Au tour de Aston Martin Racing de confirmer ses pilotes pour les 24 Heures du Mans. Comme aux 12 Heures de Sebring et aux 8 Heures du Castellet, Adrian Fernandez, Stefan Mücke et Harold Primat se partageront la Lola-Aston n°007. La voiture sœur, la n°009, sera confiée à Darren Turner, Juan Barazi et Sam Hancock. Troisième des 12 Heures de Sebring et deuxième des 8 Heures du Castellet, le trio Mucke/Fernandez/Primat évoluera donc à bord de l’auto de pointe. Si Turner est un habitué de la firme britannique – il est pilote officiel depuis 2005 – il sera épaulé par deux nouveaux, Sam Hancock et Juan Barazi.
Le premier nommé, âgé de 30 ans, a débuté par le karting avant de faire ses gammes en monoplace, que ce soit en Vauxhall Junior ou Formula Palmer (7e en 1999). Il a ensuite traversé l’Atlantique pour rouler en barber Dodge Pro Series. De retour en Europe, il a fait ses premiers pas en prototype, avec une Lola du Kremer Racing en 2001. C’est ensuite qu’il a découvert Le Mans, en 2002 avec JMB. D’Endurance, il fut de nouveau question au cours des années suivantes, chez Courage, en 2004 (Champion Le Mans Series LMP2 avec Alexander Frei) et 2006, ou encore Lola (Binnie, Intersport) et Zytek (Jota). Plus récemment, on l’avait vu en Radical Series, Porsche Carrera Cup britannique ou VdeV.
« C’est incroyable de piloter pour Aston Martin » confie-t-il. « Etre un pilote britannique représentant ce qui est l’une des plus grandes marques au monde et dans l’une des plus grandes courses de l’année, est un réel honneur et un privilège. Je suis heureux d’avoir cette opportunité de travailler avec un team de classe mondiale. »
A 42 ans, Juan Barazi est devenu un habitué de l’endurance depuis 2005, année où il avait défendu les couleurs de Kruse Motorsport. Il avait également découvert Le Mans avec Intersport. Le Danois a ensuite majoritairement couru chez Barazi-Epsilon, avec le titre Le Mans Series LMP2 à la clé en 2006. Il a roulé avec ce team jusqu’en 2009, décrochant notamment deux victoires avec la Zytek en 2007. Ce sera sa quatrième paritipation au double tour d’horloge sarthois.
« J’ai fait des tests avec Harold et Sam, et c’est réellement un honneur de piloter pour Aston Martin et tout l’histoire qui va avec » précise-t-il. « Je vais donner mon meilleur et je suis me suis familiarisé avec l’auto en Espagne. C’est une voiture si belle à conduire : elle est incroyablement rapide et confortable, ce qui aide pour les longs relais. Je suis également content de travailler avec un team qui a autant d’expérience. »
Pour George Howard-Chappell, Aston Martin Racing « a de nouveau des équipages solides. La mayonnaise a bien pris au sein du team, qui a emmagasiné de l’expérience avec cette auto. Nous avons aussi Darren, qui a disputé chaque Le Mans avec AMR depuis que la structure a été formée. Nous nous sentirons à domicile avec cette voiture sur ce circuit. »
Après une quatrième place l’an dernier, il paraît toutefois difficile de voir Aston Martin Racing améliorer sa performance face à trois Audi et quatre Peugeot. Ce d’autant plus que la Lola-Aston Martin de Signature, les Lola/Rebellion et la ORECA-AIM tenteront d’être le meilleur prototype essence en juin prochain.
Citations issues du communiqué du team,
Anthony Megevand