Guillaume Moreau

Guillaume Moreau poursuit ses chroniques sur EI.

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Guillaume Moreau est bien malgré lui hors des circuits suite à son accident lors de la Journée Test des 24 Heures du Mans. Le pilote OAK Racing est toujours en plein processus de rééducation au centre de l’Arche du Mans. Guillaume va poursuivre ses chroniques dans ces colonnes et il n’hésitera pas à prendre la plume quand il le désirera. Il pourra vous faire part de ses analyses, ses coups de coeur, ses coups de gueule, et pas spécialement en Endurance. Son avis éclairé de connaisseur du sport automobile en général vous permettra d’avoir sa vision des choses. Pour résumer il a carte blanche et c’est pourquoi nous lui avons créé une rubrique spéciale. Pour sa première sortie, Guillaume est allé rendre une visite au paddock du Mans Classic et c’est sur cette manifestion qu’il revient dans sa première chronique.

 

Laurent Mercier

 

« Bonjour à toutes et tous ! Comme vous le savez très certainement je poursuis ma rééducation au centre régional spécialisé dans la rééducation et la réadaptation fonctionnelle de l’Arche situé au Mans. Je sais que le processus sera long mais l’équipe autour de moi met tout en œuvre pour que tout se passe pour le mieux. Je commence à me déplacer sans béquilles même s’il me manque encore de la sensibilité dans la jambe droite et des triceps, mais les progrès sont immenses. J’ai maintenant le droit de sortir le week-end et ma première sortie a été de rendre une visite au paddock du Mans Classic malgré une météo bien capricieuse le samedi. »


« Pour être franc, c’était la toute première fois que je venais voir cette manifestation et j’ai pu suivre de près le plateau où roulait Jacques (Nicolet). J’ai été surpris par le nombre de voitures en piste tout comme la quantité d’autos de clubs. C’était pour moi très intéressant mais aussi intriguant. L’organisation n’est pas du tout la même que ce que l’on a aux 24 Heures du Mans « moderne » car là tout le monde est logé à la même enseigne sous des tentes. Il n’y a pas les imposantes structures. J’avoue qu’il fallait avoir du cran et du talent pour rouler à des vitesses folles dans de telles autos. On est loin des standards actuels au niveau de la sécurité. A cette époque les pilotes mixaient les disciplines tandis que de nos jours chacun a sa spécialité de prédilection. Personnellement je n’ai jamais roulé dans une voiture historique, par manque de temps mais aussi par manque d’occasion. On ne peut qu’avoir du respect pour tous les pilotes de l’époque, mais aussi pour ceux qui ont restauré ces magnifiques autos. Comme quoi le sport automobile plaît toujours… J’ai pu me rendre compte que le spectacle était aussi présent hors du paddock avec des répliques pour les enfants, des boutiques d’antan et des Jeep qui faisaient office de navettes. Le dress code avait un côté nostalgique et les Britanniques sont très forts sur le sujet. Si la Morgan 2012 LMP2 n’a pas quitté les ateliers du Technoparc, les autos du constructeur britannique étaient bien là avec une magnifique 4-4 datant de 1937 ou une plus récente +4 de 1962. Il y en avait pour tous les goûts pour cette 6ème édition du Mans Classic. »


« Cette visite dans le paddock m’a aussi permis de revoir les mécanos du OAK Racing ainsi que des pilotes comme Guy Lacroix, Frédéric Da Rocha ou Patrice Lafarge. Ils ont été étonnés de me voir et cela m’a fait du bien de me vider la tête dans le milieu du sport automobile. Je tiens une nouvelle fois à remercier tout le monde pour le soutien apporté. Je reçois toujours de nombreux messages de sympathie qui me font du bien. J’en profite également pour souhaiter une bonne course aux deux équipages du OAK Racing qui seront en piste aux 6 Heures de Donington en cette fin de semaine. A bientôt et bonnes vacances ! »

 

Guillaume

 

 

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