GT Tour

Jean-Luc Beaubelique : “Le Team AKKA-ASP m’a fait devenir pilote”

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Fidèle au Championnat de France GT depuis maintenant plus de dix ans, Jean-Luc Beaubelique a clôturé sa saison 2015 par une place de Vice Champion de France sur une Ferrari du Team AKKA-ASP partagée avec Morgan Moulin-Traffort et Philippe Giauque, ce dernier étant remplacé par Rino Mastronardi en fin de saison. En parallèle, la Blancpain Endurance Series était une nouvelle fois au programme successivement en Pro-Am et Am Cup. Chef d’entreprise la semaine dans sa ville de Limoges, le pilote du Team AKKA-ASP est celui qui a bouclé le plus de kilomètres au volant d’une Ferrari 458 italia GT3. Retour sans concession sur une saison 2015 bien garnie…

Le nouveau format du GT Tour a donné satisfaction ?

“D’un point de vue budgétaire, l’idée de rouler à trois était la bonne solution avec deux Am qui paient pour un Pro. Beaucoup de gens parlent de la BOP et de la performance des autos, mais la classification des pilotes et le règlement restent deux paramètres très importants. Pour être champion, le schéma idéal était d’avoir 2 Silver et 1 Bronze. Avoir 2 Bronze et 1 Gold complique les choses même si je ne peux pas nier que dans notre cas, l’association a plutôt bien fonctionné. En début de saison, on s’attendait à être dans le match.” 

Aucun regret ? 

“Bien sûr, on peut regretter de ne pas avoir gagné le titre. Nous avons remporté le plus de courses avec le Sébastien Loeb Racing, bouclé le plus de kilomètres en tête et monté sur le podium plus souvent que la concurrence. Malheureusement, les quatre abandons se sont payés très cher. Malgré les critiques que l’on a pu entendre en début de saison, le titre s’est joué lors de l’ultime course. Certes, la quantité n’était pas là au contraire de la qualité avec une douzaine d’autos qui pouvaient l’emporter. Un résultat se fait à trois. Malheureusement, Philippe (Giauque) n’a pas pu terminer la saison et c’est une chance d’avoir recruté Rino (Mastronardi). Le team a fourni un travail extraordinaire en nous donnant une auto équilibrée. Les trois Ferrari étaient préparées de la même façon. Le Team AKKA-ASP est la seule équipe à avoir fait un doublé après avoir décroché deux victoires.” 

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L’arrivée des LM P3 va modifier la donne ? 

“Dépenser pour une GT plus que pour du LM P3 sans avoir la chance de jouer le général n’est pas logique. J’ai pu voir en VdeV Endurance Series que la cohabitation GT/P3 peut être compliquée en fonction des pilotes au volant.”

Alors direction le LM P3 en 2016 ? 

“Je n’irai pas en LM P3 car selon moi ce n’est pas une auto de gentleman. La LM P3 est exigeante en aéro et pour aller vite il faut se “suicider”. C’est idéal pour les pilotes arrivant de la monoplace. De plus, aller à Marrakech n’est pas cohérent. Spa et Navarra ont montré que c’était une bonne idée. Pourquoi aller plus loin ? Pour la première fois depuis 2001, je ne roulerai pas en France.” 

L’idée est bien de poursuivre avec AKKA-ASP ? 

“Je suis fidèle au team de Jérôme Policand depuis 2002 et je n’ai absolument pas l’intention de changer. J’étudie trois options avec Blancpain GT Series qui combine l’Endurance et Sprint. La Michelin GT3 Le Mans Cup demande d’être étudiée. Je suis intéressé par la Blancpain Sprint Series car cela me permet de rester dans un championnat sprint et j’ai ma place en Endurance dans la classe Am Cup. Pour ce qui est du nouveau championnat mis en place par l’ELMS, le règlement n’est pas encore très clair car je ne vois pas comment vont se dérouler les courses sans les tours de ravitaillement et sans un accès aux stands dans le cas d’une réparation prolongée.” 

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La Blancpain Endurance Series reste le championnat parfait pour un gentleman ?

“On pensait notre équipage suffisamment performant pour faire quelque chose de bien en Pro-Am mais la BOP défavorable à Silverstone a anéanti toute chance de bon résultat. De plus, notre trio n’était pas adapté à une course de trois heures de ce niveau. Notre place est en Am Cup qui est la classe des vrais Bronze. Il y a une vraie difficulté à classer les Bronze de plus de 50 ans qui ont du mal à trouver leur place dans un championnat compétitif.” 

Quel est ton regard sur le championnat ? 

“Je roule en Blancpain Endurance Series depuis la première saison en 2011. J’ai bien conscience que c’est assez compliqué de caser les Bronze mais il y a eu une dérive sur la classification des pilotes. Le coup d’une saison a été maîtrisé avec une augmentation d’environ 4% par an. Le dossier GT Tour est plus compliqué car les règles changent tous les ans contrairement à SRO où le règlement en place est là depuis 5 ans. Les primes distribuées par SRO sont un atout supplémentaire car ce sont les plus importantes de tout ce qui peut se faire. SRO a su remettre en place ce qui se faisait en Porsche Cup. Le travail est enfin reconnu à sa juste valeur, tout comme la performance du pilotage.”

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Au fil du temps, le Team AKKA-ASP est devenu plus qu’une équipe ?

“Le team m’a fait devenir pilote. Je suis arrivé du monde du rallye sans la moindre expérience du pilotage sur circuit. Le Team AKKA-ASP fait éclore de vieux talents (rires). On a un patron team principal qui est présent sur toutes les courses où on roule. Jérôme a l’expérience de la course automobile et la vision du patron et du pilote. Il y a une très grande stabilité dans l’équipe technique. Plusieurs personnes sont là depuis l’époque de la Porsche Cup, d’autres depuis le début de l’aventure GT. Les pilotes ont la chance de pouvoir travailler avec un ingénieur qui est là toute l’année. L’apport d’AKKA permet d’ouvrir de nouvelles possibilités sur l’approche de l’ingénierie. Nous sommes face à un groupe de 12 000 ingénieurs. C’est une autre façon de voir la course. 

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“Toutes les courses de 24 heures bouclées par le team ont été terminées. C’est aussi un indice. Boucler une période complète avec la même auto a permis de consolider les choses. Jérôme a fait le choix de partir avec la Ferrari et sa décision s’est avérée être la bonne. L’équipe a hésité entre la Ferrari et la Mercedes, mais la 458 Italia GT3 était prête avant. Un châssis a bouclé 82 000 km. Tous les pilotes qui sont passés chez AKKA-ASP ont progressé. Je dois aussi remercier mes partenaires qui me suivent dans cette aventure, notamment Minerva qui m’est fidèle depuis cinq ans.” 

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