Après une saison passée en Championnat du Monde d’Endurance de la FIA chez IMSA Performance Matmut, Jean-Karl Vernay a pris la direction de l’Asie pour rejoindre le très relevé SUPER GT dans la catégorie GT500 sur la Honda NSX Concept-GT du Dome Weider Modulo Racing. Remplacé après trois meetings par Fred Mako, le Lyonnais a rebondi il y a peu en GT Asia Series sur la Bentley Continental GT3 du Absolute Racing en roulant à Shanghai puis dans les rues de Macau. De quoi se familiariser avec une nouvelle auto avant pourquoi pas un programme complet avec la marque britannique en 2015…
Deuxième du Grand Prix de Macau en 2009 avec le record de la piste à la clé, « JK » a troqué sa F3 Euroseries pour une Bentley bien plus imposante pour une course urbaine : « Malheureusement, nous n’avons pas eu de chance en terminant tout de même dans le top 10. C’est la première fois qu’une Bentley roulait à Macau et nous savions qu’il serait compliqué d’aller titiller les Audi et Mercedes. La Continental GT3 est plus imposante que la concurrence et le tracé de Macau demande beaucoup d’habitude. Lors de la première séance d’essais, mon coéquipier a connu une crevaison. Dans la suivante, le bon set-up a été compliqué à trouver. De plus, le temps de roulage est assez court. Nous sommes partis de la 12ème place, ce qui est loin sur un tracé urbain. Malgré tout, cela reste une bonne expérience avec une bonne progression durant le week-end. Pour briller à Macau, il faut un minimum de chance. »
Fondé en 2010 par Fabien Fior et Ingo Matter, le team basé à Zhuhai a fait l’acquisition d’une Bentley Continental GT3 à la rentrée. Pour les débuts de l’auto sur le continent asiatique, Jean-Karl Vernay et Gilles Vannelet sont montés sur le podium. « Le GT Asia Series est un championnat encore méconnu en Europe » poursuit l’ancien pensionnaire Red Bull. « Ce n’est pas pour autant qu’il faut le sous-estimer. Le niveau est bon avec des équipages qui font dans le Pro-Am. Absolute Racing est un team très professionnel, aussi bien sur le plan de l’image que de l’engineering. On discute ensemble pour voir ce que l’on pourrait faire à l’avenir ensemble. »
C’est donc un équipage 100% lyonnais qui a roulé à Shanghai : « On cherchait un bon pilote B et le choix de Gilles s’est vite imposé. Il s’est très vite adapté avec un très bon job en piste. On aurait pu gagner la course 2 sans un souci de démarreur. »
Pour 2015, rien n’est encore finalisé avec plusieurs pistes à l’étude : « Je travaille pour 2015 et il n’est pas exclu de me revoir en Europe. Il y a aussi le Japon où j’ai un goût d’inachevé. J’estime avoir fait le job chez Honda dans un championnat fantastique que je découvrais. Les courses avec Bentley m’ont fait du bien après plusieurs mois sans roulage. »