière, nous n’avons pas les bons réglages (ceci n’a pas empêché Julien de réaliser le meilleur chrono de la première séance d’essais libres, quatre centièmes de seconde plus vite que la Norma de Ander Vilariño). On verra demain.”
Lionel Robert était lui aussi très affairé entre les essais protos – avec la Norma IRS n°3 qu’il partagera ce week-end avec William Cavailhes et avec laquelle il tentera de rééditer sa victoire de 2008 sur ce même ciircuit- et les essais libres VHC avec l’Elva MK 8 Meca Moteur qu’il partage avec Yann Le Calvez ce week-end (Lionel a d’ailleurs réussi le deuxième chrono de ces essais libres derrière la Lola de Jean-Marc Luco).
L’équipe IRS était par ailleurs encore sous le choc des 1000 km de Spa (il assure les fonctions de Team Manager pour le team Ibañez Racing Service en Le Mans Series) au cours desquels la Courage IRS, pilotée à ce moment de la course par Frédéric Da Rocha, a été durement touchée après avoir été dans les rails à la suite d’une tentative de dépassement par la Peugeot 908 de David Brabham.
“Après la course, David Brabham est venu nous voir pour reconnaître qu’il avait une faute. Peugeot Sport nous a demandé de chiffrer les dégâts et de lui en communiquer le montant. La voiture étant très abîmée pour avoir tapé le rail avec un angle défavorable, avec un train avant détruit, les dégâts peuvent être estimés à 60 000 à 70 000 Euros. Nous avons donc communiqué ce chiffre, mais quelques jours plus tard, on nous a répondu qu’en fait, il sagissait d’un simple incident de course, et en conséquence, il n’y a pas de dédommagement. Pour une petite écurie comme nous, c’est très grave, ça peut remettre en question la vie de l’équipe.”
Les photos de la première journée sont ici.
Claude Foubert