Blancpain Endurance Series

Tour d’horizon du Boutsen Ginion Racing avec Olivier Lainé.

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Il y a tout juste un an, les McLaren MP4-12C débutaient en Endurance sur ce même tracé de Spa-Francorchamps. Depuis, les autos développées par McLaren GT ont bien évolué. Hexis Racing s’est imposé en Championnat du Monde GT1 et ART Grand Prix en GT Tour. Lors du dernier meeting Blancpain Endurance Series du Castellet, le Boutsen Ginion Racing s’est bien comporté avec sa McLaren MP4-12C confiée à Nico, Verdonck, Jack Clarke et Edouard Mondron. A Spa, Eric van de Poele vient renforcer le trio, tandis que la seconde auto est partagée par sarah Bovy, Marlène Broggi, Jérôme Thiry et Massimo Vignali. A l’issue des 24 Heures de Spa, Olivier Lainé devra se pencher sur la suite de la saison European Le Mans Series qui doit se rendre à Road Atlanta. Avec une ORECA 03 et une Formula Le Mans dans le garage, le Boutsen Ginion Racing va devoir prendre une décision. L’équipe belge a la satisfaction d’avoir vu son auto dans le Top 20, avec Nico Verdonck qui a placé la #5 à la 6ème place à l’issue des deux séances qualificatives.

Laurent Mercier : Olivier, comment se comporte les McLaren ?

Olivier Lainé : « McLaren arrive avec une nouvelle auto même si elle a débuté en Endurance ici même il y a un an. Depuis, la MP4-12C a bien évolué et McLaren GT a développé des pièces pour cette course d’endurance. Ils sont très professionnels dans leur approche et très précis. Nous n’avons pas l’avance de certaines marques. McLaren est un nouveau constructeur et il faut laisser du temps au temps. La base est très saine. Nous trustons les premières places avec la #5 depuis les premiers essais. »


Quel est l’objectif ?

« Sur le papier, seul Audi peut prétendre dire qu’ils peuvent gagner, mais il y a de nombreux outsiders avec Ferrari, Porsche, BMW et McLaren. On a une carte à jouer. Dans la nuit de mercredi à jeudi, l’équipe a travaillé jusqu’à 4 heures du matin pour préparer les deux autos. On ne peut présager de rien et on a obtenu ce que l’on souhaitait de la part de McLaren. Toutes les équipes roulant avec les MP4-12C sont logées à la même enseigne. »


Du côté de l’European Le Mans Series, quel est ton sentiment sur le fait de terminer la saison au Petit Le Mans ?

« Nous ne fermons aucune porte, que ce soit en LMP2 ou en LMPC. Déjà en début d’année, le programme était difficile à vendre et il l’est encore plus maintenant que la donne a changé. Sur le plan économique, la situation n’est pas florissante. Si tout le monde avait les mêmes centres d’intérêts financiers, ça tournerait mieux. »

 

Quid d’engager une auto en LMPC ? Il y a toujours un intérêt ?

« La Formula Le Mans a une raison d’être. Il faut juste réévaluer la donne par rapport aux LMP2. Aux Etats-Unis il y a plus de LMPC car elles sont plus performantes et plus près des LMP2. Le calcul est vite fait. Aligner une LMPC en ALMS coûte deux fois moins cher et il y a une possibilité de résultats. »

 

Quelles seront les orientations du team en 2013 ?

« C’est impératif pour nous de rouler en GT. Nous nous dirigeons vers une nouvelle saison en Blancpain Endurance Series. Du côté prototype, on espère qu’il y aura un Championnat d’Europe. Financièrement, on ne peut pas faire autre chose. Seuls les constructeurs peuvent avoir un intérêt à aller rouler en WEC. Pour une équipe comme la nôtre, ce n’est pas possible. »

 

Propos recueillis par Laurent Mercier

 

 

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