L’équipe ProSpeed Competition avait à coeur de briller aux 24 Heures de Spa, surtout après l’auto-élimination de l’année passée. Une fois de plus, deux Porsche 911 GT3-R étaient de la partie dans les Ardennes belges, avec d’un côté Goossens/Maassen/Hennerici en Pro-Cup et de l’autre Soulet/Derdaele/van Splunteren/Bouvy en Pro-Am Cup. Au final, les autos du team de Rudi Penders termineront respectivement 13ème et 20ème. Pourtant, les deux Porsche 911 GT3-R #74 et #75 ont souvent été aux avant-postes. La première a été retardée par le bris d’une suspension et la seconde par un problème de transmission. Rudi Penders et Luc Goris l’ont répété, « l’esprit de compétition » doit rester une marque fabrique, et ce quel que soit le résultat final. Rudi Penders, Team Principal, revient sur la course de ses deux Porsche : « Si l’on associe les conditions climatiques dantesques et le rythme imposé par les GT3 de la dernière génération, oui, ces 24 Heures de Spa sont parmi les éprouvantes auxquelles ProSpeed Competition ait pris part. Alors, oui, il faut mettre en avant l’investissement physique des pilotes mais – aujourd’hui – surtout celui des mécaniciens, des mécaniciens de toutes les équipes. Une voiture frappée par un ennui de transmission, une autre victime d’un souci de suspension suite à différents contacts avec des concurrents plus lents pendant la nuit, les Porsche en encore une âme… et c’est heureux ! »
Sur la #75, Marc Goossens n’a pas ménagé ses efforts : « Les années passent et la compétition se complexifie davantage à chaque rendez-vous. Il faut vivre le sprint final… lancé dès 7h du matin pour se rendre compte des traitements que les pilotes infligent aux voitures. A ce rythme là, la moindre faiblesse se transforme en une perte de temps conséquente. » Au volant de la voiture sœur, Maxime Soulet a fait le show durant son relais de départ, mais le résultat final ne reflète en rien la qualité de l’équipage : « Intense, éprouvante… au point que parfois cela en devient de la rage. Aussi bien Paul que Dylan et Frédéric et moi-même étions animés par le souci de bien faire. Une cosse électrique défectueuse nous a contraint d’entrée de jeu à une course poursuite. Oui, nous avons tous, à un moment ou un autre, pris un pied d’enfer derrière le volant. Dommage que l’ivresse du résultat ne nous étreigne pas. »
Le ProSpeed Competition devra se satisfaire de la victoire en BRCC, où Fred Bouvy faisait partie de l’équipage : « Côté résultats, une victoire, un podium, oui, le week-end a entièrement comblé nos attentes. Dommage que cela ne se traduise pas au classement des championnats, le mode de calcul offrant un avantage important aux petites cylindrées. Mais, entre nous, quel ravissement de dompter une Porsche 911 quand, sur une piste à peine détrempée, elle est équipée de pneus « slick ». Qu’elle s’appelle GT3 RS ou GT3-R, quelle efficacité, quelle jouissance. J’ai vécu un week-end d’enfer. On recommence quand ? »
Laurent Mercier