Lauréat des 24 Heures du Mans 2011 LMP2 et champion Le Mans Series en titre de la catégorie, Karim Ojjeh a troqué le prototype pour le GT3, avec une arrivée en Blancpain Endurance Series sur la McLaren MP4-12C du ASM Team alignée en Pro-Am Cup. Après des soucis de fiabilité en début de saison, la GT3 britannique est maintenant dans le coup, sachant que c’est la première année de compétition de la GT3 britannique. Aux 24 Heures de Spa, Karim Ojjeh faisait équipe avec Ricardo Bravo, Luis Silva et le rapide Pedro Lamy. Dès les essais libres, la #47 s’est mise aux avant-postes avec un très beau deuxième chrono pour Pedro Lamy lors de la seconde session. Le planning a de l’équipe d’Antonio Simoes a toutefois été retardé suite à une sortie bien malgré lui de Karim Ojjeh durant la Qualif 1, le Saoudien se faisant tamponner par une Audi officielle peu avant le Raidillon. C’en était terminé des essais de la McLaren, l’auto étant de toute façon en Superpole.
En course, la MP4-12C a bien figuré durant la première partie avec une auto régulièrement dans le Top 15. Un problème mécanique a toutefois stoppé la marche en avant de l’équipage, comme nous l’explique Karim Ojjeh : « Malheureusement nous avons connu un pépin d’embrayage, ce qui a mis un terme à notre course. C’est dommage car le potentiel était bien là. Le soir, l’auto était fantastique à piloter avec plusieurs tours sous la barre des 2.27. Je sais que je pouvais encore améliorer. Le potentiel de la McLaren est bien là. Sur les neuf MP4-12C au départ, seules deux sont à l’arrivée mais la majorité a abandonné sur sortie de piste. »
L’expérience spadoise est tout de même positive : « Rouler à quatre sur une course de 24 heures est bien. L’approche est différente des 24 Heures du Mans où il n’y a que trois pilotes. En revanche il faut apporter la même minutie pour la préparation de l’auto. Il faut remettre l’auto à nu et tout vérifier. La fiabilité de la McLaren est bien là et le ressenti d’un pilote comme Pedro Lamy est bon. Il confirme que cette GT3 a les mêmes sensations qu’une vraie voiture de course. Le cockpit est en fibre de carbone, ce qui le rend plus rigide. Il faut aussi gérer les deux turbos et cela demande un temps d’adaptation. L’auto peut facilement partir de l’arrière si on ne fait pas attention. »
« Pour le moment, il n’était prévu que je dispute que Monza et Silverstone pour préparer les 24 Heures de Spa. Il va maintenant falloir voir pour la suite. Concernant le futur, il est vrai que j’aimerais bien poursuivre avec la McLaren en 2013 dans la classe Gentlemen Trophy, ce qui n’était pas possible cette année. »
Propos recueillis par Laurent Mercier