Les représentants de l’ACO, de la FIA et de l’IMSA ont poursuivi à Daytona les discussions sur la règlementation LM P2 qui entrera en vigueur à l’horizon 2017.
Sportscar365 s’est entretenu avec Vincent Beaumesnil à propos de ce futur rulebook.
Vincent Beaumesnil : « Le premier meeting en septembre a été un peu décevant. Personne n’était vraiment prêt à s’engager. Nous avons travaillé sur des options que nous pouvons partager aujourd’hui. Donc, l’objectif est de quitter la salle de réunion après avoir une discussion sur les vraies options qui sont sur la table, de recueillir les opinions des constructeurs et de pouvoir prendre ensuite une décision. »
L’un des points sensibles de discussion est la différence de philosophie entre l’ACO et l’IMSA, l’ACO voyant le LMP2 comme une catégorie réservée aux privés et l’IMSA souhaitant voir les constructeurs s’engager dans cette catégorie, avec une carrosserie portant bien référence à la marque, un peu comme les Corvette DP actuelles.
Vincent Beaumesnil pense qu’un compromis pourrait être trouvé, avec la même base en grande partie pour le TUSC, la FIA WEC, l’ELMS et l’AsLMS.
Vincent Beaumesnil : « Notre espoir à l’ACO est d’établir un ensemble de règles acceptées par tout le monde avec quelques exceptions qui iraient dans le sens des objectifs de la course automobile américaine qui, c’est certain, sont un peu différents des nôtres, parce que nous voulons des équipes privées et qu’ils souhaitent un mix de privés et de constructeurs.
Le signe encourageant, c’est que nous partageons le même point de vue sue le type de performances que nous voulons, le type d’objectifs en matière de coûts que nous voulons atteindre. Nous avons fixé plusieurs objectifs et nous en sommes d’accord. Ce sont des signaux positifs. Cependant, il est encore trop tôt.”
A propos des coûts, il ne s’agit pas tellement du prix d’une nouvelle voiture, mais du coût d’une saison.
« Nous pensons que la réduction des coûts ne passe pas nécessairement par la réduction du prix de vente d’une nouvelle voiture. C’est davantage le budget requis pour la saison entière. Dans cette optique, on peut jouer sur plusieurs paramètres.
Nous voulons des moteurs plus solides avec une durée de vie plus longue. C’est possible d’y parvenir, même avec davantage de puissance et de performances. Alors, on peut jouer la stabilité des coûts grâce à la règlementation, en gérant les évolutions potentielles des voitures, avec moins de personnel et de frais de maintenance. Si on veut baisser les coûts, on ne peut pas appuyer sur un seul bouton. On doit appuyer sur beaucoup de boutons différents. C’est comme ça qu’on veut y parvenir. »
La puissance supplémentaire envisagée pour les LM P2 est d’environ 60 chevaux, ce qui permettrait de baisser les temps au tour de trois secondes au Mans. Vincent Beaumesnil a expliqué que c’était possible à cause des performances accrues des LM P1, alors qu’il est aussi envisagé une amélioration des performances pour les GTE en 2016.
Du côté des USA, Riley Technologies et Coyote Cars (constructeur actuel des Corvette DP Action Express et VisitFlorida.com) seraient prêts à s’engager sur la plate-forme 2017 des LMP2, alors qu’au Japon Dome est par ailleurs déjà impliqué en LMP2 avec la Strakka-Dome.
Vincent Beaumesnil : « C’est très important. Au cours de cette réunion, nous devons définir les règles que nous suivrons pour les prochaines étapes. Les Présidents de l’IMSA et de l’ACO veulent réussir. C’est un signal positif. Que ce soit la FIA, l’ACO et l’IMSA, nous avons désormais cet objectif. Il est absolument certain que nous voulons y parvenir. La prochaine étape ce sera de déterminer quelle options nous prenons et ce que pensent les constructeurs de ces options. Nous verrons ensuite. »
Un premier jet de la nouvelle règlementation devrait être défini pour le mois de juin mondial, en temps voulu pour la réunion du Conseil Mondial du Sport Automobile, la réglementation définitive devant être finalisée avant la fin de l’année 2015.