Le Mans

Tom Kristensen : Le compte à rebours, part 11. Spa, Le Mans…

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Dans quatre semaines demain sera donné le départ de l’édition 2010 des 24 Heures du Mans. Comme chaque semaine, Tom Kristensen délivre sa chronique, son compte à rebours des 24 Heures. Nous en sommes déjà à sa onzième chronique…

 

Claude Foubert

 

“Les 1000 km de Spa-Francorchamps le week-end dernier nous ont donné un petit avant-goût du Mans. Je suis à peu près sûr que les voitures de Audi et de Peugeot seront sur un même pied d’égalité en juin et que les spectateurs peuvent s’attendre à un duel extrêmement passionnant.

 

Bien sûr, nous avons été un peu déçus de ne pas gagner la course à Spa. Juste avant la fin de la course, nous avons opté pour des intermédiaires. Malheureusement, la pluie a cessé trop tôt et ainsi nous avons perdu la deuxième place deux tours seulement avant l’arrivée sur une piste qui séchait rapidement. Cependant, qui ne risque rien n’a rien – nous sommes tout simplement de vrais compétiteurs.

 

Comme prévu, le test en conditions de course à Spa nous a fourni beaucoup d’indications pprécieuses. Notre R15 TDI courait en configuration Le Mans, ce qui veut dire avec relativement peu d’appui aéro. C’est pourquoi nous avons pedru beaucoup de temps dans les virages, particulièrement dans le secteur 2, et spécialement sous la pluie. Cependant, à l’accélération et en ligne droite nous étions rapides – et c’est vraiment important au Mans.

 

Les rapides changements de météo que nous avons eus à Spa peuvent survenir au Mans tout aussi bien. On doit être préparé à tout pour ces courses-là : une pluie battante comme celle que nous avons eue lors de notre première vctoire avec le moteur TFSI en 2001, une chaleur accablante en 2002 ou des conditions météo changeantes comme lors de notre victoire -la dernière à ce jour- au Mans en 2008, quand nous avions fait exactement les bons choix de pneus et de stratégie au bon moment et que nous avions donc réussi à battre les Peugeot qui étaient plus rapides cette année-là.

 

Mais même avec une météo stable, nous devons être préparés à des situations diverses. La piste change constamment durant la course, non seulement à cause des températures mais parce que à chaque tour, il y a davantage de gomme sur le tarmarc, ce qui modifie les conditions d’adhérence. Nous devons prendre cela en compte lorsque nous réglons la voiture avec le ressenti des trois pilotes. Parce que nous ne sommes pas autorisés à faire de modifications majeures sur la voiture, nous devons nous présenter avec le meilleur compromis possible pour les 24 heures. C’est pourquoi nous acceptons même de perdre un peu temps en début de course -par exemple, avec une voiture qui tend à avoir un peu de sous-virage mais qui s’améliore au fur et à mesure de la course, en montant des pneus plus tendres et en adoptant une balance différente pour la nuit. C’est une des raisons pour lesquelles Le Mans est un vrai suspense : même si une voiture domine en début de course, cela ne veut pas dire que cela continuera tout au long des 24 heures.

 

En tant que pilote, on doit également s’adapter aux différentes conditions de luminosité : le soleil, le crépuscule, la nuit noire et le soleil levant le dimanche matin qui vous aveugle en partie. Nous utilisons plusieurs visières et tear-offs sur nos casques pour essayer de conserver une vision 20/20.

 

Naturellement la nuit est particulièrement fascinante au Mans. La sensation de vitesse est totalement différente quand il fait nuit. Tout semble aller encore plus vite qu’à la lumière du jour. Cela fait monter encore plus d’adrénaline et ça accélère le rythme cardiaque. Pensez seulement aux virages Porsche aveugles que nous prenons à plus de 240 kmh.

 

De bons phares sont très importants pour nous la nuit. L’année dernière, moi et les autres pilotes n’étions pas entièrement contents des phares de notre R15 TDI. Les ingénieurs de Audi Sport ont écouté nos souhaits et ont doté la T15 plus d’un phare supplémentaire de chaque côté – et ce qu’ils nous ont donné, ce sont des phares LED comme ceux que nous avions déjà utilisés sur l’Audi R8 et qu’on trouvera de plus en plus sur les voitures Audi de série à l’avenir.

 

Ceci est un bon exemple du lien au Mans entre le côté production de la firme et le sport automobile. La course du Mans est un test très spécial, dans des conditions extrêmes pour les phares LED. Les ingénieurs chargés du développement des Audi de série sont impatients de recueillir nos impressions, qui ont été extrêmement positives après le test de 30 heures au Castellet. L’éclairage est fantastique, bien axé sur les points de corde, et les phares LED sont également spectaculaires vus de l’extérieur.

 

C’est pourquoi la décision a été prise d’utiliser également ce nouveau type de technologie au Mans – nous voulons nous servir de tout avantage, même s’il est petit, que nous puissions avoir comparé à Peugeot et aux autres teams.”

 

Bien à vous,
Tom Kristensen

 

Traduit du communiqué Audi Motorsport,
Claude Foubert

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