30 voitures sont sous les ordres du starter pour les 4 Heures GT/Tourisme. La course sera considérée comme un « wet race », la pluie étant tombée momentanément sur le circuit avant la mise en grille.
La première ligne associe la Ferrari 458 Italia GT2 Visiom n°2 de Jean-Bernard Bouvet (auteur de la pole), Jean-Paul Pagny et Thierry Perrier, et la Porsche 997 RSR IMSA Performance Matmut n°52 de Richard Balandras et Patrice Milesi.
Au départ, Jean-Bernard Bouvet prend un départ impeccable et creuse immédiatement l’écart sur la Porsche IMSA de Richard Balandras. Jérémy Alloin est troisième avec la Porsche Almeras n°67, en bagarre avec la Porsche 996 RSR Polybaie n°14 de Bernard Moreau et la Porsche 997 Cup RMS n°56 de Thierry Stepec.
La Ferrari 458 fait le trou et Bouvet a bientôt près d’une vingtaine de secondes d’avance. Derrière la Ferrari et la Porsche IMSA, la lutte est serrée entre les trois poursuivants. Bernard Moreau prend provisoirement la troisième place, mais rétrograde peu après à la suite d’un tête-à-queue qui lui a fait perdre un tour.
La Porsche 997 Cup S du Porsche Lorient Racing se joint à la lutte pour le Top 5. Stepec est troisième avec la Porsche n°56, Philippe Polette (Porsche n°63) quatrième et Jérémy Alloin (Porsche n°67) cinquième.
La pluie tombe à nouveau sur le circuit et on signale un changement d’adhérence. C’est une pluie fine, mais tous les pilotes sont en slicks. JB Bouvet a accentué l’écart, qui est de plus de 30 secondes après quarante minutes de course.
L’Audi R8 LMS n°323 remonte méthodiquement vers l’avant et Angelos Metaxa passe bientôt en cinquième position. Jérémy Alloin fait une touchette et la Porsche Almeras n°67 est contrainte de passer par les stands pour changer le spoiler avant.
Safety car pour remettre de nombreuses quilles en place sur le circuit : c’est une ruée dans les stands pour marquer le premier des quatre passages sur la voie des stands pendant ces quatre heures de course. La plupart des leaders est rentrée, plusieurs concurrents en profitent pour ravitailler dont la Ferrari n°2 en tête de la course.
La course est relancée cinq minutes plus tard. La Ferrari n°2 est toujours très nettement en tête, avec 55 secondes d’avance sur la Porsche IMSA n°52. Thierry Stepec est troisième avec la Porsche n°56, Michel Monteiro quatrième avec la Porsche 997 RSR RMS n°54 et Philippe Polette cinquième avec la Porsche n°63.
Le meilleur tour en course est pour l’instant détenu par Jean-Bernard Bouvet et la Ferrari 458 n°2 en 1’39”553.
La Porsche Polybaie n°14 repart après un très long arrêt au stand. La Silhouette GC-10 V8 n°20 de Eric Poitevineau fait un beau début de course et passe en cinquième position après 1h15 de course. Elle passe même en quatrième position en venant à bout de la Porsche n°63.
La Ferrari Visiom n°2 rentre au stand. On change les pneus et on refait le plein. La Porsche IMSA n°52 passe donc en première position. La GC-10 de Poitevineau est maintenant deuxième devant la Porsche n°63 qui profite des arrêts de plusieurs concurrents, avant de rentrer au stand à son tour. L’Audi R8 LMS qui ne s’est arrêtée qu’une fois remonte vers le haut du classement, elle est sixième.
Après son arrêt, la Ferrari 458 est quatrième, pilotée désormais par Jean-Paul Pagny. A l’avant de la course, la Porsche IMSA et la GC-10 sont quasiment dans le même rythme.
Safety car au bout d’1h45 : Pierre Martinet est dans le gravier dans la montée du Dunlop et sa Porsche n°65 doit être dégagée à l’aide d’un Manitou.
Le leader profite du safety car pour rentrer ravitailler et Balandras reste au volant de la Porsche IMSA. La GC-10 moteur V8 Chevrolet 6,2l) est passée sur la voie des stands. La Ferrari repasse aussi par les stands et JP Pagny repart aussitôt.
La course est relancée peu après la mi-course et du fait de l’arrêt de la Porsche IMSA, la GC-10 est maintenant en tête ! Patrice Milesi a relayé Balandras sur la Porsche IMSA.
Il tombe à nouveau quelques gouttes de pluie sur le circuit. La GC-10 n°20 rentre au stand, Arnaud Gomez relaie son frère Olivier qui repart en cinquième position.
Alors que Cyril Raymond et la Mosler MT900 n°22 étaient le plus rapides en piste, le jeune pilote part dans le bac à gravier dans les Esses bleus. Il a une crevaison à l’arrière gauche.
35 secondes d’écart entre la Porsche IMSA et la Ferrari 458 Visiom et un peu moins de 40 secondes d’écart entre l’Audi R8 LMS de Metaxa et la GC-10 de Arnaud Gomez. La Silhouette n°20 est la seule des premiers à avoir effectué quatre passages par la voie des stands, contrairement aux trois voitures qui la précèdent.
JP Pagny rentre au stand à 1h15 du drapeau à damiers et c’est Thierry Perrier -trois victoires de groupe aux 24 Heures du Mans- qui va prendre le dernier relais et tenter de décrocher la victoire.
Alors que la Ferrari est repartie, la Porsche de tête est signalée au ralenti sur le circuit avec une crevaison. Cette crevaison est à l’arrière gauche et on change les quatre pneus.
Après l’arrêt de la Porsche IMSA, c’est la GC-10 qui a repris la tête de la course, devant la Ferrari de Thierry Perrier et la Porsche n°63 de Polette/Lelièvre. La Silhouette rentre cependant prendre du carburant, le V8 Chevrolet est gourmand en essence.
La Ferrari va reprendre la première place à la suite du ravitaillement de la GC-10 qui reprend la piste. Thierry Perrier a sept secondes d’avance sur la Porsche de Polette/Lelièvre, mais celle-ci va devoir s’arrêter une quatrième fois. La Porsche IMSA est troisième, à 50 secondes et la GC-10 quatrième à 1’08”, mais celle-ci récupère une place quand la 63 s’arrête.
La Porsche IMSA pourrait se voir créditée d’une minute de bonus en raison d’un problème pendant le ravitaillement et dans ce cas elle passerait en tête. Elle précède la GC-10 de 16 secondes, la Silhouette tournant légèrement plus vite. Perrier hausse un peu le rythme et devance de 52 secondes la Porsche. La minute de crédit est confirmée pour la Porsche IMSA, ce qui la place virtuellement en première position avec huit secondes d’avance !
Il ne reste que quarante minutes de course et son issue est très incertaine. Perrier a encore haussé le ton et a récupéré la minute accordée à la Porsche. Celle-ci pourrait même se voir gratifier d’un tour supplémentaire, ce qui changerait évidement la donne et c’est bien ce qui se produit. Ce tour lui a été accordé en raison d’une erreur du safety car lors d’une neutralisation. La victoire semble acquise à Balandras/Milesi.
Dans la catégorie GTV3, la Porsche n°56 de Thierry Stepec/Thierry Prignaud pourrait bien récupérer la première place, la Porsche 997 Cup n°25 du Crubilé Racing de Sébastien Crubilé/François Perrodo devant s’arrêter prochainement pour la quatrième fois. C’est fait après l’arrêt de la Porsche n°25.
En GTV2, l’Audi R8 LMS n°323 de AB Sport Auto, quatrième au général, domine la catégorie.
Il reste 15 minutes de course et les positions ne devraient guère évoluer, sauf en GTV3 où 2”8 seulement séparent les Porsche n°56 et n°25.
Moins de neuf minutes de course, avec quelques problèmes de transpondeur pour le leader, solidement accroché à sa première place. Deux secondes d’avance pour la Porsche 56 à qui on passe le panneau « Gaz Gaz » !!
Malchanceuse, la Mosler Vde
V n°11, crevée à l’arrière gauche et qui revient au stand au ralenti à trois minutes du drapeau à damiers. Elle repart rapidement.
La Porsche IMSA franchit victorieusement la ligne d’arrivée après une course indécise. La Ferrari 458 n°2 termine juste derrière, à un tour donc et la Silhouette GC-10 n°20 complète le podium.
En GT3, la Porsche n°56 a réussi à contenir la Porsche n°25 et remporte la catégorie. JP Pagny, Thierry Perrier et JB Bouvet conservent la première place du Challenge GT/Tourisme avec leur Ferrari.
Vous trouverez toutes les photos du week-end, dont celles de Philippe Lubineau, un fidèle lecteur d’E-I , que nous remercions ici
Claude Foubert