Pour ses premières 24 Heures du Mans, Andy Meyrick a été gâté avec une belle quatrième place au scratch sur l’ORECA 01 du Team AIM-ORECA an compagnie de Soheil Ayari et Didier André. « Je n’en reviens toujours pas » commence par nous dire Andy. « Pour moi, cette quatrième place est synonyme de victoire car nous ne pouvions de toute façon pas faire mieux. Ce résultat est incroyable et tout le monde a fait un super travail. Je suis juste un peu déçu pour Nico, Olivier et Loïc après l’abandon de la 908. C’est dommage le podium était en vue. Pour nous, tout ne s’est pas forcément bien passé en début de course avec tout d’abord un changement de capot puis un nouveau passage par les stands suite à un contact avec une LMP2. C’est ensuite Didier (André) qui a été harponné par un concurrent, ce qui nous a fait perdre une vingtaine de minutes avec un changement du bloc arrière ».
Heureusement pour le Britannique, la fin de course aura été plus tranquille : « Au fil des heures, nous sommes remontés au classement et après les abandons de plusieurs autos de tête, je me suis mis à rêver d’un bon résultat. Tout le travail a fini par payer. Les pit stops ont été bons et la mécanique de l’auto ne nous a posé aucun problème. J’ai été chargé de passer le drapeau à damiers et j’avoue que c’est quelque chose que je ne suis pas prêt d’oublier ». Travailler avec une équipe française a été enrichissant pour Andy : « J’ai passé pas mal de temps à Signes pour faire connaissance avec tout le monde. L’ambiance y est fantastique et j’ai réellement apprécié de travailler avec eux. Disputer les Essais Officiels du Castellet m’a permis de prendre mes marques, que ce soit avec l’auto ou l’équipe ».
Quant à la suite de sa saison : « Pour le moment, c’est encore un peu flou. Il est possible que je roule en American Le Mans Series sur la seconde Lola/Dyson Racing, mais pour le moment, rien n’est confirmé. Je compte bien aussi rouler de nouveau pour ORECA car je me sens vraiment bien dans l’équipe et je ne souhaite qu’une chose : rouler, rouler et rouler… »
Propos recueillis par Laurent Mercier