C’est par une séance bien matinale (7h15, heure locale) que les concurrents de l’American Le Mans Series ont entamé les essais libres à Long Beach. Après la Floride et les bosses de Sebring, c’est donc un changement d’univers : place à la côte ouest et les rues californiennes. Cette première session, elle était relativement attendue puisqu’il s’agissait de la première disputée avec une seule catégorie pour les protos, LMP1 et LMP2 étant réunis. Les chronos sont ici.
Dominée par la Lola-Aston Martin officielle, cette séance de deux heures a été marquée par de nombreuses interruptions : six au total, dont deux dans les vingt-cinq premières minutes. C’est tout d’abord la Porsche GT3 Cup n°80 du Alex Job Racing, pilotée par Luis Diaz, qui s’est retrouvée dans le mur du virage n°8. Même conséquence, mais à un endroit différent, le virage n°2, pour la Lola-AER d’Autocon. Puis alors que les 36 voitures – un record à Long Beach depuis 20 ans ! – semblaient pouvoir enchaîner les tours, c’est la GT3 Cup n°63 du Team TRG qui s’immobilisait au Turn One, avant que la Jaguar ne soit à son tour arrêtée. A vingt-cinq minutes du terme, le drapeau rouge faisait son retour par deux fois suite à des débris…
En piste, lorsque les feux verts ont pu rester allumés, la Lola-Aston Martin a continuellement dominé les débats. Il s’agissait pourtant de la toute première fois du prototype britannique à Long Beach. Primat/Diaz devancent d’une seconde la meilleure LMP2, l’Acura/Highcroft de Pagenaud/Brabham, qui ont été parmi les derniers à entrer en piste. Après des 12 Heures de Sebring décevantes, la Lola-Mazda du Dyson Racing concède moins de trois dixièmes. La Lola-Judd du Drayson Racing complète un quarté regroupé en un peu plus de deux secondes. Suivent la Lola-AER du Intersport Racing, de retour avec un nouvel arrivant au volant – Nikolas Konstant. Difficile de dire si l’équivalence P1/P2 est bien faite, même si il est vrai que l’on pouvait s’attendre à voir les P2 s’illustrer.
Du côté du LMPC, on est à l’affût. Auteur du meilleur temps de la catégorie, le Team Gunnar a réussi à précéder la Porsche RS Spyder du Team Cytosport ! Idem pour Johnny Mowlem, qui se positionne au deuxième rang, tandis Level 5 place pour sa part ses deux Formula Le Mans dans le Top 5 de la classe, avec Christophe Bouchut et Ryan Huner-Reay. Entre les deux pilotes s’est intercalée la FLM du Genoa Racing.
En GT2, les constructeurs se sont succédés au sommet de la hiérarchie : Ferrari, via Extreme Speed, Porsche, via Falken, puis de nouveau Ferrari, via Risi Competizione, et enfin Corvette. C’est Jan Magnussen qui a eu le dernier mot, pour seulement huit millièmes. Preuve que la catégorie est relevée, ils sont neuf en seulement une seconde ! Derrière la C6.R, on trouve la meilleure Ferrari, celle de Jaime Melo, puis une autre F430, celle de Extreme Speed confiée à Scott Sharp et la Porsche la plus rapide, celle de Pat Long. Cinquième, la première BMW, la n°92 de Bill Auberlen, pointe à une près de trois dixièmes, soit 22 centièmes devant la voiture sœur, la n°90 de Joey Hand. Septième devant la seconde C6.R, la Porsche du Team Falken s’affirme comme un outsider à ne pas négliger. Dixième, la Ford/Robertston est décrochée à deux secondes. Et que dire de la Jaguar, reléguée à plus de cinq secondes…
C’est une figure bien connue de l’ALMS qui a bouclé le tour le plus rapide en GTC… le Black Swan Racing. Annoncée en GT2, l’équipe de Tim Pappas s’est finalement alignée avec une GT3 Cup, avec Jeroen Bleekemolen au volant. Le pilote hollandais a dominé la Porsche n°23 du Alex Job Racing de plus de huit dixièmes.
Anthony Megevand