Toyota Gazoo Racing fonde beaucoup d’espoir sur la seconde partie de saison FIA WEC même si la concurrence semble avoir un coup d’avance. Avant d’aborder les 6 Heures du Nürburgring, Wurz/Sarrazin/Conway accusent un retard de 42 points sur la tête, les champions du monde en titre Buemi/Davidson étant relégués 11 points derrière. Le meilleur résultat de la saison reste à ce jour une 3ème place pour Davidson/Buemi/Nakajima à Silverstone. Une Toyota TS040 HYBRID était en piste la semaine passée sur le Nürburgring lors d’une séance d’essais organisée par le constructeur japonais. De quoi faire un point avec Pascal Vasselon, directeur technique, sur le présent et le futur…
Pourquoi avoir décidé d’organiser ces essais ?
“C’est toujours positif d’avoir une séance d’essais pour passer d’une auto de faible appui à fort appui. Nous sommes sur un programme de transition. De plus, cela nous permet d’investiguer quelques éléments pour 2016, aussi bien sur la suspension que les freins. On travaille à fond sur 2016.”
Comment est le moral après Le Mans ?
“Tout le monde est solide sachant que l’édition 2015 n’a pas été bonne sur le plan du résultat final. On avait besoin d’une réaction et nous allons avoir une rallonge budgétaire pour la saison à venir même si cela ne va pas nous permettre d’arriver au niveau des autres.”
Pourtant, il n’y a eu aucune erreur dans le camp Toyota Gazoo Racing…
“Pas la moindre erreur. On ne peut pas dire que l’on a connu un mauvais Le Mans. On a juste fait un Le Mans à 3 secondes. Sur les trois dernières éditions, nous avons fait rouler six autos et cinq n’ont pas connu le moindre problème. La seule qui en a connu était en tête.”
Quelles sont les pistes de travail pour 2016 ?
“Le point principal à traiter concerne le groupe motopropulseur. Toute l’équipe travaille d’arrache pied le sujet au Japon. Il y a une remise en question du système hybride et du moteur. Nous sommes en visioconférence tous les deux jours avec le Japon. Les choix techniques sont déjà figés et on règle les détails d’intégration. Nous aurons un moteur développé spécifiquement pour l’auto avec un roulage prévu au mieux en janvier.”
Limiter les coûts est une bonne chose ?
“On pousse pour que les teams qui ont de gros moyens ne puissent pas acheter de la performance. Entre Austin 2014 et Le Mans 2015, l’écart du nombre de journées d’essais entre les autres constructeurs et nous est important. Le domaine de la soufflerie est aussi à prendre en compte. Notre nombre de jours par mois est limité. Si les coûts ne sont pas contrôlés, dans trois ans il ne restera plus qu’un seul constructeur…”



