A Spa-Francorchamps, Alex Müller a effectué son retour dans le baquet d’une Maserati MC12, en l’occurrence celle du Triple H Hegersport, en compagnie de Altfrid Heger. Il est peu de dire que son come-back a été concluant puisqu’il s’est traduit par un podium, avec la 2ème place. L’Allemand poursuit l’aventure au Nürburgring, en espérant terminer le championnat dans la MC12.
Laurent Mercier : Quel est ton sentiment sur le retour du FIA-GT sur le Nürburgring ?
Alex Müller : « C’est une très bonne idée que le championnat soit présent au Nürburgring. Il y a fort à parier que de nombreux spectateurs fassent le déplacement. De plus, pas mal d’équipes sont allemandes et donc courent un peu à domicile. Avec le team Triple H, nous nous sommes rendus à Essen la semaine passée pour promouvoir l’épreuve. »
Selon toi, quelles sont les principales différences entre la MC12 que tu pilotais l’année passée et celle de 2010 ?
« Le poids est la différence majeure. Bien entendu, ne plus avoir de traction control et avoir moins d’appuis est aussi un gros changement mais le plus important, c’est le poids. L’année passée, nous étions au poids initial de 1125 kg, alors que là nous avons 1255 kg, ce qui fait tout de même 130 kg en plus. C’est un peu un autre monde (rires). »
Que peux-tu nous dire sur Triple H Hegersport ? C’est différent du Vitaphone Racing ?
« Déjà, je dois dire que monter sur le podium pour mon retour, c’est déjà une bonne chose. Je pense que mon come-back est positif (rires). J’avais déjà montré l’an passé chez Vitaphone Racing que j’étais rapide avec l’auto et j’ai tout fait pour rouler de nouveau cette saison en GT1. Malheureusement, je n’avais pas de budget et regarder les manches à la télévision a été très frustrant. C’est aussi pour cela que le podium de Spa fait du bien. L’ambiance dans le team est bonne et je connais Altfrid depuis pas mal de temps. Nous savons bien que les deux teams Maserati travaillent conjointement et c’est pour moi un peu un retour à la maison. »
Quel résultat espères-tu ?
« Je suis au Nürburgring sans grande pression. Nous verrons bien en course. Nous embarquons 50 kg de success ballast, ce qui n’est pas forcément bien pour une telle piste. D’un autre côté, nous avons montré dans le passé que même avec du poids supplémentaire, nous étions compétitifs. Le Nürburgring est un peu mon circuit à domicile. J’ai roulé sur cette piste à l’âge de 15 ans avec la voiture de mon père lorsque c’était ouvert au public. Ma dernière course remonte à 2002 en Formule 3000 mais le circuit est le même… »
Il est prévu que tu termines la saison avec Triple H Hegersport ?
« C’est mon objectif ! Nous travaillons d’arrache pied sur le sujet pour que cela se réalise. »
Il reste encore des choses à améliorer dans ce championnat ?
« Nous pourrions en discuter assez longuement mais je trouve que les différences entres les GT1, GT2 et GT3 ne sont pas assez importantes du point de vue de la performance. Le règlement 2009 était bon pour les GT1 alors que maintenant les autos sont plus lourdes avec moins d’appuis. On se retrouve à tourner dans des temps quasi similaires aux autos du DTM. »
Propos recueillis par Laurent Mercier