Une semaine après avoir terminé quatrième (Pro-Am Cup) du meeting Blancpain Endurance Series du Nürburgring où il joue le titre en compagnie de Jean-Luc Beaubelique et Patrice Goueslard, Ludovoc Badey est dans la Sarthe pour l’Etape mancelle du GT Tour. A deux meetings de la fin du championnat, le Lyonnais est toujours en lice pour une place sur le podium final du championnat GT français. La Ferrari 458 Italia du Team SOFREV-ASP qu’il partage avec Jean-Luc Beaubelique aura pour mission de terminer dans le peloton de tête sur le Circuit Bugatti. Ludo retrouve le tracé manceau après avoir débuté aux 24 Heures du Mans en juin dernier sur une des deux Lola B12/80 du Gulf Racing Middle East. Des débuts dont il garde de bons souvenirs : « Malheureusement, la course s’est interrompue avant la fin pour nous, mais j’en garde une belle expérience. J’ai découvert un nouvel univers même si j’avais pris part à la manche de Porsche Matmut Carrera Cup en 2010. J’avais déjà pu avoir un aperçu de l’ambiance. » Un retour aux 24 Heures du Mans en 2013 n’est pas à exclure : « Cela m’a permis de prendre encore plus d’expérience et je compte bien remettre les 24 Heures du Mans à mon programme la saison prochaine même si je ne sais pas si cela se fera en LMP2 ou en GT. C’est quelque chose à refaire et pourquoi pas avec mon ami Jean-Luc (Beaubelique). Je n’ai jamais été autant sollicité depuis que j’ai participé aux 24 Heures du Mans. »
Avec deux programmes cette saison, le pensionnaire du Team SOFREV-ASP doit concilier vie professionnelle, familiale et sportive : « Il n’est pas forcément évident de concilier le travail, la famille et la course. Le week-end dernier, j’étais au Nürburgring et maintenant au Mans. Entre temps il a fallu reprendre le travail. Je fais de la compétition par pure passion et plaisir. Je m’entraîne pour garder la forme, mais je n’ai de programme sportif bien spécifique. » Malgré un emploi du temps professionnel bien chargé, on peut dire que Ludo Badey peut être assimilé au statut de pilote professionnel compte tenu de ses performances. Un double programme pourrait une nouvelle fois être au programme en 2013 : « C’est mon souhait de prendre part à deux championnats la saison prochaine. Je ne ferme pas la porte au LMP2, avec pourquoi pas l’European Le Mans Series. Le WEC n’est pas possible car manque de temps et de budget. Mais l’ELMS est une piste avec bien entendu Le Mans. »
En attendant, il va falloir terminer la Blancpain Endurance Series avec toujours des envies de titre : « Nous avons raté le titre de peu en 2011 et le meeting du Nürburgring nous a replacé pour le championnat. Par rapport à 2011, le niveau est monté de plusieurs crans. Un dixième de perdu équivaut à dix places perdues sur la grille. Les gentlemen sont de plus en plus affûtés. Ils roulent de plus en plus et s’entraînent. La série pousse fort vers le haut. De plus, les autos sont plus exigeantes et tout va plus vite. Selon moi, la série Blancpain est idéale pour une association Pro-Am. C’est juste dommage que les évolutions des autos ne soient pas gelées pour 2013. C’est selon moi une grosse erreur stratégique. Si cela avait été le cas dans le championnat Blancpain, les séries nationales auraient suivi. Maintenant, il va falloir dépenser encore plus. Il faut des règlements simples et qui durent dans le temps. C’est comme cela que l’on peut fidéliser. »
Sur le plan du GT Tour, une place dans le tiercé de tête du championnat est toujours possible : « Il est compliqué de se faire une place en GT Tour. Là aussi, le championnat est monté d’un cran cette année. Le niveau est de plus en plus relevé. Nous allons faire de notre mieux pour terminer la saison en faisant deux bons meetings et cela passe déjà par un bon résultat ce week-end au Mans. »
Propos recueillis par Laurent Mercier