24H Nürburgring VLN

Emanuele Pirro : "Si la série des premières peut continuer…"

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En octobre dernier, Emanuele Pirro avait annoncé que Laguna Seca resterait sa dernière apparition au volant d’une Audi R10. L’Italien est toutefois resté au sein de la firme aux quatre anneaux, en témoigne sa présence aux 24 Heures du Nürburgring avec une des R8 LMS. S’il est moins souvent sur les circuits qu’auparavant, l’homme n’a pas changé. Il est toujours aussi demandé par les fans et possède toujours la même bonne humeur. Entretien…

 

Emanuele, comment allez-vous depuis votre annonce à Laguna Seca ?

« Sur le coup, c’était une décision pas facile, mais l’hiver a été tranquille. En fait, ce n’est pas la période la plus chargée de l’année et mes habitudes n’ont donc pas été trop changées. En revanche, quand le printemps est arrivé, ça m’a vraiment manqué : quand il y a eu le début des essais, et plus encore lors des 12 Heures de Sebring. J’étais un peu triste… mais maintenant je suis très heureux d’être là ! »

 

Le fait d’avoir ce programme avec la R8 LMS a-t-il facilité les choses ?

« Oui car arrêter complètement ma carrière aurait été très difficile. Là, j’ai la possibilité de continuer tout en réduisant un peu mon programme. C’est parfait car cela me donne également l’occasion de comprendre ce que je veux faire à l’avenir. »

 

Et savez-vous vers quels horizons voulez-vous vous tourner ?

« Non, je ne sais pas encore ce que je veux faire ! (rires) »

 

En octobre, vous hésitiez entre rejoindre un autre team ou continuer avec Audi…

« Effectivement. A ce moment là, j’avais de très bonnes propositions, avec des Usines. Mais je suis content de continuer avec Audi, sur le long terme. Je pense que c’est un bon compromis. Nous réfléchissons également à un rôle d’ambassadeur ou/et au niveau marketing. »

 

Concernant l’Audi R8 LMS, comment se présentent les 24 Heures du Nürburgring ?

« En fait, il y a un certain nombre de points d’interrogation. J’ai gagné la course il y a vingt ans, mais je ne connais pas l’épreuve si bien que cela. Idem pour le circuit. Quant à la voiture, je n’ai pas énormément roulé avec. C’est Frank (Biela) qui a fait le développement, et lors des deux manches du VLN, nous avons eu un problème mécanique la première fois et une sortie de piste la seconde. Ce que je connais en revanche, ce sont les compétences et l’expérience d’Audi. Le Team Phoenix est également un habitué des 24 Heures du Nürburgring et les pilotes sont tous très expérimentés. »

 

Compte tenu de ces interrogations, quel est l’objectif ?

« Gagner la course ! Même si l’épreuve est surtout très importante pour le développement de la R8 LMS. En fait, le premier objectif est de terminer. Et juste derrière, il y a l’ambition de viser la victoire. Cela étant, je ne sais vraiment pas où nous situer par rapport aux autres. Je n’ai pas assez d’éléments pour me prononcer. »

 

Que pouvez-vous nous dire de la R8 LMS ?

« C’est une voiture très proche de la série, vraiment. Particulièrement au niveau de l’électronique d’ailleurs. Elle est relativement puissante, mais le châssis correspond tout à fait à la philosophie du GT3. C’est une vraie GT3, il n’y a pas de doute. L’auto est très performante, mais elle n’est pas comparable avec ce que j’ai pu connaître auparavant. »

 

Après les 24 Heures du Nürburgring, vous rendrez-vous au Mans ?

« Oui j’y serai, pour Audi et pour quelque chose d’autre. Mais je ne peux pas en dire plus. J’avais un peu peur que ce soit difficile, mais j’ai décidé d’y aller. Les fans, l’équipe, l’atmosphère… Tout cela me plaît beaucoup. Au Mans, je me sens comme à la maison. »

 

Comment voyez-vous la bataille Audi vs Peugeot ?

« Pour l’instant, je n’ai pas un avis différent que lorsque j’étais pilote. Je pense que nous allons assister à une nouvelle situation. En 2007, Peugeot étant encore un peu « jeune ». En 2008, les 908 étaient plus rapides et qu’Audi parvienne à gagner, c’était vraiment incroyable. Cette année, Peugeot a plus d’expérience, Audi a une nouvelle voiture. Je pense que les performances vont être plus proches. Ce sera sûrement la plus rude des trois batailles ! »

 

Un dernier mot pour faire le lien entre les 24 Heures du Nürburgring et les 24 Heures du Mans. Dans la Sarthe, vous avez été l’homme des premières pour Audi. Et Audi n’a jamais gagné ici…

« (sourire) C’est vrai qu’au Mans je faisais partie de l’équipage qui a décroché le premier podium de la R8 en 1999, puis la première victoire de la R8 en 2000 et enfin la premier succès de la R10 en 2006. Alors si la série des « premières » peut continuer, ce serait génial ! »

 

Propos recueillis par Anthony Megevand

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