Les organisateurs des 24h de Zolder ont eu beau ouvrir leur épreuve à un très large éventail de voitures, à la fois de tourisme et de grand tourisme, le plateau fût l’un des plus faméliques de l’histoire de l’épreuve. Certes les cinq premières heures de course furent très agréables à suivre, mais les aléas de la mécanique ont, hélas, rapidement provoqué une coupe sombre au sein du peloton des favoris. Si bien que le quatuor Longin-Kumpen-Haane-Belien n’eut plus qu’à dérouler afin d’offrir au First Motorsport son premier succès dans la classique limbourgeoise. Comment en est-on arrivé là ? Selon nous différents facteurs permettent d’expliquer cette bien regrettable situation.
Tout d’abord, ne nous leurrons pas, la crise économique est belle et bien présente et se fait d’ailleurs cruellement ressentir. Le constat est valable pour bien d’autres disciplines qu’elles soient européennes ou américaines. D’autre part il faudrait sérieusement revoir la date de l’évènement. En effet quelle utopie que de programmer un double tour d’horloge à trois semaines à peine d’intervalle des 24h de Spa, lesquelles accueillaient une bonne partie des bolides éligibles à Zolder ! Sans compter que se disputaient ce week-end d’autres épreuves d’envergure dont notamment les 1000km de Budapest, le Rallye d’Allemagne ou encore la manche batave du DTM. Aussi, à l’avenir serait-il plus judicieux de re-planifier les 24 de Zolder à leur date initiale, en l’occurrence fin du mois de septembre.
Enfin, le double tour d’horloge limbourgeois paie très cher le fait qu’il ne compte plus pour le moindre championnat, un paradoxe à l’heure où le Belcar semble reprendre des couleurs. Dès lors ne serait-il pas opportun d’intégrer, par exemple, les 24h Series mises sur pied par Creventic ? Un mini-championnat comprenant les 24h de Dubaï, les 12h de Hongrie ainsi que les 24h de Zolder aurait non seulement fier allure mais en outre ils permettraient aux amateurs de se faire plaisir dans une atmosphère à la fois festive et détendue, tout en côtoyant quelques écuries et pilotes de renom, à l’instar de ce qui se fait depuis de nombreuses années aux 24h du ring. A méditer…
Espérons, par conséquent, que les organisateurs ne baissent pas les bras et remettent l’ouvrage sur le métier car il serait désolant de voir disparaître cette épreuve ô combien sympathique. Une véritable aventure humaine où pilotes et mécaniciens se sortent les tripes afin d’atteindre un même but : l’arrivée.
Qu’il est bon de voir un tel élan de solidarité entre chaque membre d’une équipe, de les voir se congratuler lorsqu’ils mènent à bien une longue réparation ou effectuent le pit-stop parfait. Croisons les doigts pour que ces beaux moments d’émotions ne s’estompent jamais et pour que cette course atypique retrouve son lustre d’antan. C’est tout le mal que nous lui souhaitons !
Fabrice Bergenhuizen