« Salut à tous. Voilà près d’un mois que les 24 Heures du Mans se sont terminées et il est désormais l’heure de tourner la page. On passe à autre chose… Place aux Le Mans Series, avec la troisième manche à Portimao. Je serai toujours au volant de la Peugeot du Team ORECA-Matmut, avec Olivier Panis et Stéphane Sarrazin. Au Portugal, décrocher la victoire est capital !
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« Je vous propose de revenir en quelques mots sur Le Mans, histoire de clore le chapitre. Au cours des dernières semaines, et peut-être même des derniers mois, vous m’avez souvent entendu dire que nous serions dans le match. Oliv’ et Loïc utilisaient aussi beaucoup cette expression. Si certains ont pu en douter, nous avons montré que nous ne nous étions pas trompés. Durant l’ensemble de la semaine, nous avons été dans le coup. Dès le début, avec Loïc qui a été un temps meilleur chrono des essais libres, puis en qualifs lorsque nous avons provisoirement pointé en pole. Le jeudi, nous avons confirmé notre potentiel avec des très bons chronos.
« Etre rapides en essais et lors des qualifications, c’est bien. L’être en course, c’est encore mieux ! Je pense qu’on l’a été tout autant. Au départ, j’avais une mission : contenir ce diable d’Allan McNish. J’y suis parvenu, même si c’était un peu chaud. Une telle passe d’armes, dans les premières minutes des 24 Heures du Mans, pour la première fois que je prenais le départ… ça met clairement dans le bain. De la quatrième place, nous sommes petit à petit remontés à la troisième, puis à la deuxième, jusqu’à la mi-course. Après un problème de transmission, nous sommes repartis le couteau entre les dents. Nous avons eu pour consigne de tout donner et de prendre tous les risques, notamment dans le trafic. Cela nous a conduits à revenir à une dizaine de secondes du podium en fin de matinée. On croyait tous au podium, jusqu’à ce que notre voiture s’immobilise à Arnage…
« Bien évidemment, nous avons tous été déçus et c’est globalement ce sentiment qui prédomine lorsque je repense à l’édition 2010. Mais avec le recul, les points positifs sont nombreux. Le Team ORECA a prouvé qu’il pouvait rivaliser avec les « grands » de l’Endurance. L’équipe a été irréprochable, notamment lors des pit-stops. Personne n’a cédé sous la pression. En performance pure, nous avons été dans le coup, le record du tour de Loïc en est la meilleure preuve. Personnellement, j’ai encore beaucoup appris du Mans. Comme je l’ai dit, j’ai pris mon premier départ. J’ai également fait plusieurs quadruple relais pour conduire plus de onze heures ! Enfin, avoir cette confiance de Hugues et de toute l’équipe lorsqu’on nous disait d’attaquer au max’, c’est quelque chose que je n’avais connu en Endurance. On est, d’habitude, constamment sur la réserve, même lors des qualifications. Cette fois, ce n’était pas le cas et, pouvoir faire preuve d’un tel panache, c’est vraiment agréable. Il manque le résultat final, mais je crois qu’on a marqué les esprits. On reviendra encore plus fort en 2011. C’est ce pour quoi nous travaillons désormais.
« Place donc à Portimao pour une course un peu particulière puisqu’elle se déroule de nuit. C’est une atmosphère particulière que j’apprécie. Par contre, j’avoue que je ne suis pas le plus grand fan du circuit, que je trouve un peu « serré » pour les protos. Qu’importe, nous visons la victoire au Portugal. Comme je l’ai dit, elle est capitale. On doit concrétiser les performances montrées depuis le début de la saison. Nous n’avons pas été très chanceux jusqu’à présent. Il faut inverser la tendance et faire un sans-faute pour monter sur cette première marche du podium. Avec la 908 HDi FAP, nous avons la monture pour. Avec Olivier et le renfort de Stéphane, nous avons aussi le trio pour. A nous de faire le job.
« Nous connaissons bien le tracé, pour y avoir roulé en course l’an dernier et en essais, cet hiver. C’est important car la piste est particulière : relativement bosselée, avec des virages en aveugle qui compliquent la gestion du trafic, etc. On sait aussi que le facteur pneumatique va être important. On ne part pas dans l’inconnue, mais Rebellion non plus puisqu’ils ont fait des tests là-bas durant l’intersaison. Signature connaît aussi le circuit et les LMP2 peuvent jouer les trouble-fêtes. Il faut donc rester sur ses gardes et faire un week-end parfait pour obtenir ce succès qui pourrait nous relancer dans la course au titre. On en reparle après la course. A bientôt… »
Nico’ Lapierre
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