Blancpain Endurance Series

Maxime Martin : "Ma priorité va à BMW !"

thumbnail
0 Flares Twitter 0 Facebook 0 0 Flares ×

On ne va surtout pas dire que Maxime Martin fait partie des révélations de l’année car son talent est bien plus ancien. Véritable artilleur partout où il passe, Max’ fait parler la poudre et le pilier du Marc VDS Racing Team va avoir l’occasion de montrer ce qu’il sait faire avec un test prévu sur une BMW edu championnat DTM. Une bien belle récompense d’un constructeur pour un pilote que l’on a vu cette saison en Blancpain Endurance Series, VLN, ADAC GT Masters, 24 Heures du Mans ou encore World GT1 Championship. De quoi s’adapter à toutes les situations. On le retrouve en lice pour les titres dans la série Blancpain ainsi qu’en ADAC GT Masters sur l’Alpina B6 officielle où il roule en compagnie du champion sortant Dino Lunardi. Ce meeting Blancpain Endurance Series du Nürburgring risque cependant d’être compliqué pour lui suite à une côte cassée lors d’un entraînement. Pourtant, Maxime, Bas (Leinders) et Markus (Palttala) vont tout faire pour conforter le leadership de la BMW Z4 GT3/Marc VDS Racing Team au championnat avant l’ultime rendez-vous de Navarra.

 

Laurent Mercier : Max’, déjà comment va le côté physique ?

Maxime Martin : « Il n’y a rien à faire. Il faut juste attendre que ça passe. La semaine passée, je pouvais mettre une protection car le baquet de l’Alpina me le permettait, ce qui n’est pas le cas dans la BMW Z4 GT3 ce week-end. Je sais que ce sera dur de faire une heure, mais je ferais tout mon possible pour que ça tienne. Notre objectif est de garder la tête du championnat, sachant qu’il ne restera ensuite plus qu’une seule manche à Navarra. Il faut marquer de gros points ce week-end en Allemagne et surtout être devant Audi. Nous l’avons déjà fait dans le passé, alors nous savons que nous pouvons le refaire. Il ne faut surtout pas perdre le contact. La course sera stratégique et c’est excitant de se battre pour le titre jusqu’à la fin. Il reste encore deux autos pour jouer la couronne finale. A partir du Nürburgring, nous embarquons 25 kg en plus contre seulement 10 à l’Audi alors que c’est elle qui a remporté les 24 Heures de Spa et la manche précédente. »

 

On peut dire que cette saison tu as été de toutes les campagnes. C’est forcément un gros avantage de rouler dans diverses catégories ?

« Il n’y a pas de miracle. Plus tu roules, mieux c’est. C’est un peu comme Usain Bolt pour faire une comparaison sportive. Il ne s’arrête pas de courir après un meeting et plus il enchaîne les meetings, plus il est en forme et compétitif. Le VLN est très enrichissant. C’est un circuit très particulier et on y apprend beaucoup la gestion du trafic. C’est très bénéfique quand tu vas rouler ensuite aux 24 Heures de Spa où le nombre d’engagés est important. Je fais mon possible pour rouler un maximum. »

 

Le test en DTM est une belle récompense…

« C’est certain que c’est une belle reconnaissance. C’est prévu en octobre, mais au jour d’aujourd’hui ce n’est qu’un test. Je ne sais pas quels sont les plans de BMW à mon égard. Mon objectif est d’aller en DTM, je ne peux pas le cacher. Ce test est fait pour que je roule en DTM, mais maintenant pourquoi ne pas faire autre chose en parallèle. »

 

Surtout si BMW prépare une Z4 GTE ?

« Je ne sais pas quels sont les plans de BMW sur le sujet mais c’est certain que c’est alléchant. L’an prochain, mon principe sera le même : rouler le plus possible. De toute façon, c’est beaucoup trop tôt pour confirmer quelque chose pour 2013. Cela dépendra de plusieurs facteurs. Je suis aussi en contact avec d’autres constructeurs, mais ma priorité va à BMW. »

 

Et le prototype ?

« J’ai pris vraiment beaucoup de plaisir à rouler en prototype, mais pour être totalement franc, je préfère les autos fermées. Je n’ai pas eu de culture de pilote de monoplace et je pense que c’est uniquement pour cela. Ce qui tombe bien, c’est qu’à l’avenir les prototypes seront fermés. A force de rouler, je sais m’adapter aux différentes autos. Les 24 Heures du Mans se sont très bien passés chez OAK Racing. Je sais combien il est difficile de pouvoir rouler pour un constructeur. Même un pilote de la trempe d’Olivier Pla a du mal à trouver et pourtant tout le monde reconnaît son talent indéniable. »

 

Tu as une préférence particulière pour un championnat ?

« Non pas vraiment ! Je veux une équipe qui me donne les moyens de gagner un championnat. Le Championnat du Monde d’Endurance, c’est très bien. On a pu voir que la catégorie LMP2 est très relevée et je l’ai vécu au Mans. Mais si l’on regarde de plus près, qui parle du LMP2 ? Tout est fait pour le LMP1 car c’est la force des constructeurs. Au moins en Blancpain Endurance Series, tu joues la gagne au général. »

 

Tu restes également en lice pour l’ADAC GT Masters qui reste LE championnat GT sprint européen. Le niveau y est relevé ?

« Le niveau est relevé et le championnat est top. Un maximum d’autos peuvent jouer la gagne et il y a des spectateurs en masse. Les courses passent à la télévision et sur Internet en live. Il y a une vraie communication tout autour. Il suffit de voir le nombre d’Allemands qui viennent à ma rencontre pour voir que beaucoup de gens s’y intéressent. De nos jours, c’est compliqué d’attirer du monde et l’Allemagne y arrive. A chaque fois qu’ils font un meeting, le public répond en masse. Ils ont une série GT, une Tourisme et deux en monoplace, sans oublier le VLN qui reste un championnat à part. Ils se sont autolimités. »


« Pour nous cela devient dur car l’Alpina a beaucoup de success ballast et on nous a réduit les brides. Je serais plutôt partisan d’un handicap temps au lieu du poids. Lors du prochain meeting, nous embarquerons 160 kg en sus, ce qui est énorme pour la voiture. Les autos ne sont pas homologuées pour un tel poids. Nous avons cassé des disques de freins avec en prime plusieurs crevaisons. »

 

Propos recueillis par Laurent Mercier

 

Publicité

0 Flares Twitter 0 Facebook 0 0 Flares ×

Publicité

Sur le même sujet