Nous vous avons à plusieurs occasions proposé de passer une journée avec un team. La dernière fois, c’était avec Peugeot, sous un beau soleil d’hiver au Castellet. Si une 908 HDi FAP était de nouveau présente, c’est au cas du OAK Racing que nous nous sommes intéressés mardi et mercredi. Direction Magny-Cours et un climat printanier… pense-t-on !
Après six heures de route, l’arrivée dans la Nièvre est plutôt agréable : il fait chaud à en tomber le pull ! Première étape par les ateliers, avec un rapide bonjour et une première discussion passionnée en compagnie de Matthieu Lahaye, Guillaume Moreau et Richard Hein. Ce dernier est justement en train de s’occuper du baquet de… Guillaume ! Les « anciens » sont au petit soin des « jeunots ». Le monde à l’envers. Il faut faire quelques petits kilomètres pour passer aux choses sérieuses : la piste. Au programme de ces deux jours d’essais, le premier roulage de Jan Charouz à bord de la Pescarolo-Judd n°35, quelques évolutions à tester sur la n°24, à bord de laquelle Jean-François Yvon reprendra ses marques. Il est 17 heures lorsque la session débute. Au plutôt, devait débuter : la pluie a subitement fait apparition et c’est un bon orage qui s’abat sur le circuit. Ce n’est que partie remise, alors que dans le stand voisin, Peugeot se rode avec une lionne confiée à Franck Montagny (voir ici).
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La pluie s’arrête… Après un petit shooting photo au programme des pilotes de la n°35, la n°24 est prête à entrer dans la danse. Mais au moment où Richard Hein s’installe, les gouttes retombent ! Richard nous confiera qu’il a roulé une fois sur le sec à Magny-Cours lors des… trois dernières années. Cela lui vaut le surnom de « Sorcier de la pluie » paraît-il ! Il prendra finalement la piste, histoire de commencer à faire un peu de développement. Nous vous en reparlerons. Mais le revêtement est décidemment trop humide, et après un out-in de Guillaume Moreau, l’équipe décide de rester au box. Pas la peine de prendre de risque et d’envoyer Jan Charouz découvrir sa nouvelle monture dans de telles conditions ! Le pilote tchèque en est quitte pour répondre à mes questions. Les pizzas, elles, resteront majoritairement dans les cartons…
Puisqu’on ne roule pas, on dîne. Et à vrai dire, pour un journaliste, la soirée est ma foi tout aussi agréable. Surtout que, chez OAK Racing, les bons clients ne manquent pas. Drapeau vert pour une partie de franche rigolade, avec Richard Hein en chef d’orchestre. Richard n’est pas le plus connu des pilotes OAK et c’est bien dommage. Sa passion ne fait pas de doute : elle enflamme à chaque fois ses discours. Et niveau orateur, le Monégasque est une référence ! Mais ses anecdotes (le têtard sur le saute-vent vaut son pesant d’or), plus vraies que nature, s’alternent régulièrement avec des débats intéressants. Richard, le gentleman-driver au sens noble du terme, c’est de quoi il parle. C’est agréable. La cohésion avec les jeunes est bien présente, tout autant qu’avec François Sicard ou encore Jean-François Yvon et Jacques Nicolet, qui nous rejoint en provenance directe de Paris. Mine de rien, il se fait tard… Rendez-vous demain matin.
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Le soleil (ou presque) est de retour mercredi matin. Cette fois, ça va rouler : Les photos sont ici. Après quelques tours de Richard Hein sur la n°24, Jean-François Yvon s’installe dans le baquet. Dans la n°35, Matthieu Lahaye se remet dans le bain : il a fait le début de la saison sur la voiture sœur et deux autos, bien qu’identiques, ne sont jamais parfaitement pareilles. Le Breton n’est pas dépaysé pour autant. C’est au tour de Jan Charouz de prendre le volant. Quelques tours sur du séchant, puis on passe les slicks. Le Tchèque mord les vibreurs et le sourire ne tarde pas à s’afficher sur le visage d’un garçon pourtant plutôt timide. Les premiers commentaires… sont sans commentaire ! La Pescarolo l’impressionne, plus que la Lola-Aston Martin qu’il pilotait en 2009. Voilà qui ne peut que combler l’équipe technique.
Pendant que Jan roule, c’est l’heure de l’interview avec Richard, et notamment d’une intéressante discussion sur le marché asiatique. A découvrir d’ici peu. Entre deux stints et quelques photos, petit dialogue avec Franck Montagny, rejoint en ce mercredi par Nicolas Minassian. Absent des 1000km de Spa suite à une blessure aux côtes, le Marseillais reprend du service. Et vu sa forme, il est en forme ! On finira, forcément, par parler ballon rond plutôt que de quatre roues…
Alors que Jacques Nicolet est en piste et que les pilotes de la n°35 règlent les derniers détails avec Stand 21, la matinée se conclut par un court entretien avec Jan Charouz, avant un questions-réponses plus long avec François Sicard. Le discours du team manager résume bien l’atmosphère qui plane au sein du OAK Racing : ambiance studieuse, entre sérénité, travail et bonne humeur. Le quotidien d’une vie en rose…
Le team est ambitieux et il ne le cache pas. HPD ? Même pas peur serait-on tenté de dire. Ce serait réducteur tant l’écurie a les pieds sur terre. Elle sait, aussi, qu’elle a d’un côté un excellent package, avec un châssis Pescarolo qui fait merveille. Mais la concurrence est rude, et le V8 Acura plutôt puissant. Pas très loin, Judd travaille, avec l’ingénieur Steve et sa fidèle tasse à café qui a dû en voir des circuits ! Comme toujours, on fini par évoquer 2011… et l’Intercontinental Le Mans, avec une bonne nouvelle à la clé. Soyez patients…
Pause déjeuner puis shooting-photo pour les « anciens ». Richard Hein remet sa combinaison pour accompagner ses partenaires… et la pluie refait son apparition. On mettra cela sur le dos du hasard ! Le temps passe et il est l’heure. Car pendant que les Pescarolo roulent, le travail n’attend pas. La route non plus. Direction le Lédenon pour quelques surprises que Endurance-Info vous présentera dans quelques jours.
Anthony Megevand
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