Blancpain Endurance Series

Le Team SOFREV-ASP revient dans la course au titre.

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Avant de rejoindre Le Mans pour le GT Tour, le Team SOFREV-ASP était au Nürburgring le week-end dernier avec ses deux Ferrari 458 Italia. La reprise dans la série Blancpain s’est plutôt bien passée pour les pilotes de Jérôme Policand avec une quatrième place finale pour Ludovic Badey, Jean-Luc Beaubelique et Patrice Goueslard. La voiture sœur de Maurice Ricci, Gabriel Balthazard et Jérôme Policand n’aura pas reçu le drapeau à damier suite à un accrochage. Avec cette place au pied du podium, le trio de la #20 revient dans la course au titre Pro-Am Cup à un meeting de la fin. Les trois compères ont profité des déboires de Vita4One Team Italy et Haribo Racing Team. A Navarra, Badey/Beaubelique/Goueslard arriveront avec un handicap de 14 longueurs sur Machiels/Hommerson. Au classement Equipes, le Team SOFREV-ASP est troisième à 2 points de la deuxième place détenue par AF Corse et à 32 points de Haribo Racing Team, solide leader.

 

Jérôme Policand dresse le bilan du meeting allemand : « Les résultats du Nürburgring sont corrects. La #20 de Ludo (Badey), Jean-Luc (Beaubelique) et Patrice (Goueslard) termine à la quatrième place des Pro-Am, douzième du général et première Ferrari. Un résultat qui permet aux pilotes de remonter à 14 points des leaders au général, de bon augure avant la finale. Au classement par équipe, nous reprenons également des points, et nous nous rapprochons encore un peu plus du titre avec seulement deux points de retard sur le leader, AF Corse. Malheureusement, la #10 de Gabriel Balthazard et Maurice Ricci n’a pas passé la ligne d’arrivée, victime d’un accrochage qui a découpé un pneu alors que j’étais au volant. »

 

Avec une pitlane bien remplie, il n’a pas été facile aux pilotes de marquer l’arrêt lors des ravitaillements. On l’a notamment vu chez Belgian Audi Club Team WRT comme chez SOFREV-ASP : « Patrice a pris le premier relais, suivi de Jean Luc. Quand la voiture est entrée dans les stands pour effectuer le passage de volant à Ludo, Jean-Luc ne s’est pas positionné de façon optimale pour ravitailler et nous avons perdu 25 bonnes secondes pour trouver une position correcte. Dans ce laps de temps, la Porsche de Beltoise et Hassid est ressortie devant nous et a gardé la troisième place jusqu’au damier malgré les efforts de Ludo qui, comme à son habitude, s’est montré très rapide. »

 

Sur la #20, Patrice Goueslard s’est chargé du relais de départ ne prenant aucun risque dans le trafic. Le Caennais sait que le titre est encore à la portée de l’équipage : « Nous sommes revenus dans le match…et à 14 points des leaders ! Sachant qu’une victoire rapporte 25 points, tout est encore possible pour la grande finale espagnole. De plus, ce week-end, les quatre premiers du championnat ont tous abandonné ce qui prouve que rien n’est jamais joué avant le drapeau à damier. Notre ingénieur Thierry m’a demandé de prendre le départ mais je n’étais pas très chaud. J’ai été prudent et le premier virage n’a pas failli à la règle : plusieurs voitures sont parties à la faute. Ensuite, comme à Monza, Valentino Rossi s’est retrouvé dans mon pare-choc et m’a talonné 4/5 tours. Je lui ai ouvert la porte (il ne joue pas le championnat) mais deux autres voitures en ont profité ! Ensuite, je me suis appliqué à garder le contact avec le peloton mais j’étais handicapé avec les freins. Je n’arrivais pas à ralentir la voiture sur les gros freinages. Quand j’ai vu la Ferrari Vita4One et la Porsche Haribo out, je me suis dit qu’il ne fallait pas en rajouter, garder la voiture sur la piste et attendre que les concurrents s’éliminent. Ce circuit est super et très rapide, j’adore mais il ne pardonne pas les fautes. Ensuite le safety car est entré en piste car la Lamborghini était encastrée dans les pneus. J’ai eu peur pour le pilote car dix minutes plus tard, il n’était toujours pas sorti ! Nous en avons profité pour changer de pilote. Jean-Luc et « Ludo » n’ont commis aucune erreur et, sans ce dernier arrêt très long, le podium était à notre portée. Nous avons perdu environ 20 secondes quand le refueller a voulu mettre l’essence, le tuyau était trop court. La voiture s’est arrêtée un mètre trop à gauche, il a fallu la déplacer. C’est la course, ce n’est pas une science exacte ! Cependant, si l’on veut finir sur le podium final du championnat en Espagne, on devra être irréprochable… »

 

Si la #20 a bien figuré dans l’Eifel, la #10 a pour sa part abdiqué alors que Jérôme Policand était dans le baquet : « J’étais le seul des trois à connaître le tracé, Maurice (Ricci) et Gabriel (Balthazard) découvraient totalement. Gabriel s’est élancé le premier et a effectué un bon relai. Maurice a ensuite tenu la cadence. J’ai repris le volant mais à une vingtaine de tours de l’arrivée, je me suis fait percuter et le choc a découpé un pneu. La course s’est arrêtée là… »

 

Au fil des meetings, le niveau de la Blancpain Endurance Series ne cesse de monter, ce que ne dément pas le Team Principal : « Depuis quelques courses, les Ferrari, en général, manquent un peu de performances. La raison en est à mon sens très simple. Le niveau général ne fait qu’augmenter depuis le début de saison et la marge de progression des autres marques est plus grande que la nôtre. En ce qui nous concerne directement, les séances d’essais sont l’occasion de tâtonnements alors qu’en course, nous sommes plutôt biens, un peu comme sur le championnat de France d’ailleurs. Mais il est clair que nous sommes plus efficaces et commettons moins de fautes qu’en début de saison. 
A Navarra, il faudra être rapidement dans le coup pour essayer de concrétiser. C’est un tracé que nous avons pratiqué avec succès sur le championnat de France mais une course sprint d’une heure ou une course de trois heures sont des épreuves bien différentes. La motivation sera sans aucun doute décuplée en sachant que deux titres sont en jeu, le titre Pro-Am pilotes et le titre par équipe. Ce sera difficile du côté Pro-Am pilotes, je l’avoue, mais tout peut arriver et nous nous battrons, comme toujours, jusqu’au bout ! »

 

En fin de semaine, les trois Ferrari 458 Italia seront en piste au Mans pour le pénultième meeting du GT Tour : « Le Mans est un rendez-vous important. Ce sera l’occasion de combler notre retard au championnat, alors que nos équipages sont aux deuxième et troisième places. Reste une inconnue, le comportement de la Ferrari sur ce tracé que nous n’avons pas pratiqué depuis 2005… Tout comme sur les Blancpain, l’équipe et les équipages sont déterminés et notre succès à Navarra avec Morgan (Moullin-Traffort) et Fabien (Barthez) a relancé tout le monde. A suivre… »

 

Laurent Mercier

 

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