Blancpain Endurance Series

Une bonne prestation spadoise pour le Marc VDS Racing Team.

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Depuis le début de saison, le Marc VDS Racing Team en fait voir de toutes les couleurs à ses adversaires. Vainqueur à Monza puis à Silverstone, le team belge est monté une nouvelle fois sur le podium au Paul Ricard, avant de terminer quatrième des 24 Heures de Spa, en marquant de gros points dans l’optique du championnat. Avec deux BMW Z4 GT3 au départ, les troupes de Marc van der Straten avaient de quoi bien figurer sur ses terres. Lors des essais, Maxime Martin comptait bien renouveler l’exploit de 2011 en tentant d’accrocher une nouvelle pole, mais l’annulation de la Superpole le faisait partir de la deuxième position sur la grille. De plus, il a fallu se creuser la tête pour savoir quelle stratégie adopter après que Markus Palttala eut écopé d’une pénalité (injustifiée) pour non-respect des limites de la piste durant les essais. L’objectif étant de marquer un maximum de points, il était clair que Markus allait prendre son premier relais assez tard dans la course, pour effectuer son stop&go et perdre le moins de temps possible. C’est donc Maxime Martin qui était chargé de prendre le départ, et le Belge a comme à son habitude dynamiter le peloton en effectuant un premier double relais parfait, tout comme Bas Leinders, malgré des conditions dantesques. Durant la nuit, l’un et l’autre ont été confrontés à des touchettes, une fois avec une Ferrari/Vita4One Italy et une autre avec la Mercedes/KRK. Même si la carrosserie n’a été que peu touchée durant les contacts, c’est ensuite le démarreur qui a donné des sueurs froides aux pilotes. En piste, les pilotes ont déroulé. C’est donc une quatrième place qui est venue récompenser le trio Martin/Leinders/Palttala.

 

Quant à la #4 de Hezemans/Longin/Moser, elle a connu des problèmes dès le début de course avec une pédale d’accélérateur cassée lors du relais du Néerlandais. C’est ensuite un problème de freins qui a ralenti la progression de l’auto, avant une crevaison puis un remplacement d’un arbre de transmission. Au final, la #4 s’est classée 15ème.

 

Bas Leinders, Team Principal et pilote de la #3, peut être satisfait du travail accompli, tant les pilotes et l’équipe ont parfaitement rempli la mission : « Les conditions étaient difficiles en début de course. Les pluies torrentielles qui se sont abattues sur le circuit ont rendu le travail plus que délicat. Mais finalement, cela a un peu joué en notre faveur pour la #3. Nous étions trois pilotes à jouir d’une belle expérience en endurance, ce qui nous a permis de continuer à contrôler la course, alors que nous étions aux avant-postes. Nous avons pratiquement mené jusqu’à la mi-course, mais un problème de démarrage consécutif à des collisions encourues en piste nous ont coûté du temps à chaque ravitaillement. Nous avons également perdu du temps après le « stop and go » infligé à Markus. Tout cela nous empêcha de monter sur le podium cette fois-ci. La voiture #4 a également rencontré quelques problèmes techniques. Elle a perdu beaucoup de temps pendant la nuit. Mais Mike, Henri et Bert se sont battus comme de beaux diables pour remonter le peloton et terminer à une honorable 15e place. Nous menons toujours le championnat, mais notre avantage est moins confortable qu’avant. Nous allons tenter de corriger cela dès la prochaine course au Nürburgring. »

 

Sur la #3, Maxime Martin a rendu une copie parfaite : « Dès le départ, je me suis appliqué à construire l’avantage le plus grand possible, y compris lors la pluie inondait le circuit au cours de la nuit. Ensuite, nous avons pas mal de malchance avec la safety car, et rencontré quelques soucis sur la voiture, ce qui nous fit perdre le contact avec les leaders et nous rejeta en 4e position. Nous avons continué à pousser avec l’espoire de refaire au moins une partie de notre retar. Mais un problème de démarrage nous faisait perdre à nouveau du temps à chaque ravitaillement, ce qui nous empêcha de nous battre pour le podium. Cela dit, une 4e position est un excellent résultat, surtout si on le met en parallèle avec la 4e place déjà conquise aux 24 Heures du Nürburgring. Cela nous permet en outre de conserver la tête du championnat, ce qui me rend heureux. »

 

Sur la voiture sœur, Bert Longin explique que le temps perdu dans les stands ne se rattrape jamais : « Je pense que nous avions la vitesse pour finir dans le top 5. Mais certains problèmes rencontrés en course nous ont fait perdre trop de temps. Il y a d’abord eu l’accélérateur, puis les freins, et finalement une crevaison qui a causé beaucoup de dégâts et obligés à remplacer un arbre de transmission. Je pense que nous avons au total passé près de 90 minutes dans les stands. Il est impossible de rattraper un tel retard, même pendant une course de 24 heures. Cela dit, rejoindre l’arrivée d’une telle épreuve n’est jamais facile. Aussi, je suis content d’avoir vu le drapeau à damier, et d’avoir ramassé quelques points précieux pour le championnat. »

 

Laurent Mercier

 

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