Le Mans

L’interview 4×3, part 3… (Collard, Hirschi, Goueslard)

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Troisième épisode de nos interviews 4×3 (quatre questions en trois minutes) avec Emmanuel Collard (Corvette C6.R GT2), Jonathan Hirschi (Ford GT Matech Competition) et Patrice Goueslard (Corvette C6.R Luc Alphand Aventures) (les deux premiers sont ici et ).

 

Laurent Mercier : Votre premier souvenir des 24 Heures du Mans remonte à quand ?

Emmanuel Collard : « Plus jeune, je n’y pensais pas vraiment. J’ai roulé en karting jusqu’à l’âge de 17 ans et j’étais focalisé sur la discipline. Je ne regardais même pas la Formule 1. J’y ai regardé de plus près dès que j’ai débuté ma carrière sur circuit et j’ai réellement découvert l’épreuve lorsque j’y ai participé pour la première fois ».

 

Jonathan Hirschi : « Evidemment, je regardais l’épreuve de mon petit écran dès le plus jeune âge. Au fil des éditions, mon engouement pour Le Mans a pris de l’ampleur et j’ai toujours été plus intéressé par les GT. Je jouais au jeu vidéo sur le grand circuit et maintenant je vais pouvoir y « jouer » réellement. Il y a deux ans, j’étais en Tchéquie lors d’une course en formule de promotion Renault et j’ai quasiment passé la nuit devant la télévision. »


Patrice Goueslard : « Avant débuter au Mans en 1994, je n’étais pas tenté par l’endurance et j’ai tout découvert d’un coup. Mais une fois que tu as participé, tu n’as qu’une seule envie : revenir ! »


Quel est le meilleur moment de la semaine et le pire ?

Emmanuel Collard : « Le départ est quelque chose de fantastique car la semaine est longue et tu n’as qu’une envie, c’est que la course prenne son envol. Pour le pire moment, je dirai quand on vient te réveiller en pleine nuit alors que tu es en plein sommeil et que l’on vient te dire de reprendre le volant plus tôt que prévu ».

 

Jonathan Hirschi : « Le Pesage était un grand moment et je pense que la Parade des Pilotes sera la même chose. J’attends aussi le départ avec impatience. Selon moi, le pire moment serait d’abandonner dimanche à14 heures ».

 

Patrice Goueslard : « J’aime bien le samedi vers 19 heures quand la course est réellement lancée. Toute l’euphorie du début de course est retombée et les hostilités démarrent réellement. Le show des premières heures est terminé et place à la course ! Le moins bon est lorsque tu sors de la piste alors que ce n’est pas de ta faute. Être réveillé en pleine nuit d’urgence pour reprendre la piste est aussi un moment stressant ».

 

Si vous aviez la possibilité de rouler au Mans dans une auto de votre choix, ce serait laquelle et pourquoi ?

Emmanuel Collard : « Un prototype, c’est certain ! La Toyota GT One m’a laissé un grand souvenir car elle avait un look hors du commun et on pouvait la comparer à une Formule 1 carrossée ».

 

Jonathan Hirschi : « La Toyota GT One… Elle se démarquait de toutes les autres. Elle avait un look incroyable et tous les pilotes qui roulaient sur l’auto étaient vraiment des top pilotes ».

 

Patrice Goueslard : « Ce serait forcément une auto avec un toit, comme la Bentley EXP Speed 8, la Peugeot 908 ou la Toyota GT One. Ces autos pouvaient gagner Le Mans et elles se distinguaient toutes par un look extraordinaire ».

 

Comment voyez-vous Le Mans dans dix ans ?

Emmanuel Collard : « Les nouvelles technologies auront pris de l’ampleur et je pense que les autos auront bien progressé. J’espère que le circuit sera identique à celui que l’on connaît actuellement. La sécurité y est bonne avec les chicanes et des bacs de dégagement de plus en plus présent ».

 

Jonathan Hirschi : « J’espère qu’il y aura toujours une catégorie essence thermique en GT1 et en protos. Pour le reste, une catégorie hybride prototype et GT serait bien ».

 

Patrice Goueslard : « Les voitures hybrides seront sur le devant. Pour le reste, tous les ans on perd un peu quelque chose et il faut garder une bonne convivialité. Le Mans n’est pas la Formule 1 et il ne faut pas oublier que si l’on remonte quelques années en arrière, les privés étaient bien plus présents que les constructeurs. Les privés faisaient le gros du plateau ».

 

Propos recueillis par Laurent Mercier

 

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