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Eric Van de Vyver : “Les perspectives pour 2016 sont bonnes”

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Le meeting du Castellet sur le circuit Paul Ricard, le week-end prochain, marquera la rentrée de la saison 2015 de la VdeV Endurance Series.

Quatre manches ont déjà été disputées avec Barcelone, Mugello, Motorland Aragon et Dijon et il en reste trois, au Paul Ricard donc, à Magny-Cours et à Estoril pour clôturer la saison.

Il est donc intéressant de faire le point avec Eric Van de Vyver, le fondateur de la série éponyme –Eric pilotant lui-même une Audi R8 LMS/AB Sport Auto en GT et une TVR Griffiths/VdeV Sports en VHC-.

Audi

Eric, comment peux-tu qualifier-tu le début de saison ? Qu’est-ce qui a bien marché ?

« Tout fonctionne plutôt bien. Tout est en train de remonter. Le GT, a été difficile, avec malgré la qualité, peu d’engagés et donc un plateau pas assez épais. A Dijon, par contre, c’était déjà mieux et au Paul Ricard, ce sera encore mieux.

“Nous accueillons également  les LM P3. C’est quelque chose qui m’a de suite intéressé et je pensais que ça pouvait bien coller à ma série. Les LM P3 commencent à arriver, on a de nouvelles GT qui arrivent, donc la satisfaction est de rigueur. »

“On a aussi beaucoup changé l’équipe de VdeV Sports. Suite au départ de ma fille Laure,  je me suis mis au boulot. Maintenant, j’ai une équipe qui marche bien. Justine Morice est au top, Mélanie et Cannelle également. On a des partenaires qui arrivent, on a une bonne presse partout. Je ne peux donc qu’être satisfait. »

Les VHC, à Dijon, c’était déjà un peu mieux qu’à Barcelone ?

« 28 voitures à Dijon, c’était effectivement étonnant. On m’a dit que c’était parce que c’était Dijon, mais ce n’est pas exact, parce que l’année dernière sur le même circuit de Dijon-Prenois il n’y avait que neuf voitures ! Le VHC, c’est parfois difficile à comprendre. Au Paul Ricard, on n’aura peut-être qu’une petite vingtaine de voitures, pourquoi, je ne sais pas, peut-être à cause des vacances. A Magny-Cours, on sera proche des trente engagés !”

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Les monoplaces et les Funyo ?

« C’est positif. Au Paul Ricard, il y aura une trentaine de monoplaces, les Funyo, c’est trente-cinq ou trente-sept. On a déjà refusé du monde à Dijon. »

Les protos, c’est stable…

« Oui, on en est à vingt-huit ou vingt-neuf, avec de belles bagarres, donc c’est très positif. Globalement, la manche du Paul Ricard se présente bien, et la série a de belles perspectives pour l’année prochaine.”

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C’est-à-dire ?

« Le LMP3, ça se présente plutôt bien. On aura certainement plus d’une dizaine de LMP3 en piste, des Ginetta-Juno et des Ligier JS P3. C’est une catégorie qui est très attractive. Dès le Paul Ricard, on aura trois LMP3 –trois Ginetta-Juno, celle du Prime Racing Luxembourg déjà vue à Dijon, et deux arrivantes la  LMMP3 officielle du Team LNT  et celle de Speed Factory-. On aura peut-être une Ligier à Magny-Cours, sinon à Estoril, j’espère. On aurait pu avoir un autre proto, qui n’est pas une LM P3, mais un Coupé également. Malheureusement, la Pescarolo 02 n’est pas complètement réparée. Je crois que l’on va assister à de jolies bagarres avec les GT. L’an prochain, on aura peut-être aussi des ADESS-03.”

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Toujours pour les perspectives, envisages-tu de changer la motorisation des CN et de passer aux 3 litres ?

« Pas pour l’instant ! On reste à la motorisation 2 litres. J’ai eu des réunions avec les équipes, je vais en avoir avec les constructeurs. Les moteurs Honda, au départ, il ne devait plus y en avoir et donc il aurait fallu passer à autre chose, mais finalement on arrive à en trouver assez facilement. Alors que les LM P3 arrivent, pourquoi faire des CN qui coûteraient plus cher que maintenant ? Par contre, le changement de moteur, ça reste dans les cartons, mais c’est plutôt à l’horizon deux-trois ans. Pour l’instant, on ne bouge pas. Une des raisons du succès de la catégorie CN, c’est son coût abordable, une CN ce n’est pas cher. Je vais avoir des réunions avec les constructeurs pour voir ce qu’on peut faire comme petites modifications sur les protos. On va voir au Paul Ricard avec eux sur ce qu’on peut améliorer sur ces CN. Le CN, ça intéresse toujours beaucoup de monde. Il y a même plusieurs équipes qui vont faire courir des LM P3, mais aussi des CN, comme le Graff par exemple. »

24 Hours of Le Mans

En CN, on va retrouver les mêmes constructeurs ? (l’interview a été faite avant le décès de Guy Ligier, NDLR)

« Oui, on aura à nouveau des Norma, des Ligier et des Tatuus. »

La Renault R.S. 01 était présente en début d’année à Magny-Cours pour les essais d’avant-saison. Pourrait-on en voir l’année prochaine en VdeV Endurance Series ?

« Il y a déjà des gens qui ont acheté des kits. C’est vrai que pour l’instant les World Series by Renault ont été privilégiés, mais comme l’an prochain les World Series n’existent plus, j’espère en retrouver quelques-unes chez nous. On a déjà failli en avoir une pour la fin de saison. L’an prochain, on récupèrera aussi des FR 2.0 pour le Challenge Monoplaces. Ce sera sympa, ça étoffera les plateaux. »

MOTORSPORT : VDEV ENDURANCE TEST - MAGNY COURS 03/06-07/2015

En 2016, les LM P3 rouleront toujours avec les GT ?

« Bien sûr, les CN doivent rester toutes seules. »

Les LM P3 feront-elles l’objet d’un classement à part ?

« Oui, mais comme toutes les autres catégories, GTV1, GTV2, GTV3, GTV4, etc, qui ont chacune leur règlement, mais  toutes les catégories peuvent prétendre à marquer les points de la victoire au scratch. Tout le monde court pour être le meilleur.»

Et la Balance de Performance ?

« Pour la Balance de Performance, je garde celle de l’European Le Mans Series. Aujourd’hui, les GT sont aussi rapides que les LM P3  donc ça ne devrait pas poser de problèmes. On a déjà eu des demandes pour avoir des pneus plus soft, mais on s’en tient à la réglementation. C’est vrai que lorsqu’on a annoncé des LM P3 dans le plateau GT/Tourisme, certains concurrents GT n’étaient pas très contents, mais depuis Dijon, ça va nettement mieux. »

As-tu déjà une idée des circuits pour l’année prochaine ?

« On retourne au Mans, ensuite on ne sait pas encore si on retournera à Motorland. On veut continuer à aller en Italie parce que le Mugello, c’est le circuit que je considère comme le plus beau d’Europe. Les concurrents le connaissent bien maintenant et l’apprécient, tout comme la région. Au niveau tracé, il n’y a pas mieux. Soit on fait l’impasse donc sur Motorland, soit sur le Paul Ricard, dans le cas où on reste à sept manches. Mais je pense quand même aller jusqu’à huit meetings. On va peut-être attendre un peu de voir les demandes, mais je pense que s’il y a huit manches, ça marchera bien. Donc, les perspectives pour 2016 sont bonnes… J’ai déjà un nombre de demandes important. »

Monoplaces

Quid des Deux Tours d’Horloge ?

« J’ai toujours envie de les refaire, mais j’attends de voir le nombre de concurrents suffisant pour pouvoir les organiser. Si j’ai suffisamment de monde pour l’année prochaine, alors nous relèverons le défi. Sur quel circuit, je n’en sais rien, mais si je n’ai personne, je ne fais pas. C’est très lourd à organiser, et ça coûte cher. »

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