En intégrant en dernière minute la formation Speed One Club, les Français Daniel Dupont et Fabrice Reicher débarquaient dans l’Eifel avec pour simple objectif de rejoindre l’arrivée des 24 Heures. Si le but fut atteint avec une 87e place finale agrémentée d’une honorable 8e position dans la très relevée classe SP3T, la course ne se résuma pas à un long fleuve tranquille pour les deux complices. Loin s’en faut !
Associés aux Allemands Axel Jahn et Raphael Hundeborn sur une VW Scirocco, Daniel et Fabrice ont entamé leur chemin de croix dès les essais avec un turbo cassé ! Ne voulant prendre aucun risque, l’écurie en charge de la VW blanche et orange changeait le moteur de manière préventive. Avec pour conséquence une diminution de la puissance de 350 à 310 cv ! Les duettistes se payaient une nouvelle frayeur dès le premier tour de course avec une durit débranchée. C’est ensuite le spoiler qui a commencé à faire des siennes, deux arrêts étant nécessaires afin de le fixer correctement. Pour couronner le tout, Fabrice Reicher se voyait contraint d’effectuer un relais de 1h45 privé d’assistance de direction. Ses bras s’en souviennent toujours…
Comme si cela ne suffisait pas, en plein cœur de la nuit, des problèmes de phares sont venus entraver la marche de la VW Scirocco n°132. Alors que nos joyeux drilles pensaient être au bout de leurs peines, ils étaient, comme tant d’autres auparavant, victimes d’une crevaison avant que le porte-moyeu arrière gauche ne rende l’âme alors que Fabrice évoluait à fond de 5 sur le tracé grand-prix ! Vu tous ces avatars, rallier la terre promise résonna comme un énorme soulagement pour Daniel Dupont et Fabrice Reicher. Ce dernier n’en conservera pas moins un excellent souvenir de sa 12ème participation. « Le courant est vraiment bien passé avec le Speed One Club, une écurie bien sympathique qui eut le mérite de préparer en quinze jours à peine une voiture qui, à la base, n’était pas sensée disputer les 24 Heures. Avec un peu plus de temps et surtout moins de guigne, je pense que le résultat aurait été tout autre. Notre meilleur tour bouclé en 9’49 démontre d’ailleurs le potentiel dont disposait notre monture. J’ai d’ailleurs pris énormément de plaisir à son volant…lorsqu’elle fonctionnait correctement. Quoi qu’il en soit, c’est avec joie que l’on recourra avec cette équipe. »
Fabrice Bergenhuizen