American Le Mans Series

Le point après la mi-championnat, LMP.

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A Lime Rock, les concurrents de l’American Le Mans Series ont franchi le cap de la mi-championnat. Alors que cinq meetings se sont déjà déroulés, quatre manches doivent encore être disputées. L’été sera chargé puisque deux semaines tout juste après Lime Rock, la caravane se rendra à Mid-Ohio. Direction ensuite Road America, à la mi-août, puis Mosport une semaine plus tard pour conclure un mois riche de trois épreuves. La finale se tiendra fin septembre, à Petit Le Mans. Mais avant toutes ces festivités, nous vous proposons un point sur les classements LMP et GT. Première étape avec les Protos… Les classements sont ici.

 

LMP1 et LMP2 étant regroupés en une seule catégorie, le LMP, c’est logiquement Highcroft qui mène la danse. Il faut dire que la HPD de David Brabham et Simon Pagenaud s’est imposée à trois reprises au général. Mais l’avance des deux hommes n’est pas si importante que l’on pourrait le penser. Klaus Graf, leur dauphin, ne pointe qu’à sept petites unités ! Au volant de la Porsche RS Spyder du Team Cytosport, l’Allemand a fait un sans faute ou presque : deux succès, dont une de catégorie à Sebring, et trois fois deuxième. Il devance de 21 longueurs son patron de coéquipier, Greg Pickett, absent à Laguna Seca. Logiquement, le titre devrait donc se jouer entre le duo Brabham/Pagenaud et Graf.

 

A priori, la balance penche en faveur du tandem Highcroft : l’équipage est clairement plus homogène – Brabham et Pagenaud ont signé chacun une pole – et cela devrait payer sur l’ensemble de la saison. Pour le compte de Cytosport, Graf ne peut compter que sur lui même (hormis à Petit Le Mans où il sera certainement rejoint par Sascha Maassen) et il assume à fond ce rôle, n’hésitant pas à jouer des coudes quand il le faut. Pickett n’a commis que peu d’erreur depuis le lancement du championnat, mais sans safety car, il peut facilement perdre un tour. Un écart rédhibitoire… Sauf que Cytosport a jusqu’à présent été irréprochable au niveau de la stratégie, compensant ainsi les « faiblesses » de Pickett. Qu’en sera-t-il sur des circuits rapides comme Road America et Mosport, ou sur un rendez-vous plus long tel que Petit Le Mans ?

 

Le titre devrait se jouer sur trois points. La capacité de Greg Pickett à limiter les dégâts face à Brabham/Pagenaud tout d’abord. Le comportement de la HPD et de la Porsche RS Spyder sur les tracés rapides : trois circuits sur quatre sont de ce type pour la fin du championnat. Ce sera à n’en pas douter une opposition de style : la HPD possède des évolutions récentes et un aileron en spec-2010, tandis que la RS Spyder a toujours son grand aileron et n’a pas même les dernières évolutions dont profitait Penske fin 2008 ! La fiabilité, enfin, car c’est ce qui avait permis à la Porsche de l’emporter à Sebring face à la HPD.

 

Et la concurrence me direz-vous ? Et bien, malgré un début de saison qui frôle le cauchemar, les pilotes du Dyson Racing pointent aux quatrième et cinquième rangs. Guy Smith n’ayant pas suffisamment roulé à Salt Lake City avant l’abandon de la Lola-Mazda, seul Chris Dyson a marqué des points dans l’Utah. Un point de règlement un peu ridicule qui sépare les deux hommes de six unités. Dyson est quoi qu’il en soit relégué à 47 points des leaders, ce qui paraît bien évidemment irrattrapable. Performante grâce à des brides étonnamment larges, la Lola-Mazda n’est toujours pas fiable. En témoigne sa performance à Lime Rock : en tête, elle avait abandonné après seulement six tours. Mazda doit désormais clairement réagir et faire quelques coups d’éclat. Comme à Laguna Seca. A la différence près qu’il faudra cette fois concrétiser !

 

Lord Drayson blessé à Salk City et Emanuele Pirro n’étant pas présent sur l’ensemble du programme, Jonny Cocker est le meilleur représentant du Drayson Racing. Le Britannique est cinquième ex-æquo, à… 53 points de Brabham/Pagenaud ! Un peu comme pour la Lola-Mazda du Dyson Racing, la Lola-Judd a montré ses limites en termes de fiabilité. Dommage car cette monture a semble-t-il un beau potentiel, en témoigne le podium dans l’Utah. Après Mid-Ohio, les trois pistes au programme devraient davantage convenir à la B10/60. Mais le duo formé par Cocker et Drayson n’est pas le plus homogène. Et, on se répète, les problèmes de fiabilité se multiplient sur la Lola-Judd. Seul avantage, les Audi et Peugeot étant hors classement, cette voiture a de fortes chances de faire le plein de points en LMP1 à Petit Le Mans. LMP1 et LMP2 seront cette fois séparés, comme à Sebring, et chacun marquera les points dans sa catégorie.

 

Seuls Intersport et Autocon pourraient priver Drayson des 30 unités délivrées en Georgie. Or, ces deux teams ne sont pas des modèles de régularité avec des Lola-Aer qui accusent le poids des années. Intersport joue les trouble-fêtes à chaque départ, mais cela ne va pas plus loin. Et Autocon n’a brillé qu’à Long Beach, la course la plus courte de la saison.

 

Notons que les classements Châssis, Moteur et Teams sont identiques à ceux des Pilotes. C’est à dire que le package Highcroft-HPD mène de sept longueurs sur Cytosport-Porsche. La suite au prochain épisode…

 

Anthony Megevand

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