Blancpain GT Series

Sébastien Metz (Marc VDS) : “Du soulagement, de la joie et une déception”

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Marc VDS Racing Team vit une semaine assez contrastée. Quatre jours après le beau succès aux Total 24 Heures de Spa, Bas Leinders quitte le team. Présent avec l’écurie depuis ses débuts en GT, le Belge était la cheville ouvrière de l’écurie basée à Gosselies. On en saura plus sur le nouveau management du Marc VDS Racing Team à la rentrée. On espère juste que le programme GT ne sera pas réduit au seul profit de la moto à l’heure où des membres de l’équipe travaillent en collaboration avec BMW Motorsport sur la M6 GT3 mais aussi la M6 GTE qui roulera aux Etats-Unis. En attendant d’en savoir plus sur le futur de l’équipe, Sébastien Metz (directeur technique) est revenu avec nous lundi midi sur ce succès en évoquant ce que pourrait être l’avenir du Marc VDS Racing Team.

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Soulagé ?

“Il y a du soulagement mais aussi de la joie et une grande déception. C’était important pour tout le monde de gagner cette course. Quand on regarde de plus près comment les choses ont évolué, on pouvait faire P1 et P2. Autant nous sommes particulièrement ravis pour la #46, autant nous sommes déçus pour la #45.”

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Quel a été le souci sur la #45 ?

“Le moteur a rendu l’âme en fin de course. Les trois dernières heures ont été stressantes avec les soucis de moteur sur la #45 et la #9 du ROAL Motorsport. Pourtant, les pilotes n’ont rien lâché. Pour l’anecdote, la #45 a été privée de télémétrie et on suspecte qu’un oiseau soit venu taper le toit car les antennes étaient arrachées. Un lièvre en 2014, un oiseau en 2015…”

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C’était un choix délibéré de choisir deux stratégies de pneumatiques différentes le samedi en fin d’après-midi ?

“La #45 faisait une course conservatrice et les slicks ont été mis trop tôt sur la #46. Markus (Palttala) était sur des oeufs. Au final, nous sommes arrivés à un point de croisement où rien n’a été perdu, rien n’a été gagné. La météo nous indiquait du vent et moins d’eau mais la piste a mis du temps a sécher. On a pris un risque qui aurait pu être payant.”

Avoir deux safety-cars est une bonne solution ?

“C’est juste ingérable ! On a perdu un tour dans l’aventure. La #46 est restée bloquée dans le bas de la voie des stands au lieu de la laisser partir. Le safety-car est une vraie loterie et en course, rien ne doit être laissé à la loterie. La mise en place de Slow Zone comme au Mans serait une bonne idée. Il a aussi fallu gérer les “track limits”, surtout après le Paul Ricard où les pilotes pouvaient faire selon leur bon vouloir. Le Full Course Yellow est une bonne idée mais il faut passer à l’étape supérieure. On ne peut pas contrôler près de 60 autos pour le respect des limites de la piste. Il faut une fourchette pour les pénalités. On fait du sport et il faut qu’il en reste ainsi.”

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La #46 a bien failli écoper d’une pénalité le dimanche matin…

“Là ce n’est pas pour un non respect des limites de la piste mais pour un dépassement imaginaire sous drapeau jaune. Lucas (Luhr) a dépassé un gentleman après la fin de drapeau jaune. Par chance, nous avons pu le prouver avec la caméra embarquée contrairement à la pénalité infligée à la #45 car la caméra ne fonctionnait pas. Quand on est en tort, on est en tort mais c’est tout de même frustrant de ne pas pouvoir prouver sa bonne foi car les deux pilotes ont bien confirmé n’avoir aucunement dépassé sous drapeau jaune.”

La partie pneumatique a donné satisfaction ?

“La météo a donné un début de course assez chaotique avec des sorties de piste à répétition. Peut-être qu’il faudrait avoir des pneumatiques intermédiaires au lieu de se contenter de slicks et de wet. Avoir un profil pluie avec un composant plus soft pour avoir du grip est une idée à creuser.”

La BOP que tout le monde craignait était finalement assez équilibrée ?

“On ne peut pas dire le contraire même si les conditions rencontrées le samedi ne permettent pas de juger sur l’intégralité de la course.”

Disputer l’intégralité de la course sans changer les freins était possible ?

“Là aussi les conditions ont fait que les freins ont été moins sollicités avec des neutralisations assez longues. Nous avons procédé au changement sous safety-car afin de perdre le moins de temps possible. On a joué la carte de la sécurité mais je pense qu’il était possible de terminer la course sans changer les freins.”

Tout le monde connaît Lucas Luhr mais le talent de Markus et Nick est moins connu du grand public. Pourtant, ils ont fait un festival en piste…

“Markus est moins connu car il n’a pas de vrai contrat de pilote officiel. Il a un potentiel énorme. Sa force est la maturité de la course, surtout depuis qu’il est psychologiquement détaché de son statut de pilote classé Gold. Il roule avec nous depuis le début et c’est une vraie valeur ajoutée. Nick est tout sauf une surprise. Quoi qu’il conduise il est là. Il a beaucoup progressé sur son côté self control. Sa gestion et son analyse des pneumatiques sont appréciées. De plus, il a un peu ce grain de folie pour faire ce qu’il fait en piste (rire). J’espère que BMW va leur proposer quelque chose de concret. Chez BMW Sports Trophy Team Marc VDS, il n’y a pas de voiture n°1 ou n°2. Les deux sont là pour la gagne comme on a pu le voir.”

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Les médias ont souvent mis en avant la rivalité avec WRT. On peut dire que les 24 Heures de Spa ont une fois plus vu les deux teams belges prendre le dessus…

“Avec WRT et Audi Sport, la bagarre s’est faite avec un respect mutuel. Il fallait retrouver une vraie valeur sportive. En fonction du futur de l’équipe, on pourrait bien se retrouver. Les deux teams fonctionnent différemment et je respecte leur façon de voir les choses. La volonté de gagner vaut pour les deux même si les stratégies sont différentes. Il y a une belle satisfaction de se battre contre eux et on espère bien les revoir bientôt.”

Le team est maintenant en lice pour le championnat Blancpain Endurance Series avec seulement deux courses disputées. Vous comptez tenter le même hold-up que HTP en 2013 ?

“La manche du Nürburgring est à l’étude. On y travaille et on se doit d’être présent. En revanche, il n’est pas prévu de rouler en Sprint. La seule possibilité reste la Coupe du Monde FIA GT à Macao.”

Place à la M6 GT3 en 2016 ?

“On compte bien poursuivre avec la M6 GT3 et des programmes intéressants. Avec la Z4, on pouvait se permettre un one shot car on connaît parfaitement l’auto, mais ce ne sera pas le cas avec la M6 GT3. Tout est à l’étude et on devrait en savoir plus à la rentrée.”

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Etats-Unis, Europe, GT3, GTLM…

“On travaille sur le développement de la M6 GTLM comme on l’a fait sur la Z4. Aucune porte n’est fermée. Il faut juste voir de quelle manière on peut promouvoir la M6 GT3.”

La piste LM P2 est écartée ?

“Si on part sur un programme prototype, c’est pour aller au Mans. Avec le LM P3, ce n’est pas possible. Trouver un arrangement pour le moteur LM P2 pourrait nous convenir. Ce qui est sûr, c’est que la motivation est toujours là.”

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