« Bonjour à tous ! Je profite à nouveau d’un moment au calme dans un avion pour vous écrire ma chronique. Je suis en route vers Lime Rock pour la 5e manche de L’American Le Mans Series qui se tiendra ce week-end. Dans cette chronique, je vais revenir sur la course précédente avec notre troisième victoire consécutive avec David Brabham au sein du Patron Highcroft Racing Team. Nous avons désormais 11 points d’avance au championnat sur la Porsche RS Sypder Cytosport ».
« Salt Lake City s’annonçait certainement comme un des week-end les plus importants de la saison puisque nous avions décidé de changer de kit aérodynamique et le règlement ne nous autorise pas a rechanger de kit pour d’autre circuit. Un sacré challenge se dressait donc devant nous de façon a compenser un règlement peu équitable. En effet le règlement ALMS est très particulier. Comme vous le savez tous les prototypes sont regroupés en une catégorie LMP. Mais aucune équivalence n’a été apportée. Autant dire qu’avec notre LMP2, depuis Long Beach, nous souffrons d’un déficit très important en ligne droite puisque nous étions environs 40km/h plus lent que la Lola Aston Martin Drayson Racing. Suite à cela, et ce depuis le début de l’année, le département ingénierie a fait des recherches sur le nouveau kit aérodynamique dont Patron Highcroft Racing allait disposer pour le Mans. En est ressorti un kit aéro à « fort appui Le Mans ». L’objectif était de perdre un minimum en virage par rapport à ce que nous avions précédemment et de gagner un maximum en ligne droite. Cependant voilà un changement radical sur une auto que l’on connaissait très bien. Aucun test ne nous avait été accordé avant Salt Lake City avec ces évolutions ».
« David se chargeait des premiers tours de roue, et j’entendais bien à la radio que ça n’avait pas l’air simple à piloter et nous n’avions que deux séances d’essais de 1H00 chacune avant la qualification. En ce temps qui nous était imparti, j’ai été très impressionné de voir à quelle vitesse les problèmes principalement de survirage (manque d’adhérence sur l’arrière du véhicule) ont été corrigé. Les ingénieurs ont apporté des solutions très rapidement aux problèmes que David et moi-même rapportions ».
« Au moment de la qualification, nous n’avions plus qu’à ajuster les pressions au gramme près pour faire claquer un temps et ce fut chose faite. Après ce superbe travail d’équipe quelle belle récompense pour toute l’équipe d’accrocher une pole position. La course s’annonçait pourtant loin d’être gagnée et nous nous dirigions vers un remake de « David contre Goliath » avec notre petite LMP2 face aux moteurs turbo nous rendant 50km/h due à une altitude importante ».
« Malgré un super départ de David, nous nous retrouvions 5eme au premier virage. Rien à faire… David nous gratifiait d’un excellent relais et lors d’une intervention de la voiture de sécurité après 1h de course, je prenais le relais jusqu’à son terme. A peine avais-je eu le temps de monter dans l’auto que les mécanos avait fait leur travail en un temps éclair et j’étais envoyé en piste dans la foulée. Patron Highcroft Racing venait de renverser la course et m’avait propulsé en tête. Il en fallait pourtant très peu pour me motiver, mais autant vous dire que lorsque votre équipe produit un effort comme celui là, le pilote se doit désormais de faire le maximum au volant. Au moment de la relance je parvenais à ne me faire dépasser que par Field et sa Lola, puis le repassais en me faufilant dans le trafic ».
« Désormais le gros problème qui arrivait très fort derrière moi était ni plus ni moins qu’un triple vainqueur des 24 Heures du Mans, à savoir Emanuele Pirro dans la Lola Drayson, à qui je rendais 30km/h en ligne droite. Je n’ai pas tenu très longtemps et dans le trafic Emanuele passait assez rapidement. Mais je n’avais pas dit mon dernier mot, car mes pneus étaient très constants et je me suis arraché pour rester au contact. Lorsque la Lola/Drayson a ravitaillé, j’avais huit tours avant mon pit stop et il me fallait alors attaquer au maximum et claquer quelques tours qualif’ pour ressortir des stands devant lui. En plus de cela, mon team de « Flash Gordon » m’a simplement fait un léger splash d’essence et je ressortais avec une quinzaine de secondes d’avance. Grâce à la constance des mes pneumatiques Michelin je montais mon écart à 19 secondes et ainsi nous remportions notre troisième victoire de la saison contre toute attente ».
« C’est avant tout un sacré travail d’équipe depuis les essais libres jusqu’aux pit stop et je tiens également à associer mon coéquipier David. Brabham On commence à vraiment bien se comprendre et l’osmose est en train de prendre sérieusement au sein du team. Nous avons désormais 11 points d’avance sur la Porsche RS Spyder qui est notre rival le plus sérieux. Nul doute qu’ils seront très performants a lime Rock ce week-end, mais nous n’avons pas dit notre dernier mot… A bientôt !”
Simon
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