Raphaël van der Straten n’aurait raté les 24 Heures de Spa pour rien au monde. Normal pour un belge me direz-vous… Pourtant son début de semaine a été quelque peu stressant puisque sa Ford Mustang FR500C GT3 se voyait refuser par les contrôleurs, comme il nous l’explique : « J’avais un carnet belge pour rouler en Belcar mais pas en FIA. Il fallait que l’arceau soit homologué et donc le carnet qui l’accompagne. Avec l’aide de Multimatic et de Matech Competition, les démarches ont été faites pour recevoir le papier le plus rapidement possible. Tout est rentré dans l’ordre mais il me reste encore à recevoir le précieux sésame pour mes deux autres Mustang. »
Les essais libres se sont plutôt bien passés : « la voiture était bien réglée avec ni survirage, ni sous-virage. Nous n’avions qu’un objectif : franchir le drapeau à damiers. Nous sommes là pour nous faire plaisir et réaliser un rêve. » Le team VDS Racing Adventures faisait de nouveau confiance à José Close et Karim Al Azhari, rejoints pour l’occasion par Eric Qvick. La Ford Mustang avait déjà montré tout son potentiel lors des dernières 24 Heures de Dubai : « Nous sommes les premiers à avoir terminé une course de 24 heures avec cette auto. Nous roulons en faisant les choses bien sans forcément nous prendre au sérieux ».
Après quelques péripéties, aussi bien du côté mécanique qu’au niveau des sorties, la Ford Mustang VDS Racing Adventures a rallié l’arrivée à la 19ème position au scratch et 5ème en GTN. Raphaël ne compte pas s’arrêter là cette saison : « Nous irons ensuite à Budapest pour les 12 Heures, avant de disputer les 6 Heures de Miami et les 25 Heures de Thunderhill. En janvier, la Ford Mustang sera de nouveau engagée aux 24 Heures de Dubai et il est possible que l’équipe roule en Championnat du Sénégal avec une Mustang GT4 Evo. »
La famille van der Straten et le sport automobile, c’est une longue histoire d’amour : « Mon grand père a disputé les 24 Heures de Spa en 1971, déjà avec une Ford Mustang. Je n’avais que quelques mois lorsque j’ai vu mes toutes premières 24 Heures de Spa. Cette année, je fête mes dix ans de compétition et je ne compte pas m’arrêter là… »
Propos recueillis par Laurent Mercier