Super GT

Nicolas Goubert : “Michelin est en SUPER GT pour montrer son savoir-faire”

_.._albums_EVENTS_JPK_S-GT2015_S-GT2015 Rd.8_F_JUNYA Sasaki_084Q9556
0 Flares Twitter 0 Facebook 0 0 Flares ×

Pour Michelin Motorsport, la catégorie GT500 du SUPER GT est importante voire même indispensable. Vu d’Europe, il est impossible de se rendre compte du niveau de compétitivité du championnat GT japonais dont les autos s’apparentent plus à de vrais prototypes déguisés en GT. Si la guerre fait rage chez les constructeurs, il en est de même chez les manufacturiers pneumatiques entre Michelin, Bridgestone, Yokohama et Dunlop. Les moyens dépensés sont considérables pour faire mieux que la concurrence avec des pneus ultra confidentiels qui pourraient à coup sûr briller au Concours Lépine. La firme clermontoise se frotte depuis plusieurs saisons en GT500 avec quatre titres à la clé en cinq ans. Bibendum a fait chuter l’ogre Bridg’ cette année en ne soutenant que deux autos.

OMU08806

Nicolas Goubert, directeur adjoint et directeur technique de Michelin Motorsport, peut être satisfait de tout le travail accompli durant la saison sanctionnée par le titre de la Nissan GT-R partagée par Ronnie Quintarelli et Tsugio Matsuda : “Au Japon, le titre se joue régulièrement sur la dernière course où tout le monde arrive sans lest embarqué. En arrivant à Motegi, nos deux partenaires pouvaient encore être sacrés. Avec ce titre, l’objectif est atteint.” 

_.._albums_EVENTS_JPK_S-GT2015_S-GT2015 Rd.8_F_JUNYA Sasaki_084Q9375

Sur le plateau de 15 GT500, Bridgestone équipe 10 autos, Michelin et Yokohama 2, et Dunlop 1. “Les essais qui préparent la saison sont très importants mais le développement ne s’arrête jamais” poursuit Nicolas Goubert. “C’est l’une des particularités du SUPER GT. Michelin n’équipe que deux autos, ce qui n’est pas un handicap quand les autos fonctionnent bien. Les faits de course peuvent faire que le résultat final n’est pas bon. Jusqu’à l’année passée, Michelin équipait en parallèle une Honda. Pour optimiser les chances de l’emporter, il faudrait avoir un partenaire dans chaque marque, à savoir Honda, Nissan et Lexus.” Contrairement à d’autres championnats, Michelin n’est pas en SUPER GT pour faire une communication tapageuse. “La seule chose que l’on veut, c’est d’être compétitif” souligne Nicolas Goubert. “Michelin est en SUPER GT pour montrer son savoir-faire et se battre avec la concurrence.” 

Michelin devrait équiper les mêmes partenaires en 2016, à savoir NISMO et MOLA. En revanche, un retour en G3T300 n’est pas à l’étude.

_.._albums_EVENTS_JPK_S-GT2015_S-GT2015 Rd.8_F_JUNYA Sasaki_084Q9576

Avec des GT500 qui tournent dans des temps légèrement supérieurs aux LM P1 hybrides, le développement fait en SUPER GT peut aider aux autres championnats : “Ce que l’on a appris ici a notamment permis de développer le pneu hybride car on retrouve régulièrement des courses avec une pluie fine. Cependant, ce type de pneu n’est pas autorisé en SUPER GT. Les équipes ont le droit à huit trains/week-end avec deux spécifications de slicks sachant que l’utilisation des couvertures chauffantes n’est pas autorisée. On cherche réellement la performance du pneu. 

“Les autos roulent 1.5s plus vite que l’année précédente. D’une course à l’autre, les pneus peuvent évoluer. Certes, le championnat est coûteux mais on apprend énormément. Le laboratoire technologique prend tout son sens. C’est un vrai terrain de développement où la compétition est un vrai laboratoire.” 

12227231_1044744095570270_8155867644970969492_n

On ne peut tout de même pas faire de comparaison avec le LM P1 : “Ici, on ne double pas les relais sur les pneumatiques. En LM P1, la longévité du pneu est primordiale, ce qui est moins le cas au Japon. Lorsque l’on boucle une séance d’essais, on peut passer de huit à dix trains différents contre quatre à cinq en LM P1. On parle bien plus de l’aspect pneu en GT500 qu’en LM P1 avec des partenaires qui sont bien plus pointilleux car les variantes sont plus importantes.” 

Toutes les gommes Michelin utilisées en SUPER GT sont conçues en France avant d’être expédiées au Japon dans un délai de 72 heures. Les gommes 2016 seront différentes de celles de 2015 avec des autos qui vont quelque peu évoluer en aéro, ce qui rendre l’hiver studieux à Clermont-Ferrand…

Publicité

0 Flares Twitter 0 Facebook 0 0 Flares ×

Publicité

Sur le même sujet