« Hello ! Après les 24 Heures du Mans, je n’ai pas eu le temps de me reposé. J’ai fait beaucoup de coaching en monoplace, notamment pour Manor en Euro F3. Avant Portimao, je profite d’un petit moment de libre pour vous envoyer ma chronique. Au programme, Le Mans et la troisième manche des Le Mans Series avec l’Aston Martin Vantage GT2 du JMW Motorsport.
« Le Mans, le rendez-vous de l’année, a été difficile, très difficile. Après les deux premières épreuves, en Le Mans Series, nous affichions certaines ambitions. En effet, aussi bien au Castellet qu’à Spa, malgré quelques problèmes mécaniques, notre niveau de performance en rythme de course était plutôt intéressant. Qui plus est, nous espérions avoir réglé nos soucis pour la semaine sarthoise.
« Cette semaine, elle a été compliquée. Nous avons rapidement vu que notre vitesse de pointe n’était pas suffisamment élevée. Dans les Hunaudières, nous concédions environ 20km/h aux Porsche ! C’est énorme et cela explique une bonne partie de l’écart qui nous séparait des meilleurs. C’est dommage car si l’on regarde les partiels, la voiture était compétitive dans les autres secteurs. Elle e comportait bien dans les virages et était vraiment agréable à piloter. Bryce Miller, qui était associé à Tim Sugden et moi, n’ayant jamais roulé au Mans, il devait faire ses tours réglementaires. Il les a fait, mais comme nous avons eu un problème moteur, nous avons dû changer le V8 de la Vantage assez tôt durant les essais. Ce n’est jamais l’idéal pour préparer une course comme les 24 Heures du Mans….
« J’ai été chargé de prendre le départ et j’ai pu doubler trois voitures. C’était donc plutôt positif et l’auto était de nouveau plutôt bien équilibrée. Nous avions toujours quelques difficultés dans les lignes droites, mais c’était un peu mieux : en course, nous avions réduit l’écart de quatre à deux secondes. Dans mon deuxième relais, j’ai même dépassé la Ferrari/Hankook… qui allait finir deuxième de l’épreuve. Cela montre que nous avions des raisons d’espérer. Malheureusement, j’ai connu un problème de direction assistée, avec le liquide qui était projeté sur le pare-brise. Je ne voyais plus rien ! L’équipe a dû changer toute le système et cela a pris une vingtaine de minutes. Mon coéquipier est reparti en piste, mais il a eu un accident dans les Porsche. C’est comme ça que notre prestation s’est terminée, la voiture était sérieusement endommagée…
« Direction Portimao désormais, où je pense que le circuit nous conviendra davantage. Nous avions fait quelques tests durant l’hiver, avec Dunlop, mais la piste n’avait quasiment pas été sèche. Cela état, nous espérons bien être plus proche des meilleurs. J’apprécie ce circuit, sur lequel je m’étais imposé l’an dernier avec JMW. Cette fois, il faudra d’avoir finir : en trois courses avec l’Aston Martin Vantage cette année, nous n’avons encore pas vu l’arrivée. Si nous rejoignons le drapeau à damiers, j’espère que nous pourrons décrocher un premier podium !
« Cette troisième manche confirme en tout cas que le GT2 est une catégorie solide puisque ce sera une nouvelle fois celle qui est la plus représentée. Cette année est vraiment incroyable avec toutes ces Porsche, Ferrari, la Spyker et les BMW, qui seront malheureusement absentes cette fois-ci. A propos de GT2, l’ACO a annoncé la création de la catégorie GT Endurance. Si cette classe est bien basée sur le GT2, c’est une excellente décision. Cela va permettre aux teams et aux constructeurs de ne pas dépenser trop d’argent. Et si ils peuvent justement s’engager sur la durée, ce sera vraiment bien. La vitesse des GT2 est bonne, leur look est bon et leur son est bon. Cela nous donne une belle catégorie, avec des grilles bien remplies. C’est génial ! Sur ces bonnes paroles, je vous donne rendez-vous très prochainement, avec je l’espère de bonnes nouvelles à vous donner. »
Rob Bell