Une semaine après avoir débuté en Blancpain Endurance Series avec une Audi R8 LMS ultra, le Sébastien Loeb Racing a pris la direction de Navarra pour le GT Tour où l’équipe co-fondée par Sébastien Loeb et Dominique Heintz est en lice pour les titres en Championnat de France GT et Porsche Carrera Cup France. Cette pige dans le championnat Blancpain marquait le retour du team dans une course de longue distance après la période European Le Mans Series qui s’est refermée fin 2014 sur un succès en LM P2 à Estoril. Entre WTCC avec Citroën, Porsche Cup et GT3 avec Audi, l’écurie basée à Soultz-sous-Forêts est bien occupée cette saison.
La saison 2016 est en préparation même si à l’heure actuelle, rien n’est encore confirmé à 100%. “La logique des chose fait que l’on se doit de poursuivre notre engagement en WTCC” nous a indiqué Dominique Heintz, à la tête de l’équipe. “Les investissements consentis n’ont pas été faits pour un simple one shot. On se doit de consolider le programme. L’autre objectif est de progresser en Porsche Cup où nous aimerions bien passer à un programme complet en Porsche Supercup parallèlement à une présence dans un championnat national. Le niveau de la Carrera Cup France a fortement monté ces dernières saisons et il faut maintenant le mettre en phase avec la Supercup au niveau du calendrier.”
Après avoir fait rouler des McLaren MP4-12C GT3 en FIA GT Series et Championnat de France GT, le Sébastien Loeb Racing a opté pour l’Audi R8 LMS ultra : “Que l’on soit présent en GT3 ou pas en 2016, les Audi seront à vendre car le modèle arrive en fin de vie. Nous discutons avec différents constructeurs et plusieurs de nos pilotes ont testé la nouvelle R8 LMS la semaine passée au Nürburgring.”
Le Sébastien Loeb Racing souhaite garder une présence sur la scène nationale : “Il y a une vraie volonté de poursuivre en France car notre socle de partenaires est français. Pour un team lancé il y a maintenant quatre ans, il s’est déjà bien internationalisé. On exploite un programme mondial en WTCC et c’est une fierté d’y être.”
Un temps à l’étude, le LM P3 en tant que constructeur avec SORA et ADESS pour un projet conjoint a été abandonné, mais Dominique Heintz ne met pas pour autant de côté la piste LM P3 : “On regarde ce qui se fait du côté du LM P3. Nous sommes obligés d’étudier différentes disciplines. La catégorie LM P3 est très belle mais peut-être pas pour le profil de pilotes auxquels on pense. C’est fait pour les jeunes qui veulent monter et c’est comme cela que le LM P3 m’intéresse. Est-ce que les gentlemen vont prendre plus de plaisir à rouler dans une LM P3 que dans une Ferrari ? Il va certainement y avoir un effet de curiosité.”
D’autres disciplines restent à l’étude pour le futur : “Le rallye fait partie de mon ADN et le rallye-cross est très intéressant. L’engouement du public pour le rallye-cross est très important et on se doit aussi de regarder cette voie.”




