Blancpain Endurance Series

Philippe Alméras : "Une marche supplémentaire!"

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La famille Alméras fait partie des noms incontournables du sport automobile en France. Pour preuve, la famille est présente à Monza pour venir suivre les premiers pas de l’équipe Pro GT by Alméras en Endurance. Pilier du Championnat de France GT et de la Porsche Matmut Carrera Cup, l’équipe héraultaise rajoute une nouvelle corde à son arc cette saison, avec deux Porsche 997 GT3-R alignées en Blancpain Endurance Series. La #34 est confiée à Anthony Beltoise, Henry Hassid et Roland Bervillé et la #35 est partagée par Antoine Leclerc, David Tuchbant et Eric Dermont. On verra également les troupes de Philippe Alméras en GT Tour avec trois autos et quatre en Porsche Matmut Carrera Cup. Avant une saison qui s’annonce des plus chargées, Philippe Alméras fait le point sur les différents programmes.

 

Laurent Mercier : Pro GT by Alméras va s’attaquer à un triple programme et un nouveau challenge avec des débuts en Endurance. Pourquoi cette décision ?

Philippe Alméras : « Nous souhaitions pouvoir embrayer sur plusieurs programmes. C’est à la fois une nécessité et un objectif de développement. Nous avons failli aller en World GT1 mais cela s’est décidé trop tard. Nos programmes ont été déterminés très tôt car dès le 15 janvier, 90% était déjà bouclé. Le World GT1 n’est pas quelque chose que l’on peut prendre à la légère. Il faut être fin prêt pour bien y figurer mais c’est une série à envisager pour l’avenir. Si nous l’avions su plus tôt, nous y serions certainement allés en lieu et place de la Blancpain Endurance Series. Rouler en Blancpain est le meilleur choix possible du fait notamment de l’association Pro-Am, mais aussi sur le plan du timing, des circuits et du calendrier. C’est conforme en tout point à ce que j’en attendais. Tous les grands noms du sport automobile européen sont ici et cela représente beaucoup de monde. C’est le plus gros championnat qui puisse exister excepté le World GT1 pour le Sprint. »

 

Le côté Pro-Am a donc séduit le team ?

« Oui car ce serait une erreur que les constructeurs s’engagement directement dans le championnat. La catégorie GT3 est faite pour les clients en les accompagnant avec un service compétition client. C’est exactement la philosophie de Porsche où l’on dispose de conseils, d’une aide et d’un accompagnement. Porsche est un des rares constructeurs à jouer le jeu et à ne pas mettre une déferlante de moyens financiers et humains. Il faut faire attention à ne pas tout tuer. »


Quel est l’objectif cette saison ?

« En premier prendre de l’expérience ! Le team est rôdé sur les manches Sprint en Porsche. La famille Alméras a une culture Endurance avec notamment dix participations aux 24 Heures du Mans. Ce n’est pas quelque chose de nouveau et le produit Porsche est pleinement adapté à l’Endurance. Si nous faisons un Top Ten au général, nous serons ravis. C’est déjà un bel objectif car avec plus de 50 autos il ne sera pas facile de se faire place. Le classement n’est pas un leitmotiv en soi. Il nous faut faire de bons ravitaillements, de bons relais pour les pilotes et ne pas être dans les mauvais coups. La Blancpain Endurance Series est pour nous une marche supplémentaire car les courses internationales se gèrent différemment. »

 

On peut donc revoir le nom Alméras aux 24 Heures du Mans ?

« Le Mans fait partie des objectifs à terme. C’est impossible pour un team comme le notre d’y aller avec une GTE. De plus les GTE ne peuvent rouler que dans quelques championnats, ce qui est insuffisant compte tenu des coûts engendrés. Si les 24 Heures s’ouvrent aux GT3 nous serons intéressés. »

 

Après le titre en GT Tour, Pro GT by Alméras rempile. C’était une volonté de rester en France ?

« Nous aurons un programme costaud avec trois autos, et toutes capables de monter sur le podium. Notre base sportive est française et c’est logique pour nous de rouler en France. On sait que ce n’est pas de tout repos et nous voulions marquer notre soutien au GT Tour en alignant trois Porsche. Nous aurions pu mettre la troisième en Blancpain mais nous l’avons mise en France. On attend beaucoup de la reprise en mains du GT Tour. Nous restons attachés à la France mais il ne faut pas oublier que le GT3 n’a pas de frontières en Europe. Les évènements 2011 ne changent rien au plaisir sportif. La qualité technique du championnat est bonne et il faut juste plus de rigueur. »

 

Les week-ends ne seront pas de tout repos avec également quatre autos en Porsche Matmut Carrera Cup…

« Nous voulions garder un côté sportif brut et entier et c’était hors de question pour nous d’arrêter ce championnat. Nous y serons au minimum jusqu’à fin 2013. Cette saison, nous alignons quatre autos. La structure est capable d’accueillir entre trois et cinq autos. Le point positif est le renouvellement des pilotes. La Porsche Cup est une auto pointue, technique à piloter et où il faut doser l’agressivité. Le fait que le Trophée Jeunes Talents Matmut ait été mis en place est une bonne chose. Ce renouveau des pilotes a pu se faire grâce à la ténacité de gens comme Alex Gibot de chez ORECA. Il y a un gros travail en arrière plan pour faire connaître la discipline. Il n’y a rien à dire sur le plateau où nous sommes ravis de pouvoir accompagner Côme Ledogar pour la transition monoplace/Porsche. La moitié de notre effectif est nouveau et nous assurons la continuité de 2011 avec Romain Monti et Roland Bervillé. Roland est un féru de la Porsche Cup. Pour les programmes GT Tour et Porsche Matmut Carrera Cup, les deux entités de l’équipe sont séparées. »

 

Propos recueillis par Laurent Mercier

 

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