Ceux qui suivent avec assiduité le SUPER GT savent que les courses sont viriles mais propres. Plusieurs raisons à cela : des teams suivis de près par les constructeurs, des pilotes GT 500 tous professionnels, un respect mutuel entre les équipes. Vu de France, le SUPER GT peut être vu comme un simple championnat GT comme on en connaît en Europe. Sauf que la réalité est bien différente avec des GT500 aussi complexes que des LMP les plus pointues. Le mix GT500/GT300 se passe souvent sans encombre malgré une quarantaine d’autos en piste. L’organisateur se doit tout de même de veiller au grain.
Bien avant la Formule 1, le SUPER GT a mis en place un permis à points pour éviter au maximum les problèmes en piste. Juste pour rappeler les choses, une LM P1 tourne à Fuji en 1.26mn, une GT500 en 1.28mn, une LM P2 en 1.32mn, une GT3 en 1.37mn et une GTE en 1.39mn. Le SUPER GT est donc une série pour le moins rapide.
Le championnat GT japonais a mis en place un code de bonne conduite nommé “Moral Hazard”. Toute activité moralement dangereuse qui viole les intérêts sociaux à son propre bénéfice est répréhensible.
Contrairement aux Etats-Unis où on manie le “full course yellow” aussi souvent que possible, les Japonais veulent un minimum d’interruptions, des courses attractives, de belles batailles pour les spectateurs et un maximum de sécurité pour les pilotes et le public (tout ceci est dans le code de bonne conduite). Si le léger contact peut être toléré, les manoeuvres agressives sont bien entendu interdites, comme partout dans le monde. Pour l’anecdote, un pilote ne peut protester oralement envers un autre pilote que si le directeur d’équipe du contestataire est présent. De plus, l’organisateur recommande aux pilotes de GT500 de faire preuve de professionnalisme afin de tout faire pour éviter les contacts avec les GT300.
2 points : tête à queue d’une auto de la même catégorie qui est dans le même tour après un contact.
3 points : Faciliter un tête à queue d’une auto de la même catégorie ou pas mais qui est dans un tour différent.
3 points : tête à queue sous drapeau jaune
3 points : tête à queue sous drapeau rouge
1 à 3 points : violation des règles de sécurité
4 à 10 points : représailles en piste
2 à 5 points : drapeau bleu ignoré
Les points sont accumulés pour 12 mois.
Les sanctions établies sont claires :
4 points : suspension des essais libres durant 1 heure lors de l’évènement suivant
6 points : suspension de la séance d’essais libres lors de l’évènement suivant
8 points : suspension de la séance qualificative lors de l’évènement suivant
10 points : suspension de la course suivante
Les teams peuvent eux aussi être pénalisés de 20 000 yen par point. A noter qu’aucune protestation n’est possible sur une quelconque décision.
A quand la même chose en Europe…
