Qui prendra le départ ?
Peugeot Sport a donné le nom des pilotes qui prendront le départ demain. Marc Gené sera à bord de la 908 HDi FAP n°1. Franck Montagny pilotera la n°2 lors de l’abaissement du drapeau tricolore (il sera relayé par Stéphane Sarrazin et Nicolas Minassian). C’est Pedro Lamy qui siègera dans le baquet de la n°3. Sauf erreur, il s’agit des mêmes pilotes qu’en 2009.
Quelle stratégie ?
Olivier Quesnel, Directeur de Peugeot Sport, s’est fait relativement discret sur la stratégie adoptée pour la course : « Nous vous la dirons dimanche à 15h. Et vous jugerez si c’était la bonne. On associera la 4e Peugeot dans cette stratégie. […] Notre rôle est de tout prévoir, mais par expérience, je sais qu’il ne se passe jamais ce qui était prévu. Il faudra être réactif et prendre les bonnes décisions. Je ne suis jamais confiant. Je doute et je respecte énormément les autres concurrents. »
Et si la Peugeot du Team ORECA-Matmut…
Et si la Peugeot du Team ORECA-Matmut mène d’une centaine de mètres devant une autre 908 HDi FAP dans les dernières minutes ? Telle est la question posée par un journaliste à Olivier Quesnel. Et voici la réponse : « Je serai ravi d’être dans cette situation. Ce serait un problème de riche. Je suis certain qu’on trouvera une solution et que Peugeot gagnera. »
ORECA en lièvre ?
Olivier Quesnel a également dû répondre à cette interrogation : est-ce que la Peugeot du Team ORECA-Matmut pourrait endosser le rôle de lièvre. « Je sais que Hugues de Chaunac est très respectueux du matériel qu’il a entre les mains » précise le Directeur de Peugeot Sport. « Je le connais bien et le ne le vois pas partir comme ça. En fait, je serai très étonné que ce soit le cas. Je suis même certain que ce ne sera pas le cas. »
Souvenirs, souvenirs…
Durant les premières minutes de cette conférence, Jean-Marc Galles et Olivier Quesnel ont évoqué leurs souvenirs du Mans. Des souvenirs qui remontent à la même année.
Jean-Marc Galles, Directeur Peugeot-Citroën : « Enfin, nous y sommes. Nous allons vivre des 24 heures pleines d’émotions et d’intensités ». Je suis venu en tant que spectateur, la première fois en 1969. C’était à l’époque du duel entre la Ford GT et la Porsche 908, séparées par 100 mètres à l’arrivée. Quel grand souvenir. J’espère toutefois que la course ne sera pas aussi serré pour nous qu’en 1969. »
Olivier Quesnel, Directeur Peugeot Sport : « J’apprends que je suis venu la première fois la même année que Jean-Marc Galles, en 1969. A l’époque, j’étais venu supporter Bob Wollek et Jean-Claude Killy, qui roulaient sur une Alpine. J’étais en fan du stand, avec Patrick Tambay. La course s’était arrêtée après six heures. Patrick m’avait dit que nous reviendrions pour gagner. J’ai eu la chance d’avoir la victoire, grâce à cette belle équipe, dès ma première participation l’an dernier. »
Audi n’est pas mort…
« Audi reste un compétiteur redoutable » dixit Olivier Quesnel. « Demain, ils seront très présents. On peut s’attendre à un duel extraordinaire tel que celui de 1969. Elles pointent à deux secondes. Hier, nous avons fait quelque chose d’extraordinaire, mais le plus dur reste à faire. »
Un morceau de 908 dans chaque Peugeot…
Le lien entre la compétition et la gamme routière de Peugeot est une valeur importante aux yeux de Jean-Marc Galles, qui a tenu à le rappeler : « Le programme 908 est une vitrine technologique, via l’exigence de la compétition ou la gestion de la consommation. Le diesel HDI FAP est le moteur le plus vendu de la marque et il y a une passerelle étroite entre les ingénieurs de Peugeot Sport et ceux de PSA afin que le savoir-faire soit partagé et qu’il bénéficie aux modèles de série. Il y a un morceau de 908 dans chaque Peugeot. »
La phrase…
La conférence de presse a été riche en petites phrases. On en retiendra deux plus particulièrement. Interrogé par Alexandre Delperier, l’animateur du jour, sur son attitude jugée plus relaxe, Franck Montagny a répondu : « Si vous conduisez pour Peugeot, vous aussi vous serez changé…. » On notera également la phrase de Sébastien Bourdais, au sujet de la délivrance ou non après sa première victoire avec la 908 à Spa : « Bien sûr, c’est toujours plaisant de gagner. Mais je ne crois pas au malédiction. Si ce doit être notre année, c’est la notre. La qualification, c’est la cerise. Maintenant, on veut le gâteau. »
Anthony Megevand