En arrivant à Silverstone pour le coup d’envoi de l’European Le Mans Series, Pegasus Racing pouvait compter sur un bon résultat avec sa Morgan LM P2 partagée par Léo Roussel, David Cheng et Jonathan Coleman. Qualifiée au 7ème rang, la Morgan du team strasbourgeois n’a guère connu de réussite en course avec un accrochage dès le premier tour pour le Britannique, obligé de partir dans l’herbe synthétique glissante.
Deux réparations assez longues n’ont pas permis au trio d’être classé, mais Julien Schell se montre plutôt satisfait de le prestation globale de son équipe : « Malgré l’accident qui nous a ruiné notre course, c’est une bonne entrée en matière. Le gros point positif reste la performance des pilotes. Jono s’est rapidement mis dans le bon rythme. On connaissait déjà la pointe de vitesse de Léo et David a dû composer avec la découverte du circuit anglais. »
En passant de Dunlop à Michelin, la grosse inconnue restait les pneumatiques : « Nous ne savions pas trop où nous en étions avec les pneus mais les gommes Michelin se sont bien comportées dès l’entame du meeting. Les mêmes gommes ont tenu quasiment deux heures en essais sans le moindre souci. Ils sont aussi costauds en termes de crevaison. On peut travailler sur la performance même si nous ne sommes pas encore calés sur le jus du pneu. »
« Pour nous, le seul couac du week-end a été l’accrochage du départ » poursuit Julien Schell. « Nous avions décidé de garder Léo pour la fin de course. Jono est un pilote plutôt safe au départ et il était au mauvais endroit au mauvais moment. C’est la moquette synthétique qui a fait le mal. Après la réparation, Léo a montré qu’il pouvait suivre le rythme des leaders. Si en 2014 nous étions là pour faire de la figuration, ce n’est plus le cas cette année où l’objectif est d’être régulièrement dans le quinté de tête. »
A Imola, Pegasus Racing devrait aligner un équipage identique. Pour ce qui est des 24 Heures du Mans, David Cheng et Léo Roussel seront épaulés par l’expérimenté Ho-Pin Tung. « Sur la constance, nous avons un bon coup à jouer au Mans » tient à préciser Julien Schell. « Nos trois pilotes sont costauds. On ne va pas au Mans comme l’année passée où tout s’était finalisé au dernier moment. »
Pegasus Racing dispose d’un second châssis Morgan qui devrait rouler d’ici la fin de l’année : « Nous avons fait rouler l’auto à Magny-Cours lors des essais VdeV Endurance Series. Stéphane Raffin et Rémy Striebig s’entraînent sur la deuxième Morgan pour acquérir de l’expérience. La piste asiatique reste plus que jamais à l’étude. » Pour le futur, Pegasus Racing attend d’en savoir plus sur la nouvelle réglementation LM P2 sachant que l’idée est de passer à une auto fermée dès que possible…


