Super GT

Okayama : Le carnet de voyage de Jean-Yves Damien, part 2.

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Voici la deuxième partie du carnet de voyage au Japon de Jean-Yves Damien (la première partie est   ici ) :

 

Le contrôle des billets se fait une fois encore dans le calme, l’ordre et la bonne humeur malgré le flux continu et important de spectateurs qui se pressent à l’entrée. Une fois dans l’enceinte du circuit, direction le bord de piste pour ne pas rater le début du warm-up. Et là… surprise : les tribunes sont déjà bondées malgré l’heure très matinale. Voilà pourquoi il n’y avait pas grand monde sur les routes : les spectateurs sont déjà arrivés et depuis un certain temps on dirait.  Les tapis de sol, les bâches, les sièges pliables et autres glacières sont déjà installés.

 

Il faut savoir que le Japon est un pays très sûr et les japonais n’ont donc aucune crainte à laisser leurs affaires sur place afin de se réserver les meilleures places pour ensuite aller faire un tour dans le paddock, pour aller chercher à manger ou autres. Et lorsqu’ils reviennent (parfois plusieurs heures plus tard) rien n’à bouger et ils reprennent tout naturellement leurs places sans que personne ne les aient prises. Essayer ça aux 24h du Mans du côté de la chicane Dunlop le samedi… je ne pense pas que le pack de bières que vous aurez laissé sur votre siège pliable le matin à 8h30 sera encore là à 14h00. Ici au japon, rien de tout cela.

 

Arrive donc le début du warm up, nous allons rapidement nous placer à la sortie du premier virage et rapidement nous nous rendons compte que le point de vue offert est superbe : nous surplombons la piste sans le moindre grillage de sécurité pour nous gâcher la vue et nos photos. Nous pouvons également voir d’autres parties du circuit puisque le circuit d’Okayama est un circuit relativement « boudiné » et court (4 petits kilomètres). Avec à peu près 40 voitures en piste, le trafic est dense et la piste relativement froide provoque quelques figures libres sans gravité pour les deux Lamborghini JLOC engagées en GT 300 ainsi que pour l’Aston Martin qui vient s’échouer mollement dans la pile de pneus juste devant nous. Cela nous permet d’assister à l’intervention des commissaires de pistes (tous équipés de casques) pour sortir la voiture de sa fâcheuse position. Là où en Europe nous faisons appel à des « Manitou » ou des 4×4, les Japonais font eux appel à de drôles de petits engins équipés de chaines comme sur des tanks. Dans le cas présent, celui-ci était manœuvré par une femme. L’Aston Martin peut ainsi reprendre assez rapidement la piste. Au cours de ce warm up, on peut se rendre compte de la bestialité, de la richesse et de la diversité des voitures engagées tant en GT500 qu’en GT300. Les décorations des voitures sont également ahurissantes et très soignées avec plusieurs d’entre elles représentant des personnages de manga, notamment deux BMW Z4 du plus bel effet.

 

Après le warm up, viens ce qui était pour nous la plus grande curiosité et la plus grande interrogation de la journée : « Le safari » avec l’entrée en piste de 5 autocars qui viennent se mêler aux 40 voitures du Super GT qui reprennent la piste pour un quart d’heure. L’objectif est de permettre aux fans d’observer les voitures en action depuis la piste directement.  Les pilotes jouent le jeu tout en restant très prudent lors des dépassements des autocars. Les 5 autocars sont remplis de fans et on aperçoit beaucoup d’enfants parmi eux. Un très beau souvenir pour eux surtout que le prix de ce safari est loin d’être excessif (une grosse trentaine d’euros à peu près), surtout dans un pays où le niveau de vie est relativement élevé par rapport à la France. C’est aussi une de choses qui nous a beaucoup marqué lors de cette journée : là où le public européen est souvent composé majoritairement d’hommes, le public nippon est composé majoritairement de familles et on y croise énormément d’enfants. Les organisateurs semblent aussi faire le nécessaire à ce niveau là en proposant des animations pour les plus jeunes.

 

Viennent ensuite deux courses annexes, l’une avec des petites Honda et l’autre qui est l’équivalent de la Porsche Carrera Cup au Japon. Nous en profitons pour nous déplacer autour du circuit et partout où nous allons nous sommes dans la verdure, au milieu des collines et des sapins. Les allées réservées aux spectateurs surplombent la piste, nous faisant penser quelques peu à Spa-Francorchamps. Nous tombons aussi sur un trou aménagé dans le grillage de sécurité au bout de la ligne droite des stands qui ferait hurler les responsables de la FIA et de l’ACO mais qui fait le bonheur des photographes professionnels et amateurs.

 

A suivre,

 

Jean-Yves Damien

 

Les photos de Jean-Yves sont

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