En passant à deux courses par meeting, le DTM a voulu donner plus de spectacle aux fans. Dix courses ont déjà été disputées et nous ne sommes qu’à la moitié de la saison si bien que tous les titres sont encore à décerner. « Nous avons introduit plusieurs innovations dans le but de fournir des courses que l’on veut attrayantes mais aussi passionnantes » a confié Hans Werner Aufrecht, président de l’ITR. « On peut dire que ces mesures sont plutôt réussies. »
« Au final, nous avons vendu plus de billets qu’en 2014 » poursuit Aufrecht. « C’est agréable car ce n’est pas la norme dans le sport automobile international. Les chiffres d’audience de la couverture en direct des manches DTM via notre partenaire ARD ont augmenté par rapport à l’année passée. Ces chiffres montrent que le DTM est attrayant et intéressant pour les spectateurs. » Même les stars d’Hollywood se pressent en DTM. On a notamment vu Michael Douglas et sa femme Catherine Zeta-Jones au Red Bull Ring.
Après dix courses disputées, sept pilotes différents sont montés sur la plus haute marche du podium et chacun des 24 pilotes a terminé au moins une fois dans le top 10. « La bataille pour le titre est vraiment loin d’être terminée » confie le président de l’ITR. « Mattias Ekström est mon favori et Pascal Wehrlein son principal adversaire. Le poids donné en fonction de la performance de chacun est un bon outil qui nous aide à faire que le DTM puisse être un championnat passionnant et attractif. Le système actuel a certainement connu ses faiblesses dans le passé, mais nous travaillons à éliminer ces faiblesses dans un proche avenir afin de toujours améliorer le système. »
Hans Werner Aufrecht se veut rassurant sur le fait d’avoir mis en place une nouvelle réglementation pneumatique : « Je pense que cela rend plus facile la compréhension pour les spectateurs, plus particulièrement pour le spectateur lambda qui ne regarde pas régulièrement la course automobile. Certes, cela a peut-être ôté quelques manœuvres de dépassement spectaculaires mais de l’autre côté, chaque changement de position a un vrai impact sur le classement. Les équipes ont perdu une composante tactique avec l’élimination de l’option pneumatique, mais de toute façon la compréhension de cette option était extrêmement difficile pour les outsiders. »
Le calendrier 2016 n’est toujours pas établi, comme l’a confirmé Aufrecht : « Je ne peux rien dire sur le calendrier 2016. C’est beaucoup trop tôt. Ce que je peux dire, c’est que je serais ravi qu’il y ait à nouveau 10 meetings de course.Plusieurs circuits sont intéressés par l’organisation d’un meeting DTM. » Il reste encore quatre meetings à disputer cette saison : Moscou, Oschersleben, Nürburgring, Hockenheim.
Ce qui semble acté, c’est l’organisation d’une manche commune à Fuji en 2017 avec le SUPER GT. Les concurrents japonais pourraient être invités en Europe l’année suivante. La Class One met en avant une réglementation identique entre les deux séries à l’horizon 2017.
