« Bonjour tout le monde. Voilà, j’ai participé à mes deux vraies premières courses du Grand-Am, les 24 Heures de Daytona étant un peu à part. Le premier bilan, mathématique, est plutôt positif : avec Timo, nous sommes revenus à la troisième place du classement. Du point de vue du résultat, nous aurions pu faire mieux, aussi bien lors du VIR 250 qu’à New Jersey. Notre place est plus haut dans la hiérarchie !
« Pour la première fois depuis longtemps, j’ai découvert de nouveaux circuits. Ce n’est pas un avantage, mais c’est toujours agréable. Concernant le Virginia Speedway, il est clair que c’est un tracé à l’ancienne. D’ailleurs, le responsable du circuit m’a dit que le circuit n’avait pas évolué depuis sa construction. Et bien, je confirme ! Il y a carrément un arbre à l’intérieur d’un virage. La piste mêle parties rapides et virages un peu plus serrés, donc l’ensemble est plutôt sympa… sauf pour notre boîte cinq vitesses puisqu’il y a plusieurs relances.
« Venons-en à la course. La qualification a été plutôt bonne avec le deuxième temps de Timo. Mais le règlement du Grand-Am est un peu particulier et les essais sont plus représentatifs que la qualif. En effet, le pilote qui qualifie la voiture doit prendre le départ et chaque auto doit marquer un arrêt lors des premières 45 minutes. Ainsi, pour les équipages moins homogènes, c’est souvent l’homme le moins rapide qui se charge de faire les qualifications. Le départ de l’épreuve a été relativement bon, Timo hissant notre Riley-Porsche aux commandes. Malheureusement, il a connu un problème d’embrayage et a fait une petite excursion dans l’herbe. Nous sommes passés de la première à la onzième place. Puis après la première neutralisation, j’ai voulu doubler l’auto qui me précédait, mais en Grand-Am, il ne faut pas se décaler avant la ligne de départ ! J’ai donc écopé d’une pénalité qui nous a fait retomber à la vingt-troisième position. Heureusement, nous avons pu remonter jusqu’au septième rang. Compte tenu du déroulement de la couse, c’est un moindre mal : nous marquons des points et c’est le plus important dans ce championnat. C’est simplement dommage car le Top 5 était à notre portée.
« La semaine suivante, direction le New Jersey. Nous sommes passés d’un extrême à l’autre puisque le circuit n’a que deux ans. Le complexe est donc tout neuf, assez imposant et magnifique ! Le tracé est également différent, plus lent disons, et sans relance. Dès les premiers essais, notre Riley-Porsche était donc dans le coup. Le week-end a globalement été très pluvieux, mais les qualifs se sont déroulées sur le sec. J’ai pu réaliser la pole, la première de Penske en Grand-Am. Dès le départ, donné sous des trombes d’eau, il y a eu une première neutralisation. Nous avons décidé de faire notre arrêt obligatoire, mais nous avons été surpris par un point : l’arrêt est obligatoire, mais ni le ravitaillement, ni le changement des pneus. Il suffit de passer par la pitlane ! Contrairement à nos adversaires, nous avons mis de l’essence et nous avons donc perdu quelques places.
« Je suis reparti neuvième et, avec la forte pluie, ce n’était pas facile de remonter. J’étais englué dans le trafic, mais au bout d’un moment j’ai cessé d’être patient si vous voyez ce que je veux dire ! J’ai pu grimper à la deuxième place avant de céder le volant à Timo… malgré de l’eau dans le cockpit ! Les DP sont assez rustiques et la pluie étant assez dense, il y avait quelques infiltrations. J’ai donc roulé les deux pieds dans l’eau !
« Grâce à la bonne stratégie du Penske Racing, nous étions donc deuxièmes, mais nos concurrents avaient encore un arrêt à faire ! Malheureusement, alors que la victoire nous tendait les bras, nous avons été victimes d’une crevaison lente. Malgré un tête à queue, Timo a pu revenir jusqu’au troisième rang. Nous décrochons notre premier podium : c’est bien, mais nous sommes un peu déçus car nous aurions dû finir plus haut.
« Le plus important est que nous sommes au contact des leaders au Classement Pilotes. Dommage d’avoir connu ces quelques petits problèmes. La prochaine manche à Laguna Seca s’annonce disputée. La bonne nouvelle, c’est que nous allons retrouver un sixième rapport sur notre boîte… même si nous perdons encore 200 tours de régime moteur.
« Un dernier mot à propos de mon casque : vous avez pu voir que j’ai un nouveau design. En fait, il s’agit des couleurs de notre partenaire, Verizon Wireless. Timo a d’ailleurs exactement le même, tout comme Penske Racing en Nascar pour la voiture qui a ce sponsor. Je ne porterai ce casque uniquement en Grand-Am et retrouverai mes habituelles couleurs pour les 24 Heures du Nürburgring. Au Mans, j’aurai en revanche une nouvelle déco !
« Rendez-vous très prochainement ! »
Romain
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