Pilote éclectique s’il en est, Shane Lewis est un peu de toutes les campagnes. Rien que cette saison, le pilote américain a pris part à ses 13ème 24 Heures de Daytona, sans oublier une victoire de catégorie aux 24 Heures du Nürburgring sur une Audi RS4. Il est également présent en American Le Mans Series sur une Porsche 911 GT3 Cup Veloqx Motorsports en compagnie de Jerry Vento et Lawson Aschenbach. La paire est montée à trois reprises sur le podium de la catégorie GTC (Lime Rock, Road America, Mosport). En 1999, il prend part aux 24 Heures du Mans sur une Riley & Scott avant de revenir dans la Sarthe quatre ans plus tard sur une Ferrari Risi Competizione.
Laurent Mercier : Shane, la saison en GTC est positive ?
Shane Lewis : « C’est pour moi une belle saison. J’ai aidé au développement du team qui est tout nouveau avec un équipier qui fait en plus ses débuts dans la série ainsi que sur le circuits empruntés. Nous sommes actuellement au troisième rang au niveau des Equipes et au second pour ce qui est des pilotes. C’est vraiment incroyable. Cela montre tout le bon travail effectué par l’équipe qui fait les choses bien. Tout le monde travaille très durement cette année et nous n’aurions pu imaginer de meilleurs résultats. »
C’est une bonne idée d’avoir inclus les GTC dans les courses ALMS ?
« Je pense que le succès est retentissant. Cela a toujours été compliqué pour un promoteur de mettre plusieurs catégories dans une même course mais c’est un mal nécessaire pour les constructeurs et les pilotes que d’avoir des programmes réussis. Pour ce qui est de l’ALMS, le promoteur fait en sorte que le spectacle en piste soit passionnant pour tous les fans, sachant que tous les concurrents sont hyper compétitifs. La vitesse des LMP est quelque chose d’incroyable et c’est aussi ce qui fait que c’est passionnant à suivre. Beaucoup de gens sont capables de piloter une auto rapide après un solide entraînement mais très peu peuvent le faire à des vitesses élevées sur chaque tour, le tout en passant des voitures plus lentes et en se faisant passer par des autos plus rapides, parfois au même moment. Les différentiels de vitesse ne sont pas aussi important en GT qu’ils peuvent l’être en LMP. Nous avons maintenant des restricteurs qui nous ralentissent car à certains moment, les GTC sont aussi rapides que les GT2 et que quelques LMPC. »
Quel résultat espérez-vous à Road Atlanta ?
« Bien entendu, le but est de gagner. C’est une des pistes les plus intéressantes de l’Amérique du Nord. Ce n’est pas une piste à l’emporte pièce comme elles peuvent être construites maintenant. Les dénivelés sont importants et la moindre erreur se paie cash. Il faut être à la limite à tous les endroits. C’est l’un des circuits où chaque pilote se doit d’aller rouler au moins une fois. »
Avez-vous déjà des plans pour 2011 ?
« J’aimerais bien rouler de nouveau en ALMS. Rien n’est finalisé pour le moment mais mon but est de poursuivre en ALMS en GTC l’année prochaine avec Veloqx Motorsports. Nous attendons ce que va décider l’ALMS concernant les GTC. Il faut donc attendre encore un peu. Il est clair que si les autres constructeurs peuvent s’engager, les coûts vont forcément être augmentés. Il faudra alors faire le bon choix. Je travaille également sur un programme avec quelques courses européennes et défendre ma victoire de catégorie aux 24 Heures du Nürburgring. »
On vous a vu il y a quelques années aux 24 Heures du Mans. Une nouvelle participation n’est pas à exclure ?
« C’est dans mes plans. J’ai envie de revenir au Mans car c’est une course incroyable. J’y ai roulé à trois reprises mais jamais avec le succès escompté. Je regarde pour choisir la meilleure opportunité car je sais que je pourrais être au top de ma forme, aussi bien physiquement que mentalement. »
Propos recueillis par Laurent Mercier