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David Zollinger : Une saison 2010 bien remplie !

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David Zollinger a remporté avec son équipier Philippe Mondolot le Challenge Européen d’Endurance Proto 2 Litres Van de Vyver en 2009 et est bien parti pour conserver sa couronne cette année.

 

David a eu une saison bien remplie : outre son programme au volant de la Norma M20F de l’écurie Palmyr, il a couru en Formula Le Mans, et participé à l’aventure de la Norma-Judd M200P aux 24 Heures du Mans, tout ceci en plus de ses activités de moniteur avec le team Palmyr sur le circuit de Lédenon Nous avons rencontré David à Dijon dans le cadre du récent meeting VdeV pour faire avec lui un petit bilan de cette année.

 

David, commençons par le Challenge VdeV Proto…

“Bien, pour l’instant, le bilan est parfait puisque avec Philippe Mondolot nous avons remporté trois victoires et deux secondes places, le tout en cinq courses. Nous sommes sur la lancée de 2009 et de plus le titre ne devrait pas échapper au Team Palmyr puisque nos seconds au championnat, Jean-Marc Menahem et Marc Faggionato (habitués des journées coaching de David, NDLR), font également partie de la même structure.

 

Palmyr c’est ma deuxième famille ! Nous terminons notre neuvième année de collaboration, avec un bilan des plus révélateurs. Ils m’ont tout appris et je leur dois tout. J’ai commencé avec eux en Formule Ford en 2002, remporté les titres de Champion de France 2003 et 2005, et terminé vice-champion en 2004 en ne participant qu’a 10 courses sur 15.”


“2006 marque le début de l’aventure sport proto avec Norma, je termine vice-champion de Sprint Proto en VdeV cette année là, puis champion 2007/2008 toujours en Sprint Proto. En 2009, passage à l’endurance réussi puisque nous remportons dès notre première saison complète le Challenge Européen d’Endurance Prototype 2 Litres.”

 

Le professionnalisme du Team Palmyr, et l’ambiance qui y règne est un bonheur. Je dois également beaucoup au Picard Racing qui est le propriétaire de notre Norma M20F actuelle et qui me soutient de longue date. Avec Philippe Mondolot nous venons de fêter les deux ans de notre équipage. Notre association se passe très bien. Le Philippe d’aujourd’hui n’est plus le même quand 2008, il continue de progresser à chaque course et le mérite de nos succès 2010 lui revient en grande partie car avec Fabien Rosier, Grégory Fargier et autres, nous sommes tous pratiquement au même niveau alors que côté gentlemen drivers, c’est Philippe qui fait toute la différence. Au Paul-Ricard, il a fait un relais sans fautes de 2h10. Le titre 2009 lui a fait le plus grand bien et lui a donné de l’assurance. Il est désormais conscient et confiant en ses capacités et ne se laisse plus impressionner.”

  

Quelle va être la suite, avec Philippe?

“C’est clair que maintenant l’objectif, c’est Le Mans d’ici deux à trois ans en LMP2. On va voir s’il est possible de monter un programme en Le Mans Series afin de faire nos gammes et de décrocher une invitation au Mans dans les meilleurs délais. Il est encore trop tôt pour savoir si ça pourra se faire, et avec quel matériel, l’année prochaine.”

 

Tu arrêterais le VdeV dans ce cas?

“Non, pas du tout, on repartira la saison prochaine, même si on fait les Mans Séries, ça nous permet d’accumuler les courses et de ne pas perdre la main. Si tout va bien ce sera avec la nouvelle arme de Norbert Santos et son équipe : la Norma M20 FC carbone. D’ailleurs j’en profite pour dire que ma Norma actuelle (championne 2008/2009) est en vente.”

 

Et la Formula Le Mans…bilan 2010?

“J’ai commencé la saison avec Applewood Seven, associé à Damien Toulemonde, avec qui je me battais en Sprint Proto, et l’australien Ross Zampatti. Au LMS du Paul-Ricard, pour la première manche, ça s’est très bien passé, puisque nous avons remporté la course de huit heures. (Meilleur tour en course à l’actif de David, NDLR). A Spa, l’histoire n’a pas été la même. On a cassé le moteur dans le premier tour des essais libres le vendredi matin. En course nous avons dû renoncer sur problèmes de freins alors que j’avais donné la voiture en tête à mon équipier Australien. Ensuite, nos chemins se sont séparés avec Applewood Seven.”

 

Et il y a eu les 24 Heures du Mans…

“Ah, Le Mans…J’ai vraiment découvert une discipline à part entière, c’est complètement différent du reste, tellement c’est énorme. C’est très difficile de ne pas être impressionné par l’importance d’un tel évènement…”

 

Justement, qu’est-ce qui t’a impressionné le plus?

“Beaucoup de choses bien sûr. La Parade des Pilotes, par exemple. C’est complètement incroyable, la ferveur des spectateurs. Tellement de gens en quête d’un autographe, un sourire, une photo, même si on ne te connaît pas forcément, pour le simple fait que tu portes une combinaison de pilote et que tu vas faire les 24 Heures, c’est une vraie passion; les hymnes aussi sur la piste, avant le départ, c’est quelque chose d’exceptionnel. Tu te dis à ce moment que tu as une chance fantastique de pouvoir faire partie d’un évènement hors du commun; enfin, pratiquement tout.”

 

Envie de recommencer au plus vite ?

“Pas envie, c’est une obligation!! Il faut que je recommence ça le plus tôt possible et surtout que je conduise en course. J’ai été un peu frustré cette année de ce point de vue là. Je n’ai pu faire que 19 tours du circuit, dont mes 10 tours de qualification de nuit, et je n’ai pas pu solliciter la voiture. C’est vraiment dommage, car la Norma M200P qui faisait sa première course et qui n’avait que son rodage comme roulage, était déjà très efficace alors que nous la découvrions. Imagine-toi que nous n’avions même pas de système d’acquisition de données. Les temps au tour tombaient régulièrement, les qualifs ont été super positives et c’est dommage qu’il y ait eu cet accrochage avec la Spyker en début de course…Qui sait, on aurait peut-être pu terminer…”

 

En dehors de la compétition, tu fais du coaching, je crois…

“Oui, je fais ça avec l’appui de la structure Palmyr sur le circuit de Lédenon, qui est la base de l’équipe. Je suis d’ailleurs en train de terminer le nouveau diplôme d’entraîneur en sport automobile, c’est le DEJEPS (Diplôme d’Etat de la Jeunesse Education Physique et Sportive) dont c’est la première session à l’Auto Sport Academy.”

 

Comment s’organise ton activité de moniteur?

“Je passe une quarantaine de journées sur le circuit de Lédenon. Nous avons pour nos élèves des monoplaces (F Ford, F Renault et F3), des Caterham et les Norma M20F toutes équipées d’acquisitions de données. Mon travail va de la base du pilotage pour les débutants à la préparation de jeunes pilotes issus du kart pour leur passage à l’automobile, au perfectionnement des gentlemen driver en vue du LMS ou des 24h du Mans, dont certains ont un réel talent.”

 

Donc, une saison bien remplie?

“Oui, et je tiens à remercier tous ceux qui m’ont permis de vivre cette aventure, et notamment celle du Mans, mon entourage, mes clients.”

 

Parmi les “élèves” de David figure Andrea Barlesi, le tout récent Champion de Formula Le Mans avec Gary Chalandon sur une FLM09 du Team DAMS. Andrea, que David avait amené avec lui à Dijon, était à nos côtés lors de cet entretien. Andrea, tout juste 19 ans, est de nationalité italienne par son père, tandis que sa mère est belge et qu’il est lui-même né à Paris. Quand on lui demande sa nationalité, Andrea dit d’ailleurs “européen”, comme il nous l’a rapporté.

 

Andrea, quelle va être la suite de ta saison?

“J’avais essayé de trouver un volant pour le Petit Le Mans, mais c’était trop cher et ça aurait pénalisé mon budget. Je vais faire la Winter Séries, probablement toujours avec DAMS et avec mon père, on va essayer de monter un programme pour faire du LMP2.”

 

David Zollinger : “Andrea est un jeune qui monte. Il évolue déjà à un niveau très correct malgré son manque d’expérience en sport auto (une saison en Clio Cup), puisqu’il vient directement du karting. Mon travail consiste à lui concocter un programme d’entrainement avec rattrapage accéléré sur les fondamentaux du pilotage (principalement monoplace). Rouler un maximum, avec si possible des voitures différentes et des conditions de piste très variées, pour emmagasiner des sensations, de la mémoire, afin de s’adapter à toutes les situations. Il est motivé, passionné et très attentif, s’il continue comme ça, il va en étonner plus d’un dans un avenir proche…”

 

Cet entretien a été réalisé la veille des 3 Heures de Dijon Proto où David Zollinger et Philippe Mondolot n’ont pas connu leur réussite habituelle, David ayant été victime du bris d’un triangle de suspension alors qu’il était en tête de la course. En conséquence, les pilotes de la Norma du Picard Racing n°1 n’ont pas été titrés en Bourgogne. Mathématiquement, d’après nos calculs, une cinquième place à Magny-Cours ou à Estoril serait suffisante pour garder le titre 2009, ceci même si leurs concurrents directs remportent ces deux dernières épreuves….

 

Propos recuellis par Claude Foubert

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